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Phénoménologie polonaise et christianisme
Tarnowski Karol ; Gomulka Jakub ; Workowski Adam
CERF
42,90 €
Épuisé
EAN :9782204104203
Le présent ouvrage réactualise les moments les plus emblématiques de la phénoménologie polonaise, si particulière dans sa relation avec le christianisme et la pensée chrétienne, au cours du XXe siècle et au début du XXIe siècle. Ses fondateurs, les philosophes prestigieux que sont Roman Ingarden, Karol Wojtyla (Jean Paul II) ou Jozef Tischner, déjà partiellement connus en France, côtoient ici d'autres penseurs importants, trop souvent ignorés mais dorénavant portés à la connaissance du public francophone. Derrière le rassemblement de leurs textes principaux, cet ouvrage se compose de commentaires s'efforçant d'en dégager la force et l'originalité. C'est ainsi que l'on constate que si la phénoménologie polonaise s'est inspirée de la pensée occidentale, y compris dans les périodes troubles de l'histoire politique où elle-même se déployait, elle s'est aussi élaborée selon ses ressources propres. De manière inédite, créative et critique, elle est allée jusqu'à se détacher de la phénoménologie orthodoxe en usant de la liberté qu'offrait la méthode phénoménologique elle-même. Aujourd'hui, la phénoménologie reste, à côté de la philosophie linguistique anglo-saxonne, l'une des voies les plus fécondes et prometteuses de la philosophie polonaise.
Zdziarska-Zaleska Maria ; Tarnowski Wladyslaw ; Ge
Épouse de Zygmunt Lubicz-Zaleski, écrivain, poète, professeur, grand passeur culturel entre la France et la Pologne, Maria Zdziarska-Zaleska, docteur en médecine, vit à Paris, entourée de ses quatre enfants. La famille passe chaque été en Pologne, mais en septembre 1939, elle se trouve prise au piège de la guerre. Début 1940 son époux rejoint clandestinement le gouvernement polonais en France, accompagné de son fils aîné. Restée seule avec trois enfants, ses biens fonciers confisqués par l'occupant, Maria Zdziarska-Zaleska renoue avec sa profession de médecin pour faire vivre sa famille et rejoint en mars 1942 la Résistance, comme médecin militaire. Arrêtée en 1944, déportée à Ravensbrück, elle soutient et soigne ses compagnes de captivité. Prenant constamment la défense de ses malades, elle s'oppose à sa chef de bloc, ce qui lui vaut d'être transférée au camp disciplinaire de Grüneberg. Sa compassion et son action s'étendaient à tous : à une délégation de communistes françaises venues la remercier d'avoir soigné l'une des leurs au prix de véritables prouesses, elle répondit que pour elle " il n 'y avait ni communistes ni fascistes ni anarchistes parmi (s)es malades, tout comme il n'y avait ni Françaises ni Polonaises ni même Allemandes ou Russes. Il n'y avait que des malades qui avaient droit à (s)on dévouement et à (s)a bienveillance ".
En 2012-2013, la France connaît un vif débat autour du projet de loi dit du " mariage pour tous ". En 1999, la polémique avait déjà fait rage lors de l'adoption du pacte civil de solidarité. Si elle n'est donc pas nouvelle, son intensité surprend beaucoup d'observateurs. Les militants des causes homosexuelles bien sûr, mais aussi des chercheurs en sciences sociales, français et étrangers, qui avaient sous-estimé les résistances à la diversification des modes de vie amoureux et familiaux en France. Que s'est-il passé ? L'homoparentalité marque-t-elle une révolution anthropologique majeure ou bien est-elle le prolongement d'une histoire ? Et qu'en disent les enfants concernés ? Avec le recul nécessaire, c'est à ces questions brûlantes que répondent deux anthropologues spécialistes du genre.
Que se cache-t-il dans ce jardin labyrinthique, noyé dans une mer de fleurs et d'arbres gigantesques? Quelle est cette plante mystérieuse ignorée par tous les livres de botanique? Et pourquoi cet homme se sent-il épié par des êtres invisibles dans la semi-obscurité?
Pourquoi cet homme a-t-il choisi d'accoster son bateau sur notre île ? Pourquoi s'est-il installé dans la petite maison, là-haut, sur la dune ? Que nous veut-il ? D'où viennent les merveilleux poissons qui le matin jonchent le sol de sa maison ? Quel est son secret ?
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.