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Les temps du délire. Prolégomènes à la clinique de l'extériorité dans les psychoses
Tyranowski Raphaël ; Maleval Jean-Claude
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9791041300075
Le spectre de la folie hante l'homme occidental. Née pour conjurer cette menace, la psychiatrie mise aujourd'hui sur un savoir médical déshumanisé qui, par la trivialité de sa technicité et par son pragmatisme scientifique, dilue la question du délire dans une sémiologie psychiatrique superficiellement rassurante. Or, l'effet en est d'autant plus redoutable, qu'à ne plus savoir penser ce qu'est le délire, c'est le délire qui se met à nous penser. Notre culture télécommandée, numériquement pulvérisée, où la démarcation entre le délire et la rationalité n'a jamais été si évanescente, définit ainsi un enjeu clinique majeur : soigner la psychose dans le monde qui pousse à la folie. Face à ce défi, le praticien ne peut se trouver que désarmé, car en enfermant l'incidence du délire dans une pure extériorité biochimique du cerveau, la médecine se prive de la possibilité même de pénétrer dans l'architecture raisonnée de cette extériorité à soi qui caractérise effectivement le sujet délirant, et plus largement la psychose. Pour remédier aux risques de cette errance, l'ouvrage entend se situer dans une perspective théorique inusitée qui est celle de l'étude de la constitution subjective du délire dans le temps. Le chemin qu'il propose mobilise la psychanalyse structurale et la philosophie transcendantale dans une relecture attentive de la clinique classique du délire. Ce chemin conduit à découvrir une profonde solidarité structurale de la subjectivation et de la temporalisation. La clinique du temps qui s'en dégage alors renouvelle l'abord structural de la psychose en indiquant le sens et la portée d'une véritable thérapeutique contemporaine.
Résumé : Le choc de voir des animaux abattus par des bouchers bouleverse le jeune Elisée Reclus qui dès lors se convertira aux orientations végétariennes lors de ses études. De toute sa vie, le célèbre géographe-voyageur n'avala plus un morceau de viande ou de poisson. Il s'alimentait de fruits, de légumes et de biscuits. Au moment où le végétarisme rencontre un fort écho, les arguments d'Elisée Reclus en faveur des animaux méritent d'être entendus.
Zdziarska-Zaleska Maria ; Tarnowski Wladyslaw ; Ge
Épouse de Zygmunt Lubicz-Zaleski, écrivain, poète, professeur, grand passeur culturel entre la France et la Pologne, Maria Zdziarska-Zaleska, docteur en médecine, vit à Paris, entourée de ses quatre enfants. La famille passe chaque été en Pologne, mais en septembre 1939, elle se trouve prise au piège de la guerre. Début 1940 son époux rejoint clandestinement le gouvernement polonais en France, accompagné de son fils aîné. Restée seule avec trois enfants, ses biens fonciers confisqués par l'occupant, Maria Zdziarska-Zaleska renoue avec sa profession de médecin pour faire vivre sa famille et rejoint en mars 1942 la Résistance, comme médecin militaire. Arrêtée en 1944, déportée à Ravensbrück, elle soutient et soigne ses compagnes de captivité. Prenant constamment la défense de ses malades, elle s'oppose à sa chef de bloc, ce qui lui vaut d'être transférée au camp disciplinaire de Grüneberg. Sa compassion et son action s'étendaient à tous : à une délégation de communistes françaises venues la remercier d'avoir soigné l'une des leurs au prix de véritables prouesses, elle répondit que pour elle " il n 'y avait ni communistes ni fascistes ni anarchistes parmi (s)es malades, tout comme il n'y avait ni Françaises ni Polonaises ni même Allemandes ou Russes. Il n'y avait que des malades qui avaient droit à (s)on dévouement et à (s)a bienveillance ".
Le présent ouvrage réactualise les moments les plus emblématiques de la phénoménologie polonaise, si particulière dans sa relation avec le christianisme et la pensée chrétienne, au cours du XXe siècle et au début du XXIe siècle. Ses fondateurs, les philosophes prestigieux que sont Roman Ingarden, Karol Wojtyla (Jean Paul II) ou Jozef Tischner, déjà partiellement connus en France, côtoient ici d'autres penseurs importants, trop souvent ignorés mais dorénavant portés à la connaissance du public francophone. Derrière le rassemblement de leurs textes principaux, cet ouvrage se compose de commentaires s'efforçant d'en dégager la force et l'originalité. C'est ainsi que l'on constate que si la phénoménologie polonaise s'est inspirée de la pensée occidentale, y compris dans les périodes troubles de l'histoire politique où elle-même se déployait, elle s'est aussi élaborée selon ses ressources propres. De manière inédite, créative et critique, elle est allée jusqu'à se détacher de la phénoménologie orthodoxe en usant de la liberté qu'offrait la méthode phénoménologique elle-même. Aujourd'hui, la phénoménologie reste, à côté de la philosophie linguistique anglo-saxonne, l'une des voies les plus fécondes et prometteuses de la philosophie polonaise.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.