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Un chant de pierre
Banks Iain M. ; Homassel Anne-Sylvie ; Coché Frédé
OEIL D OR
17,00 €
Épuisé
EAN :9782913661752
L'hiver a toujours été ma saison favorite. Sommes-nous déjà en hiver ? Je ne sais pas. Il existe une définition technique qui repose sur les calendriers et la position du soleil, mais je crois que lorsque les saisons s'écoulent et changent inexorablement, on s'en rend compte, tout simplement ; je crois que l'animal en nous perçoit l'odeur de l'hiver. Sans égard pour le cadre imposé de notre chronologie, l'hiver est une calamité infligée à notre moitié du monde, que le ciel froid, de plus en plus froid et le soleil bas, de plus en plus bas, extraient de la terre ; quelque chose qui pénètre l'âme et rentre dans l'esprit par le nez, entre les dents, franchit la barrière poreuse de la peau. Conte cruel à l'élégance fabuleuse, Un chant de pierre nous décrit une guerre improbable, interminable, aux causes devenues secondaires, qui ravage un pays de landes et de forêts. Convoquant les échos du Rivage des Syrtes, du Désert des Tartares et du roman gothique, Iain Banks nous offre ici un texte noir, magnifiquement écrit, ou la glaise, la terre et le sang se mêlent à l'or des mots.
Au plus profond de l'espace interstellaire, loin des volumes ordinairement fréquentés par la Culture, vient de surgir une Excession, objet extraordinaire qui semble défier toutes les lois connues de la physique, déborder la raison, et provenir d'un univers supérieur, transcendant. La Culture, cette société galactique, décentralisée, hédoniste, altruiste, cynique, anarchiste, prodigieusement riche et efficace - composée d'humains et autres intelligences biologiques, mais aussi et peut-être surtout d'Intelligences Artificielles - ne peut ignorer ce défi. D'autant qu'une espèce cruelle et belliqueuse, les Affronteurs, tente de profiter de la situation.Excession est le quatrième volet du cycle de la Culture dont les trois précédents, Une forme de guerre, L'Homme des jeux et L'Usage des armes ont été publiés dans la même collection.
Ce cinquième volume serait le dernier (?) du cycle de la "Culture" de Iain M. Banks. Une fois de plus la Culture, société hédoniste, libertaire et anarchiste vieille de 9 000 ans et gérée par les intelligences artificielles, va être mise à l'épreuve par son créateur qui a l'habitude de la confronter avec l'étranger pour toujours analyser son rôle et son identité. Puissance colonisatrice d'un genre intellectuel (persuadée d'être le modèle social parfait, la Culture pratique chez les autres une forme d'ingérence éthique) est secrètement et indirectement menacée, voire mise en perspective via cette fois un personnage de musicien, métaphore double de la marge sociale et de l'art, lequel est un des piliers de la société culturienne. Le compositeur, Chelgrien émigré Mahrai Ziller, et le concert qu'il doit donner se retrouvent en effet le point nodal de desseins criminels et religieux issus de sa planète d'origine. Quoique manichéenne à souhait, l'idée est excellente, puisque décalée des schémas de pensée traditionnels en littérature de genre. C'est tout le charme de Banks. Mais voilà, son traitement n'est peut-être pas à la hauteur de l'ambition& On reprochera en effet au Sens du vent, la lenteur de l'intrigue, traversée par des tunnels de dialogues, ainsi que l'usage de procédés narratifs à la limite de la "puérilité" (c'est Lorris Murail qui ose ce mot à propos de Banks dans le Guide totem de la science- fiction et la résolution de ce cinquième opus ne le contredit, hélas, guère). Alors pourquoi lire Banks ? De fait, l'intérêt est ailleurs que dans l'intrigue et on ne peut pas lui dénier un sens très fort de l'exotisme et du merveilleux, une imagination originale (la symphonie "Lumière expirante", jouée sur fond de ballet de météorites qui s'entrechoquent et s'atomisent est-elle une version galactique de "Explosante fixe" de Pierre Boulez ? L'intérêt est dans son univers (presque) original (Stéphane Manfrédo dans son La SF aux frontières de l'homme, note toutefois que Ursula Le Guin avec son cycle de l'Ekumen avait labouré le même sillon), et sa générosité d'auteur fécond en concepts inattendus. La lecture de ce volume témoigne que cet auteur prolixe s'essouffle quelque peu (on a parfois l'impression d'être dans un des dérivés de Star Wars). Croit-il encore lui-même en la Culture ? Peut-être est-ce le concept même de la société culturienne qui atteint ses limites, du moins d'un point de vue littéraire ? Partagé entre une littérature de genre, qu'il faut faire un tant soit peu gesticuler et l'examen d'enjeux sociaux, politiques, etc., Banks parvient tout juste à remplir son contrat sans frustrer le lecteur qui serait davantage en quête de réflexion et de sens qu'en images spectaculaires ou gimmicks science-fictifs. Robert Silverberg, sur l'hédonisme, l'anarchisme, l'art et leurs enjeux, s'était contenté d'écrire dans les années 70 quelques nouvelles, situées elles au niveau du citoyen lambda (à retrouver parmi son ?uvre torrentielle dans les indispensables recueils Nouvelles au fil du temps). On pensera ici que c'est sans doute une approche plus constructive. L'originalité de Banks réside donc également dans la prise de risque dont il a fait preuve en les appliquant au space opera. Espérons que cela fera de lui un stimulant pour les auteurs de demain qui, peut-être, relèveront le gant. --Francis Mizio
La fin et des moyens - en matière politique - ont toujours entretenu des rapports difficiles. La Culture, société galactique d'un futur lointain, a résolu le dilemme en séparant totalement les deux termes de l'équation ! Dans L'Usage des armes, la main droite ignore ce que fait la main gauche, à l'exception de la Présidente Sma, chargée d'assumer sans faiblesse les basses oeuvres, assurées - morale oblige -, par un service spécialisé. Lorsque des impératifs vitaux nécessitent le recours au mensonge, à la trahison ou parfois à la violence la plus extrême, la Culture confie ses intérêts aux mercenaires de "Circonstances spéciales", recrutés à cet effet. Le mérite de Banks, cependant, c'est de parvenir à mettre en scène un Space opera flamboyant, parfois complexe, qui se refuse au militarisme et s'interroge sur les notions de Bien et de Mal. L'humour n'est d'ailleurs pas absent, au fil des réflexions de robots sarcastiques ou de vaisseaux spatiaux intelligents appelés, par exemple, Canonnière diplomate ! De roman en roman (L'Homme des jeux, Une forme de guerre, Excession), Banks approfondit avec la Culture, et pour le plus grand plaisir de ses lecteurs, l'un des cycles les plus passionnants, les plus originaux et les plus ambitieux de la SF mondiale. Pour lecteur averti. --Stéphane Nicot
Traduit de l'anglais par Christiane et David Ellis. A trente-huit ans, la belle et brillante Kate Telman a atteint le niveau 3 dans la hiérarchie du Business, une firme pas tout à fait comme les autres. Régi par des régles capitalistes fort efficaces, ce vaste réseau d'intérêts financiers n'a cessé de prospérer de manière semi-occulte, depuis l'Antiquité. Quand les membres de niveau 1 décident d'acheter un petit pays de l'Himalaya afin d'obtenir un siège à l'ONU, ils proposent à Kate une mission d'ambassadrice. En même temps qu'elle tombe amoureuse du pays et de ses habitants, pour la première fois des doutes la saisissent sur Le Business.
Résumé : "Quand je suis retournée à Médéa en Algérie pour retrouver mes soeurs que je n'avais pas revues depuis 19 ans, elles m'ont demandé de raconter notre histoire. Comment raconter cette histoire que seul mon chant convoque tant elle échappe à ma compréhension ? Je chante la mort de ma soeur, morte de mort violente, depuis 1997. Un chant abstrait qui n'a de mot à prononcer tant la violence semble indicible. Je veux faire parler Médéa, petite ville isolée au milieu des montagnes, berceau des massacres de la décennie noire algérienne". Médéa Mountains fait la narration d'un drame familial qui se déroule à Nantes où Alima Hamel est née et à Médéa, la ville de ses étés, où sa mère fera le choix d'abandonner, une à une, ses cinq filles. Alima Hamel prend comme pivot cette décision maternelle qui fera basculer sa famille. Récit et chant soulèvent les montagnes de Médéa pour y déceler la trace de cette mémoire, et en filigrane, le mythe de la mère meurtrière et la décennie noire algérienne.
La Cité internationale universitaire de Paris, lieu daccueil des étudiants et chercheurs le plus important en Ile-de-France, héberge chaque année près de 12 000 résidents de plus de 140 nationalités. Si depuis sa création en 1925, elle a su sadapter aux évolutions de la société et répondre au mieux aux besoins des étudiants et des chercheurs en mobilité, elle sinterroge aujourdhui sur la nature des équipements et des services à mettre en place dans un cadre universitaire en pleine mutation. Cet ouvrage ne prétend pas apporter des réponses définitives à ces questions mais enrichir la réflexion sur lavenir des campus et leur dynamique de vie...
Froid décrit la vie d'une religieuse isolée dans un vaste bâtiment au milieu des neiges. Outre ses stratégies pour survivre au froid et à la faim, ce texte décrit l'évolution intérieure de cette femme face au monde agonisant, aux humains qu'elle croise ou dont elle se souvient, au désir semblable au péché. Enfin, entourée de rats, elle développe avec eux une étrange relation mystique. Dans Métro, le soleil a mené le monde à l'apocalypse. Des groupes survivent, depuis plusieurs générations, avec des règles strictes et de nombreux tabous. Enceinte, la narratrice cherche à assurer la survie de son enfant à naître. Elle devra se réconcilier avec son animalité afin d'échapper à la mise à mort réservée aux parturientes. Enfin, Labyrinthe ne garde que le motif de la survie, dépouillé de toute réflexion sociétale et du décor de l'apocalypse. Grâce à l'écriture épurée que permet la poésie, ne reste que le personnage tâtonnant dans le noir, faisant tout pour ne pas déjà mourir aujourd'hui
Architecte reconnu depuis vingt à trente ans, honoré, possédant une grande expérience du métier, publié dans les revues d'architecture dont vous ne lisez que les pages qui vous sont consacrées, suffisamment alimenté en commandes intéressantes, remportant de-ci de-là quelques bons concours internationaux, vous nagez dans le bonheur et la joie de vivre. Tout va bien dans votre meilleur des mondes possibles. La vie est belle et vous comble. Or un jour tout bascule. Ces trois textes de Claude Parent parlent tout autant de la figure de l'architecte que de l'architecture elle-même. Ainsi, Cuit et archi-cuit, avec une joyeuse irrévérence, présente l'architecture comme un art culinaire complexe - le bon équilibre du menu, de l'entrée au dessert, nécessitant un savoir faire digne des chefs étoilés. L'Architecture est quant à lui un long poème manifeste dédié à cette pratique un temps qualifiée de mère de tous les arts. Enfin, toujours avec humour, Le Déclin interroge les rapports de l'architecte avec son temps, le pouvoir et les modes...