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Pierre Mendès France et les outre-mers
Turpin Frédéric ; Frémeaux Jacques
INDES SAVANTES
21,00 €
Épuisé
EAN :9782846543071
L'analyse des conceptions et de l'action outre-mer-tant au pouvoir que dans l'opposition - de Pierre Mendès France n'a jamais fait l'objet d'une étude particulière, mais a toujours été traitée au contraire de manière "périphérique" au travers d'autres problématiques d'ensemble. Il subsiste pourtant un mythe Mendès France quant à la décolonisation, qu'il soit positif ou pour certains, plus rares, négatif. Cet ouvrage se propose de dresser le portrait sur la longue durée - de l'empire triomphant aux indépendances - de la pensée et de l'action de Pierre Mendès France en matière d'Outre-mer. A travers l'étude d'un personnage d'exception, il entend apporter une pierre supplémentaire au vaste et complexe édifice de la connaissance de la relation entre la France et ses prolongements Outre-mer. La postérité a surtout retenu de Pierre Mendès France l'image d'un homme d'Etat partisan de solutions libérales dans la gestion des questions outre-mer comme en témoignent notamment les nombreux hommages qui lui ont été rendus lors de son décès. Mais cette image "libérale" lui a aussi valu des haines tenaces de la part des tenants du maintien en l'état de l'Union française, qui n'ont eu de cesse de l'attaquer et de le calomnier sur le mode du "bradeur d'empire". Toute la pensée et l'action outre-mer de Pierre Mendès France se trouve, dans ce constant souci de parvenir à l'équilibre le plus juste possible entre l'affirmation des identités nationales - voire des nationalismes -, le développement économique et social et le respect des intérêts de grande puissance de la France.
Imaginée et présentée par Frédéric Lopez, l'extraordinaire émission "Rendez-vous en terre inconnue" ne cesse de nous émouvoir, de nous étonner, de nous transporter... En effet, qui n'a pas rêvé d'embarquer, les yeux bandés, pour une destination inconnue, à la rencontre d'un peuple du bout du monde? Depuis 2005, neuf personnalités ont eu cette chance: Muriel Robin, Patrick Timsit, Charlotte de Turckheim, Bruno Solo, Edouard Baer, Adriana Karembeu, Zazie, Gilbert Montagné et Marianne James. A travers leur regard, nous découvrons de l'intérieur le quotidien de peuples uniques, magnifiques et attachants, dont le mode de vie traditionnel, si difficile à préserver à l'heure de la mondialisation, est en danger. Ainsi en est-il des Dogons du Mali, des Nimbas de Namibie, des Nénètses de Sibérie, des Korowaï d'Indonésie... En plus de 300 photos commentées par Frédéric Lopez, cet album retrace, avec la complicité de chacun des invités, les grands moments de chacun de ces 9 documentaires extraordinaires. Un magnifique album sur ces héros du bout du monde qui se battent pour la préservation de leur culture, sur des moments précieux d'humanité et de partage.
Parmi les plus proches collaborateurs du général de Gaulle à Londres, André Diethelm est à ce jour resté dans l'ombre ; sa mort prématurée n'a guère favorisé l'engouement historiographique que d'autres connaissent encore. Et pourtant cet ardent patriote d'origine alsacienne (1896-1954) fut un acteur privilégié de son temps. Normalien, combattant de la Grande guerre, inspecteur des finances en mission à Belgrade et en Indochine, directeur des services financiers des usines Renault puis directeur de cabinet de Georges Mandel, il rejoint en 1941 la France libre. A Londres, à Alger puis à Paris, il occupe successivement différents commissariats nationaux, en particulier celui de l'Intérieur où il rencontre plusieurs fois Jean Moulin. Proche collaborateur du général de Gaulle, il officie en 1944-1945 à la tête du ministère de la Guerre. Ce gaulliste historique poursuit sous la IVe République une carrière politique et parlementaire dans les rangs du RPF. Président du groupe gaulliste au Palais du Luxembourg, puis au Palais Bourbon, il milite sans relâche pour le retour au pouvoir du général de Gaulle. Fruit de plusieurs années de recherche, cette biographie a notamment bénéficié de l'utilisation des archives du général de Gaulle ainsi que de témoignages et papiers personnels inédits.
Résumé : De quelles marges d'action disposent les enseignants pour atteindre les objectifs sous-tendus par les idéaux républicains et notamment celui de " l'égalité des chances " ? Une large part du destin scolaire et social des élèves issus de milieux sociaux défavorisés, échappe à l'Ecole. Pour autant, les enseignants opèrent des choix, quotidiennement, dans leur(s) classe(s) tant aux plans culturel que pédagogique et didactique. Dès lors, la question se pose au sujet de l'impact de ces choix : ont-ils tendance à creuser les écarts scolaires entre élèves de milieux sociaux contrastés ou, au contraire, favorisent-ils leur réduction ? Quelles sont les marges d'action des enseignants : sont-ils, en quelque sorte, frappés " d'impuissance " au plan social, ou bien disposent-ils de réelles possibilités de démocratiser l'accès aux savoirs ? Les réponses provisoires à ces questions prennent appui sur une recherche à caractère expérimental. Cette dernière ouvre des pistes qui, sans proposer un " modèle pédagogique démocratisant ", indiquent quelques éléments favorisant une plus grande équité scolaire. Cette équité nécessite en premier lieu que les enseignants assument un rôle de médiateur entre la culture plurielle des élèves et celle de l'Ecole. Il est en effet démontré que la " sanctuarisation " des savoirs renforçant l'exclusion et creusant les écarts, il est nécessaire de connaître l'intimité culturelle du public auquel on s'adresse. Celle-ci possède un dénominateur commun à tous : l'univers télévisuel qui, loin d'être un obstacle à la culture scolaire pourrait (comme on se propose ici de le montrer) devenir un allié de l'enseignant, alors à même de faire le pont entre cette culture de masse et une culture plus élaborée.
En place depuis plus de soixante-cinq ans, la Ve République a battu le record de longévité détenu jusque-là par la IIIe : éclatant démenti à ceux qui, en 1958, prédisaient que les institutions voulues par le général de Gaulle ne lui survivraient pas. Depuis la fin du Second Empire, le pouvoir exécutif se trouvait en France diabolisé, le Parlement étant aux yeux des républicains la seule source de la légitimité. L'homme du 18 Juin aura réussi à inverser la tendance et à établir un régime stable, qui sut peu à peu recueillir un consensus large. Cette entreprise collective, menée avec le concours des meilleurs spécialistes, offre le récit vivant et documenté de plus d'un demi-siècle de vie politique française - dans la lignée de la célèbre "Histoire de la IVe République" de Georgette Elgey. Elle propose aussi pour la première fois un panorama complet des évolutions économiques, sociales et culturelles des dernières décennies. Consacré aux années 1958-1981, ce premier volume fait ressortir, au-delà des péripéties politiques, l'unité profonde des trois premières présidences de la Ve République.
Quand deux personnes se rencontrent dans un escalier, celle qui descend porte des souliers vernis et celle qui monte des sabots pleins de paille. Cet aphorisme était fort prisé dans les salons de la petite bourgeoisie des bourgs charentais au début du XXe siècle. Il illustre l'angoisse d'une classe sociale en déclin. Et Les Valentin en sont une magnifique expression littéraire. Il s'agit du premier roman de Pierre-Henri Simon, tout juste sorti de Normale Sup'. Il a 28 ans lors de sa publication. Son thème est l'histoire d'une famille déchirée dans une Saintonge marquée par la crise de l'entre-deux-guerres. Remarquables descriptions de notables ruraux dépassés par leur temps, atmosphère de gros bourg parfaitement rendue avec ses rites immuables qui pourtant se craquellent de partout, portraits forts évocateurs de ceux qui montent comme de ceux qui descendent, de ceux qui tentent de s'en accommoder comme de ceux qui résistent, ce premier roman est une réussite qui augure pleinement de la profondeur de vision de l'?uvre à venir. Le personnage le plus saisissant est celui d'une petite Antigone de village qui, pour sauver quelques bribes de la tradition, se voit destinée par sa famille à un mariage qu'elle rejette de tout son être. Elle tente d'abord d'échapper à la situation, elle fuit pour " faire la morte ", puis se ressaisit et fait face courageusement. La maison de famille devient alors un symbole de résistance et non plus un simple destin matériel.
Présentation de l'éditeur Le 23 août 1905, les drapeaux de la ville de La Rochelle sont en berne. Un corbillard, suivi d un imposant cortège, mené par le maire et le préfet se dirige vers la cathédrale Saint-Louis. Sur le parvis, l évêque de La Rochelle et Saintes s apprête à célébrer les obsèques de l illustre défunt. Le lendemain 24 août, à Paris, une nouvelle cérémonie se déroule en l église Notre-Dame des Champs, en présence du président de l Académie des Beaux- Arts, du maire du 6e arrondissement, du président de la Société des Artistes français, de l ambassadeur d Allemagne, de Camille Saint-Saëns, de Gustave Charpentier et de tout ce que le monde de la peinture académique compte de célébrités. L homme auquel ces hommages sont rendus a pour nom William Bouguereau. Comblé d honneurs et bardé de décorations, il était considéré par beaucoup comme le plus grand peintre de son époque et régnait en maître sur le monde artistique français, bien que les critiques n aient cessé de décrier son inspiration et sa facture classique. Les Américains, qui adoraient sa peinture, lui achetaient ses oeuvres à prix d or. La plupart d entre elles se trouvent aujourd hui dans les collections privées et les musées américains. Moins de dix ans après sa mort, Bouguereau tombe dans un oubli total. Sa cote est au plus bas, son nom disparaît des encyclopédies spécialisées, ses toiles sont reléguées dans les réserves des musées, jusqu à ce que les Américains, encore eux, le redécouvrent avec bonheur, dans les dernières décennies du xxe siècle. Cette biographie d un peintre jadis célèbre et aujourd hui oublié dans son pays, est la première publiée en langue française depuis la mort de l artiste. Elle resitue Bouguereau dans son époque et offre au lecteur une passionnante description de la Belle Époque vue sous l angle de la peinture, avec ses rites, ses salons et ses conflits, notamment celui entre académistes et impressionnistes.
Jean Geoffroy est né à Marennes en 1853. Très tôt, avec ses parents, il part pour Paris où il reçoit une solide éducation artistique. A partir de 1875, il travaille pour l'éditeur Jules Hetzel, participe à l'illustration de nombreux ouvrages destinés à la jeunesse et réalise plusieurs affiches publicitaires. Sous le nom de Géo, il participe régulièrement aux Salons qui accueillent avec succès ses peintures et ses aquarelles. Représentant du courant naturaliste, il met ses sujets principaux, l'enfance et la famille, au service de la jeune troisième République et de ses idéaux, se faisant un héraut des réformes scolaires lancées par Jules Ferry ou Ferdinand Buisson. Dès lors, son art se met dans les pas de l'Histoire, celle qui prônait les vertus nationales à travers l'exaltation de l'école républicaine et la mise en place d'un système de santé pour tous. En peignant, sans pathos, le quotidien, voire l'intimité, des humbles, Geoffroy devient un passeur d'idées sociales aussi important pour les historiens que pour les historiens d'art. En son temps, la réception de son oeuvre fut enthousiaste et il bénéficia de nombreux achats et commandes de l'Etat et de collectionneurs. La ville de Saintes reconnut très tôt cet enfant du pays, puisque dès 1893, elle lui acheta son Compliment, un des chefs-d'oeuvre du musée de l'Echevinage.
Cet ouvrage est le troisième de quatre volumes, dont les deux premiers sont parus en 2019 et 2020. Le premier, intitulé "l'Inde entrevue" , est consacré aux deux Compagnies, celle de Colbert et celle de Law, aux comptoirs et à leur commerce, à la politique de Dupleix et à la rivalité franco-britannique, qui se termine par la mainmise de l'East India Company et à l'éviction complète des intérêts français dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, des officiers napoléoniens qui administrent le royaume sikh du Punjab et des missionnaires catholiques entretiennent une présence française dans un pays où la France ne joue plus aucun rôle. Elle végète dans ses misérables comptoirs jusqu'au Second Empire quand, grâce aux progrès du libre-échange au Royaume-Uni, grâce à l'essor de l'émigration indienne aux colonies à sucre, grâce à son industrie textile, Pondichéry connaît un spectaculaire renouveau. Le second volume traite de la politique d'assimilation de la Troisième République dans ses comptoirs, dont tous les habitants sont dès 1871 proclamés citoyens et électeurs sans distinction de couleur, de religion ni de caste. Imposée sans concertation préalable par le pouvoir central, cette politique qui se veut décentralisatrice produit des effets désastreux, conférant le pouvoir à un parti indien réactionnaire et anti-français, puis, à partir de 1906, à de véritables maffias politiques. Les effets de l'assimilation se font sentir jusqu'au dernier moment : héritière de sa devancière, la IVe République ne peut céder ses établissements à l'Inde de Nehru sans consulter leurs habitants qui sont des citoyens français. Or, le parti du Congrès ne veut pas d'un référendum. Le troisième et le quatrième volumes sont consacrés aux regards et aux influences croisés. Les représentations de l'Inde en France, l'image et l'influence de la France en Inde, les perceptions du nationalisme indien en France et les relations bilatérales après l'indépendance de l'Union indienne jusqu'à nos jours. Le quatrième volume " Les relations bilatérales " est la suite du troisième et reprend la bibliographie et un index général. Jacques Weber, professeur émérite d'Histoire contemporaine à l'université de Nantes, membre de l'Académie des Sciences d'outre-mer, grand spécialiste de l'Inde à laquelle il a consacré de nombreux ouvrages, et de l'histoire coloniale. Il a publié aux Indes savantes : Les Relations entre la France et l'Inde de 1673 à nos jours ; Littérature et Histoire coloniale (ouvrage collectif) ; Le Siècle d'Albion. L'empire britannique au XIXe siècle (1815-1914) ; Les Elections législatives et sénatoriales outre-mer (1848-1981) avec L. Jalabert et B. Joly".