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Démocratiser l'école au quotidien ? De quelques choix à portée des enseignants...
Tupin Frédéric
PUF
20,29 €
Épuisé
EAN :9782130546092
De quelles marges d'action disposent les enseignants pour atteindre les objectifs sous-tendus par les idéaux républicains et notamment celui de " l'égalité des chances " ? Une large part du destin scolaire et social des élèves issus de milieux sociaux défavorisés, échappe à l'Ecole. Pour autant, les enseignants opèrent des choix, quotidiennement, dans leur(s) classe(s) tant aux plans culturel que pédagogique et didactique. Dès lors, la question se pose au sujet de l'impact de ces choix : ont-ils tendance à creuser les écarts scolaires entre élèves de milieux sociaux contrastés ou, au contraire, favorisent-ils leur réduction ? Quelles sont les marges d'action des enseignants : sont-ils, en quelque sorte, frappés " d'impuissance " au plan social, ou bien disposent-ils de réelles possibilités de démocratiser l'accès aux savoirs ? Les réponses provisoires à ces questions prennent appui sur une recherche à caractère expérimental. Cette dernière ouvre des pistes qui, sans proposer un " modèle pédagogique démocratisant ", indiquent quelques éléments favorisant une plus grande équité scolaire. Cette équité nécessite en premier lieu que les enseignants assument un rôle de médiateur entre la culture plurielle des élèves et celle de l'Ecole. Il est en effet démontré que la " sanctuarisation " des savoirs renforçant l'exclusion et creusant les écarts, il est nécessaire de connaître l'intimité culturelle du public auquel on s'adresse. Celle-ci possède un dénominateur commun à tous : l'univers télévisuel qui, loin d'être un obstacle à la culture scolaire pourrait (comme on se propose ici de le montrer) devenir un allié de l'enseignant, alors à même de faire le pont entre cette culture de masse et une culture plus élaborée.
La France est, de nos jours, un des piliers de l'Organisation internationale de la Francophonie. Ce choix raisonné en faveur d'une coopération intergouvernementale francophone, étendue aux domaines politiques et plus seulement cantonnée à l'éducation et à la défense de la langue française, a été long et difficile à se dessiner. A partir des archives de la présidence de la République française, pour certaines inédites, des témoignages des acteurs et témoins, ce livre propose une relecture du ralliement de la France à la francophonie institutionnelle et politique qui prenne en compte tous les enjeux de politique étrangère et de puissance de la France : question québécoise, relations franco-africaines, multilatéralisme, etc.
Après la seconde guerre mondiale, la France doit accompagner l'inévitable décolonisation en Afrique. Sous l'impulsion de De Gaulle puis de Pompidou, va naître une politique de "Coopération" qui entend continuer les liens tissés entre la métropole et ses anciennes colonies devenues des partenaires indépendants. La politique de coopération franco-africaine constitue donc le modèle d'aide au développement propre à la France et par là une nouvelle expression de sa vocation universelle. Par cette politique, la France du général de Gaulle puis de Pompidou veut aussi se différencier des autres rapports de l'Occident à l'Afrique. Profitant d'archives jusque-là inaccessibles - notamment de Foccart - Frédéric Turpin livre une étude inédite et fouillée sur ce sujet toujours sensible, et présent dans l'actualité.
La notion "d'interculturel" souffre du succès de son emploi qui conduit à la fragiliser. Ses frontières restent instables et les textes qui lui sont consacrés témoignent parfois du flou ou de la diversité interprétative qu'elle génère. Ce constat induit la nécessité de poursuivre l'exploration de cette notion, en interrogeant d'autres concepts. Des fils pluriels entre interculturalité, instruction et socialisation sont ici tissés.
Parmi les plus proches collaborateurs du général de Gaulle à Londres, André Diethelm est à ce jour resté dans l'ombre ; sa mort prématurée n'a guère favorisé l'engouement historiographique que d'autres connaissent encore. Et pourtant cet ardent patriote d'origine alsacienne (1896-1954) fut un acteur privilégié de son temps. Normalien, combattant de la Grande guerre, inspecteur des finances en mission à Belgrade et en Indochine, directeur des services financiers des usines Renault puis directeur de cabinet de Georges Mandel, il rejoint en 1941 la France libre. A Londres, à Alger puis à Paris, il occupe successivement différents commissariats nationaux, en particulier celui de l'Intérieur où il rencontre plusieurs fois Jean Moulin. Proche collaborateur du général de Gaulle, il officie en 1944-1945 à la tête du ministère de la Guerre. Ce gaulliste historique poursuit sous la IVe République une carrière politique et parlementaire dans les rangs du RPF. Président du groupe gaulliste au Palais du Luxembourg, puis au Palais Bourbon, il milite sans relâche pour le retour au pouvoir du général de Gaulle. Fruit de plusieurs années de recherche, cette biographie a notamment bénéficié de l'utilisation des archives du général de Gaulle ainsi que de témoignages et papiers personnels inédits.
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
La citoyenneté d'une personne autiste s'exerce grâce à son inclusion et par son instruction à tout âge de la vie. Illustré de nombreux exemples d'intervention pédagogique, cet ouvrage présente un modèle d'échange et de communication, "l'éducation structurée", réalisant l'inclusion participative des personnes autistes dès l'école. Ce modèle de réussite éducative permet à la personne autiste d'être actrice de ses choix en exerçant une participation sociale à l'âge adulte.
Qu'on la nomme transcendance, dépassement, élan vers l'invisible, Dieu ou fusion avec le cosmos, la dynamique spirituelle de recherche d'un sens à sa vie oriente aussi bien vers les réalisations les plus admirables que vers les pires déchaînements passionnels. Elle est source des plus grandes fiertés et des plus grands échecs. Ne pas l'accompagner et ne pas guider l'enfant dans un tel mouvement de création est la pire erreur éducative que l'on puisse commettre. Il faut pour cela s'entendre sur ce qu'impliquent les termes d'accompagnement, de désirs, de transmission, de liberté, de droits et devoirs, de respect de soi-même et d'autrui. En procédant avec prudence et simplicité à ces éclaircissements souvent négligés en cette matière hautement polémique, l'auteur dessine les contours possibles d'un accompagnement ou d'une éducation laïque du développement spirituel de l'enfant.
Résumé : Encore un ouvrage sur l'évaluation ! Oui, mais un livre résolument tourné vers la pratique et qui prend en compte les élèves non pas pour les distinguer, les classer... les récompenser ou les punir, mais pour leur permettre de mieux apprendre et de se construire en tant que personne ; un livre qui montre que l'évaluation n'est pas la notation mais un travail de tous les instants et un élément essentiel de formation. L'enseignant n'est plus un juge mais un formateur, un éducateur qui ne se sent plus coincé entre les élèves, les parents, l'administration et les programmes, mais qui est en empathie avec ceux qui apprennent. Gérard De Vecchi s'appuie abondamment sur des exemples, et propose de nombreux outils et des démarches pratiques qui permettent de répondre aux demandes officielles tout en conservant comme priorité absolue... l'élève !