Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le sens du vent
Banks Iain M.
ROBERT LAFFONT
23,50 €
Épuisé
EAN :9782221095522
Ce cinquième volume serait le dernier (?) du cycle de la "Culture" de Iain M. Banks. Une fois de plus la Culture, société hédoniste, libertaire et anarchiste vieille de 9 000 ans et gérée par les intelligences artificielles, va être mise à l'épreuve par son créateur qui a l'habitude de la confronter avec l'étranger pour toujours analyser son rôle et son identité. Puissance colonisatrice d'un genre intellectuel (persuadée d'être le modèle social parfait, la Culture pratique chez les autres une forme d'ingérence éthique) est secrètement et indirectement menacée, voire mise en perspective via cette fois un personnage de musicien, métaphore double de la marge sociale et de l'art, lequel est un des piliers de la société culturienne. Le compositeur, Chelgrien émigré Mahrai Ziller, et le concert qu'il doit donner se retrouvent en effet le point nodal de desseins criminels et religieux issus de sa planète d'origine. Quoique manichéenne à souhait, l'idée est excellente, puisque décalée des schémas de pensée traditionnels en littérature de genre. C'est tout le charme de Banks. Mais voilà, son traitement n'est peut-être pas à la hauteur de l'ambition& On reprochera en effet au Sens du vent, la lenteur de l'intrigue, traversée par des tunnels de dialogues, ainsi que l'usage de procédés narratifs à la limite de la "puérilité" (c'est Lorris Murail qui ose ce mot à propos de Banks dans le Guide totem de la science- fiction et la résolution de ce cinquième opus ne le contredit, hélas, guère). Alors pourquoi lire Banks ? De fait, l'intérêt est ailleurs que dans l'intrigue et on ne peut pas lui dénier un sens très fort de l'exotisme et du merveilleux, une imagination originale (la symphonie "Lumière expirante", jouée sur fond de ballet de météorites qui s'entrechoquent et s'atomisent est-elle une version galactique de "Explosante fixe" de Pierre Boulez ? L'intérêt est dans son univers (presque) original (Stéphane Manfrédo dans son La SF aux frontières de l'homme, note toutefois que Ursula Le Guin avec son cycle de l'Ekumen avait labouré le même sillon), et sa générosité d'auteur fécond en concepts inattendus. La lecture de ce volume témoigne que cet auteur prolixe s'essouffle quelque peu (on a parfois l'impression d'être dans un des dérivés de Star Wars). Croit-il encore lui-même en la Culture ? Peut-être est-ce le concept même de la société culturienne qui atteint ses limites, du moins d'un point de vue littéraire ? Partagé entre une littérature de genre, qu'il faut faire un tant soit peu gesticuler et l'examen d'enjeux sociaux, politiques, etc., Banks parvient tout juste à remplir son contrat sans frustrer le lecteur qui serait davantage en quête de réflexion et de sens qu'en images spectaculaires ou gimmicks science-fictifs. Robert Silverberg, sur l'hédonisme, l'anarchisme, l'art et leurs enjeux, s'était contenté d'écrire dans les années 70 quelques nouvelles, situées elles au niveau du citoyen lambda (à retrouver parmi son ?uvre torrentielle dans les indispensables recueils Nouvelles au fil du temps). On pensera ici que c'est sans doute une approche plus constructive. L'originalité de Banks réside donc également dans la prise de risque dont il a fait preuve en les appliquant au space opera. Espérons que cela fera de lui un stimulant pour les auteurs de demain qui, peut-être, relèveront le gant. --Francis Mizio
Résumé : Gurgeh est l'un des plus célèbres joueurs de jeux que la Culture ait jamais connu. Il joue, gagne, enseigne, théorise. La Culture est une immense société galactique, pacifiste, multiforme, anarchiste, tolérante, éthique et cynique. Elle est composée d'humains, d'Intelligences Artificielles et d'espèces étrangères qui ont accepté ses valeurs. Elle cultive les loisirs et les jeux qui ont le statut d'un art majeur. Le Contact, service de la Culture spécialisé dans l'évaluation et l'infiltration de civilisations étrangères nouvellement découvertes, considère l'Empire d'Azad, terrifiant de puissance et de cruauté, comme un danger potentiel. L'Empire repose, historiquement, sur un jeu infiniment complexe dont le gagnant devient Empereur. Si bien que Gurgeh, contre son gré, manipulé mais fasciné par le défi, se retrouve à cent mille années-lumière de sa confortable demeure, devenu un pion des IA qui régissent la Culture et lancé dans le formidable jeu d'Azad. Avec la série de la Culture, Iain Banks renouvelle avec panache et humour l'aventure spatiale. Comme dans L'usage des armes, il construit une société d'envergure galactique, bigarrée, baroque et attachante qui deviendra une référence dans l'histoire des futurs.
Banks Iain M. ; Homassel Anne-Sylvie ; Asciano Jea
Résumé : Une femme nullement humaine, une autre qui s'entête à porter son nom d'homme, un militaire huit puis sept fois mort, un enfant au verbe particulier - tels sont les héros qui doivent sauver la Terre. Ils rencontreront, au cours de leur quête, des vivants comploteurs, des morts bien renseignés, une fourmi farceuse, quelques paresseux chuinteurs et nombre d'oiseaux bavards et d'outre-cieux. Efroyabl ange1, plus qu'un récit de science-fiction, est un conte narquois, peuplé d'êtres étranges, d'univers imbriqués et de rebondissements joyeux.
Dans l'empire d'Azad, le pouvoir se conquiert à travers un jeu multiforme. Jeu de stratégie, jeu de rôle, jeu de hasard, le prix en est le trône de l'Empereur. Gurgeh est le champion de la Culture, une vaste société galactique, pacifique, multiforme, anarchiste, tolérante, éthique et cynique où le jeu est considéré comme un art majeur. S'il gagne, la paix sera sauvée entre la Culture et Azad. S'il perd... Voici le premier volume de la fameuse série de la Culture qui a renouvelé avec humour et panache le thème de la société galactique. Il sera suivi de L'Usage des armes et de Une forme de guerre.
Banks Iain M. ; Duport-Serval Nathalie ; Klein Gér
Auteur du splendide Cycle de la culture, Iain Banks s'aventure apparemment avec Inversions dans le domaine de la fantasy. Tout y est : une planète de type médiéval, des royaumes en guerre, des complots, sans oublier deux histoires d'amour... Construit en chapitres méthodiquement alternés, qui permettent au lecteur de passer d'un royaume à l'autre et d'un personnage à l'autre, Inversions s'attache à la vie et au destin de Vosill, femme médecin chargée de la santé du roi Quience, et de DeWar, garde du corps du Protecteur UrLeyn, le maître d'un royaume rival. Outre leur conflit, larvé mais permanent, Quience et UrLeyn doivent également se garder des traîtres et des assassins... Dès le début du roman, on s'interroge sur les mystérieux pouvoirs du docteur Vosill et les étranges histoires d'un pays merveilleux que DeWar raconte au fils du Protecteur... De nombreux événements s'entrecroisent pour se dénouer à la fin du récit... Une construction originale qui fait de ce roman, subtil et passionnant, une exceptionnelle réussite. --Stéphane Nicot
Enfermé dans les prisons de Vichy, accusé d'être à l'origine de la défaite, Léon Blum réussit le tour de force de retourner l'opinion publique en sa faveur et de reconstruire le Parti socialiste en ruines. Le secret de sa victoire: une femme, Jeanne Reichenbach. Septembre 1940. Léon Blum est arrêté sur ordre de Pétain. Motif: c'est « l'esprit de jouissance » du Front populaire qui a fait sombrer le pays dans la décadence tandis que l'Allemagne régénérée par Hitler produisait canons et chars d'assaut. Léon Blum se savait menacé; il aurait pu fuir le pays comme ses amis le pressaient de le faire, mais il a choisi de rester. Il veut cette arrestation, parce qu'il veut un procès public pour se laver devant le pays tout entier des accusations lancées contre lui. De septembre 1940 à février 1942, Blum est traîné de prison en prison, et, autour de lui, on commence à craindre pour sa vie. Pourtant, le vieux leader résiste, lutte, se bat; même enfermé, il réussit à rendre vie à son parti détruit et discrédité. Finalement, le procès se tient à Riom, et c est un coup de théâtre: en quelques semaines, à force d'éloquence, d'énergie, d'humour, Léon Blum parvient à gagner à sa cause jusqu'à ses geôliers, qui se mettent au garde-à-vous quand il passe. C est plus qu'en peuvent supporter les Allemands: ils donnent l'ordre d interrompre le procès. Bientôt, ce sera la déportation à Buchenwald, dans l étonnant et surréaliste pavillon de chasse de Himmler, réservé aux « hôtes de marque ». Pour expliquer la vitalité et de cet homme de soixante-dix ans, on évoque l'optimisme, l'humanisme... Mais cela ne suffit pas; Léon Blum a un secret: une femme qu'il aime et qui l'aime.Avant guerre, Jeanne Reichenbach et Léon Blum étaient des amis distants, mariés chacun de leur côté. En 1940, aux heures sombres de la débâcle, tout change. Blum est veuf, isolé, vilipendé... Jeanne Reichenbach prend sa décision; elle quitte son mari et vole au secours de l'homme qu'elle a toujours aimé en secret. Qui la découvre, et tombe amoureux. C'est grâce à elle - tous ses proches en conviennent - qu'il surmonte les obstacles, les affronts, les coups bas, et c'est grâce à elle qu'à Buchenwald, où elle l'a suivi, il survit encore. Discrète jusqu'au seuil de la mort, Jeanne Reichenbach a détruit avant de se suicider, en 1982, une partie des lettres que Léon Blum lui avait adressées. Dominique Missika a retrouvé ce qui en restait. Elles révèlent, jour après jour, de prison en prison, une histoire d'amour peu banale entre deux êtres exceptionnels de force et d'intelligence.
Résumé : Nous avons tous été un jour victimes du paradoxe de la passion, où l'un des partenaires est plus amoureux que l'autre. Le désir et la douleur d'aimer du dépendant s'exaspèrent, tandis que le dominant prend ses distances, et, chargé de ce fardeau, se sent le plus souvent coupable. Même si ces rôles ne sont pas fixés définitivement au sein du couple, même s'ils changent avec un partenaire différent - le dépendant n'est pas toujours une victime innocente, ni le dominant un bourreau sans c?ur -, ces jeux de pouvoir sont le centre de toute relation amoureuse. Pendant de nombreuses années le Dr Delis a aidé des couples en crise à trouver la " juste distance ", à reconstruire une harmonie, et, dans le cas d'un déséquilibre insurmontable, à aboutir à une séparation moins conflictuelle. Exemples à l'appui, ce livre propose des stratégies qui ont permis à certains couples de vivre une véritable renaissance amoureuse.
Docteur en médecine, spécialiste en neurologie, Nadia Volf pratique aujourd'hui l'acupuncture à la lumière de la science médicale moderne. Elle exerce en hôpital et en cabinet privé.