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Histoire de l'adultère. (XVIe-XIXe siècle)
Walch Agnès
PERRIN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782262024307
Il y a la belle Angélique qui n'en pouvait plus, Perrette et ses amants, Jean dont le retour n'est pas attendu ni même souhaité, les dames galantes, les maîtresses royales; il y a monsieur de Montespan et sa calèche à cornes, des aventures sanglantes, joyeuses, terribles, tristes aussi. Les histoires d'amour finissent parfois mal, celles de l'adultère en apportent souvent la preuve. L'infidélité n'a pourtant pas été considérée ni réprimée de la même façon au cours de l'histoire. A la Cour par exemple, le roi se montre en majesté avec sa maîtresse sans craindre de scandaliser la bourgeoisie qui n'autorise aucun écart. Depuis la fin du Moyen Age, une législation sévère et inégalitaire pour la femme s'applique en effet à l'ensemble du royaume de France. Il faudra attendre la loi sur le divorce de 1884 pour que le déséquilibre sexuel s'estompe, et surtout le XXe siècle pour que la répression cesse... Mais ce que montre aussi l'historienne Agnès Walch, c'est la difficulté de nouer une relation conjugale solide lorsque les parents font pression, lorsque des problèmes d'argent surgissent ou que l'entente sexuelle ne peut être trouvée. Question posée à la condition féminine, à la conception du mariage d'amour, à la législation matrimoniale, l'inconstance conjugale parle de sexe, de passion, de haine, de provocation, de dérision, et au final fait écho à nos préoccupations contemporaines. Biographie de l'auteur Agrégée de l'Université, Agnès Walch est maître de conférences en histoire moderne à l'université d'Artois (Arras). Elle est l'auteur de plusieurs ouvrages sur l'évolution du sentiment amoureux et sur l'histoire du mariage, du XVIe au XXe siècle.
La blonde Montespan contre la brune Maintenon. L'une porte un grand nom quand l'autre est née dans une cellule de la prison de Niort. L'une, étincelante, spirituelle, ambitieuse, splendide, s'attache l'amour du Roi-Soleil et lui donne sept enfants. L'autre devient gouvernante des bâtards royaux et entre dans la vie du roi. Louis XIV, contre toute attente, délaisse la sublime Montespan pour la discrète et redoutable Maintenon, de six ans plus âgée que sa rivale, moins tempétueuse, moins belle selon les canons de l'époque, moins éclatante, moins, moins... Et alors que la première mourra oubliée de tous, l'autre épouse dans la nuit du 9 au 10 octobre 1683 le roi, autrefois volage, désormais fidèle, et dont elle partagera la vie pendant trente-deux ans. Avec une plume alerte, l'historienne Agnès Walch nous plonge dans les coulisses de la Cour de Versailles et nous restitue pour la première fois l'affrontement de deux femmes, d'abord amies intimes puis ennemies mortelles, étonnamment modernes, éprises de liberté, déterminées et courageuses. Le Grand siècle raconté du côté des femmes...
S'entraîner à la dissertation, épreuve essentielle du CAPES et de l'Agrégation d'histoire, est indispensable. Ce livre propose un accompagnement méthodique sous forme de 20 plans corrigés. Comparatifs, ils couvrent l'ensemble du programme qu'ils permettent de réviser. Les corrigés indiquent, pour chaque sujet, la démarche à suivre, les ouvrages de référence et le plan détaillé, présenté sous forme rédigée ou sous forme d'indications précises. Cet ouvrage offre aussi une bibliographie synthétique et commentée pour orienter les candidats dans leurs lectures. Les auteurs sont tous enseignants-chercheurs, habitués à la pratique de la préparation des concours et spécialistes de l'histoire des institutions à l'époque moderne.
Le colloque qui s'est tenu à l'Université d'Artois, les 20 et 21 octobre 2010, a cherché à définir, à partir d'exemples européens les plus divers et sur la longue durée, la nature du lien entre ce qui est du domaine de la vie privée et ce qui est rendu public. Il a souligné l'interdépendance entre le support médiatique et la constitution de l'individu : par le livre et l'écrit, l'homme moderne a bâti son intériorité. Il a montré que les frontières entre le public et le privé sont fluctuantes, soumises aux impératifs, comme aux aléas de la politique, des querelles religieuses et de la volonté affirmée de certains individus de s'inventer des parcours biographiques singuliers, que les exemples du chansonnier Béranger, de l'ambassadeur Esterhazy et de Proust sont venus éclairer. Il a montré que les femmes ont une approche différente de celle des hommes, peut-être parce que leur éducation les pousse à mieux respecter les normes de civilité. Mais si l'espace curial a longtemps permis une expression féminine assez libre, la Révolution les a ensuite exclusivement cantonnées dans le domaine de la vie sentimentale. La publicité donnée à des affaires sensibles - affaires de moeurs, querelles conjugales, adultères - montre que l'exposition médiatique de soi se fait par le biais du scandale. Le factum, ce mémoire judiciaire qui existe durant la période moderne et jusqu'à la fin du XIXe siècle, est avec les Mémoires, les autobiographies et les correspondances, une source privilégiée, rendant compte des nombreux procès qui ont médiatisé ces affaires intimes. Les transformations des mentalités ont changé la nature de ce qui doit demeurer caché et de ce qui peut être exposé ; elles ont fait évoluer la législation : n'oublions pas que l'amitié était au XVIe siècle ostentatoire, que l'on n'a pas hésité à étaler les anecdotes sur la vie sexuelle des rois, mais que toute transgression à l'échelle locale était sévèrement pourchassée.
Résumé : 24 heures de la vie d'une institution royale à la veille de la Révolution Entre 1772 et 1789, l'actuel hôtel de la Marine, construit par l'architecte Gabriel, était occupé par l'une des plus prestigieuses institutions de l'Etat : le Garde-Meuble de la Couronne ; vitrine du goût français, il avait été érigé pour abriter et entretenir les collections royales de mobilier, ainsi que les joyaux de la royauté. M. de Ville d'Avray, son intendant, y logeait et ses appartements n'avaient rien à envier aux plus beaux intérieurs de Versailles. Ce fastueux édifice, situé sur la place Louis XV - aujourd'hui place de la Concorde - hébergeait également celles et ceux qui en étaient les gardiens et les conservateurs. Cet ouvrage propose de partager vingt-quatre heures des hommes et des femmes, de l'intendant aux lingères, qui le faisaient vivre et qui l'occupaient. Le lecteur y découvrira le fonctionnement de l'institution, mais aussi ce qui composait le quotidien de tous ses habitants, très divers selon leur rang. Le récit enlevé et passionnant est enrichi de contextualisations sur les moeurs de l'époque, sur la vie parisienne de ceux qui travaillent et de ceux qui s'amusent, ainsi que sur les tendances et les découvertes d'un siècle si contrasté.
Loin, comme ses prédécesseurs, de décrire la bataille telle qu'elle est jugée d'en haut, à la manière de l'état-major, John Keegan la restitue par le bas, telle qu'elle est vécue par les soldats. Cette nouvelle approche de l'histoire militaire, qui va au-delà des récits factuels, révèle toute la dimension humaine du combat. Pour illustrer son propos, Keegan raconte et décortique trois batailles charnières: Azincourt (1415), Waterloo (1815) et La Somme (1916). Un livre fondateur devenu un classique servi par une nouvelle traduction.
Résumé : "Messager de paix, artisan d'union, maître de civilisation, et, avant tout, héraut de la religion du Christ et fondateur de la vie monastique en Occident, tels sont les titres qui justifient la glorification de saint Benoît, abbé" : ainsi le pape Paul VI débute-t-il son bref par lequel, en octobre 1964, il proclame ce dernier "patron principal de toute l'Europe". De Benoît de Nursie, pourtant, né vers 480 en Italie centrale, souvent représenté vêtu d'une coule noire, tenant dans une main une crosse abbatiale et dans l'autre un livre, celui de la Règle dite "de saint Benoît", nous ne savons que peu de choses. Si depuis le VIe siècle des centaines de milliers d'hommes et de femmes, moines et moniales, ont vécu et vivent encore en suivant les principes émis dans ce texte qu'il a rédigé pour guider ses disciples dans la vie monastique communautaire, s'il a réformé le monachisme occidental et fondé plusieurs monastères bénédictins dont celui du Mont-Cassin, ce personnage clé du christianisme occidental demeure une figure mal connue. Odon Hurel , puisant aux meilleures sources et démêlant mythes et réalités, retrace l'histoire de cet homme couramment qualifié de "patriarche des moines d'Occident" et s'attache avec brio à cerner l'originalité de sa Règle et du modèle bénédictin.
La guerre de sécession (1861-1865) fut la plus coûteuse en vies humaines et en pertes matériellesde toute l'Histoire des Etats-Unis. Ce furent quatre années de batailles sauvages, avec 2 800 000combattants, qui firent quelque 628 000 morts et des centaines de milliers de blessés, sur une population de 35 millions d'habitants. Elle fut aussi l'une des guerres les plus intenses et les plus compliquées de tous les temps, atteignant un degré de brutalité mécanique préfigurant les horreurs de la Première guerre mondiale, cinquante ans plus tard, avec des batailles très brèves et meurtrières, les camps de prisonniers, les premières tranchées... De nouveaux moyens de combat (cuirassé, sous-marin, fusil à répétition, télégraphe, voies ferrées) furent utilisés. Pourtant, nous dit l'auteur « Si la Première guerre mondiale était inutile et cruelle, la guerre de sécession fut tout aussi meurtrière, mais elle ne fut pas inutile »: de là naquit l'Amérique moderne. Avec cette nouvelle histoire à la fois très documentée et très claire, Keegan nous livre aussi une vision passionnante de l'Amérique au milieu du XIXe siècle. Il remet à juste titre en question beaucoup d'idées reçues telles que: Etats du Sud peuplés de propriétaires d'esclaves, vision hollywoodienne de la vie des Sudistes (riches planteurs et non masse de blancs pauvres et sans esclaves), guerre longuement préparée,soldats bien entraînés... Il nous explique aussi l'impact de cette longue guerre sur la situation économique, la psychologie et l'évolution des comportements, en particulier pour les femmes dont le rôle très important modifia le statut et la perception qu'elles avaient d'elles-mêmes, dans le Sud comme dans le Nord.
Résumé : L'issue de la première guerre mondiale est connue de tous et pourtant, en avançant avec les doutes, les peurs et les tâtonnements des contemporains, Jean-Yves Le Naour relate une année à suspens. Il ravive de sa plume romancée le cours d'une année cahotique qui conduit à l'étrange victoire des Alliés. Au printemps 1918, par trois fois ? en mars, avril et mai ?, Français et Britanniques ont le sentiment de frôler la défaite. On a l'impression de rejouer septembre 1914 ! On se bat sur la Marne et Paris, bombardé, est en proie à la panique. De tous côtés, les fronts se resserrent : depuis mars 1918, la paix signée avec la Russie bolchevique libère 1 million de soldats allemands sur l'ouest. Une course contre la montre s'engage avec un unique objectif : tenir. En 1918, rien n'était écrit et l'Allemagne pouvait encore l'emporter ! Fidèle aux précédents volumes, ce dernier opus dévoile les coulisses politiques et la cuisine des états-majors en s'appuyant sur des sources inédites : les rivalités entre Pétain, Foch et le Britannique Douglas Haig, les guerres d'ego qui ont paralysé la situation au point de compromettre la défense nationale. Fait nouveau, par rapport à 1914-1917, les militaires sont désormais sous la coupe de Clemenceau et de Lloyd George. "Le Tigre" caresse même le rêve de prendre lui-même le commandement unique du front occidental avant de le faire déléguer à Foch qui déclenche l'offensive finale qui jettera à bas les EMpires centraux. Passant d'un front à l'autre, Jean-Yves Le Naour nous entraîne jusqu'à la victoire en trompe l'oeil, la joie de la paix étant lourde des guerres futures.