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LA VIE QUOTIDIENNE DES FRANCAIS SOUS NAPOLEON
TULARD JEAN
HACHETTE LITT.
17,04 €
Épuisé
EAN :9782010018961
Le Premier Empire ce n'est pas seulement Austerlitz, Iéna et Wagram, les amours de Joséphine ou les conspirations royalistes, c'est aussi la vie quotidienne d'un peuple de paysans qui ne découvre les horreurs de la guerre qu'à travers les bulletins de la Grande Armée ou le tirage au sort des conscrits. De son côté, l'industrie demande son contingent de paysans voués à la prolétarisation urbaine. Paris, véritable Minotaure, dévore une quantité d'hommes aussi grande que celle que requiert l'interminable combat contre les coalitions européennes toujours renaissantes. De nouvelles catégories sociales apparaissent, du notable à l'employé de bureau. Un monde nouveau se met en place, celui de la bourgeoisie dont s'empare la comédie de moeurs, où s'illustrent Collin d'Harleville et Picard. Citadins et campagnards sont les héros de ce livre avec les gens de la route, brigands et colporteurs, soldats et mendiants. Une image du Premier Empire où Napoléon laisse la place à ses sujets : l'envers de la Légende en quelque sorte. Jean Tulard Enseigne l'histoire du Premier Empire à l'Université de Paris-IV et à l'Ecole pratique des Hautes Etudes. De ses premiers articles dans la Revue de l'Institut Napoléon à sa thèse de doctorat (Paris et son administration, 1800-1830), ses nombreux travaux renouvellent notre vision de cette période. Ils ont porté sur les sources (Bibliographie critique des Mémoires sur le Consulat et l'Empire), les institutions (Lettres inédites de Cambacérès à Napoléon ; Atlas administratif du Premier Empire), le Paris impérial (Nouvelle Histoire de Paris : Le Consulat et l'Empire), la Légende (Le mythe de Napoléon), pour aboutir à la synthèse devenue classique de Napoléon ou le mythe du sauveur 119771 que complète, dix ans après, le Dictionnaire Napoléon (1987). Jean Tulard a reçu le Grand Prix national d'Histoire en 1977
Résumé : Qu'entend-on par système politique ? Il s'agit de l'ensemble des institutions et des relations - juridiques ou autres - permettant la dévolution et l'exercice de ce que l'on appelle le pouvoir ou l'autorité, mais replacées de surcroît au sein des sociétés, des valeurs et des cultures qui les sous-tendent. Les systèmes politiques ainsi entendus incluent donc l'analyse des grandes constructions institutionnelles mais également l'étude de leur soubassement social et culturel. En d'autres termes, les rouages mais aussi le terreau des régimes politiques. Ce qui donne son sens à cette entreprise éditoriale : sur un objet commun, conjuguer les approches complémentaires de l'histoire et de la science politique. Cette histoire générale des systèmes politiques se nourrit donc des interrogations les plus topiques de la science politique en même temps qu'elle puise aux sources d'une école historique en profond renouvellement, marquée par une reviviscence de l'histoire politique et par un développement de l'histoire culturelle. L'analyse s'inscrit dans une triple dimension. La dimension diachronique est, par essence, au c?ur de l'entreprise : quels sont le métabolisme et la destinée des systèmes politiques étudiés ? Observe-t-on des phénomènes de généalogie ? Mais à cette dimension verticale s'en ajoute, là encore par essence, une deuxième, davantage horizontale : à une date donnée, quels sont le socle et les rouages d'un système politique ? Question à replacer également dans une troisième dimension : comment ce système politique est-il perçu par les contemporains ? Car représentations collectives et imaginaires sociaux s'entremêlent et leur analyse est déterminante pour l'historien aussi bien que pour le politologue.
D'Ajaccio à Sainte-Hélène, en passant par Rivoli, Austerlitz, Iéna, Friedland ou Wagram, Napoléon a construit sa légende : militaire de génie, homme d'état exceptionnel, stratège visionnaire d'un sens politique hors du commun, amateur d'art éclairé... Dans un récit clair et captivant, enrichi de nombreuses illustrations, vous comprendrez l'homme épris de culture derrière le mythe politique et militaire. C'est une vision globale de l'Empire et un portrait de son empereur, "un être hors norme et hors cadre" que nous propose cet ouvrage. Il nous décrit les fondements de la puissance impériale : la grande Armée, les routes, les finances, les ressources en hommes et en économie ; on suit à travers d'excellentes cartes la façon dont Napoléon remporta ses batailles puis comment il les perdit. Cet ouvrage comporte : une préface signée Jean Tulard, célèbre historien et spécialiste de Napoléon ; les grandes batailles de l'armée napoléonienne, racontées heure par heure à travers des cartes détaillant les mouvements de troupes, les lieux de conflits et les armées en présence ; les fondements de la puissance impériale à travers toutes les innovations juridiques, économiques, mais aussi culturelles et sociales que Napoléon a instaurées tout au long de son règne ; une impressionnante documentation d'archives qui intègre les principales gravures de l'époque, les tableaux les plus emblématiques du règne, et des reproductions de fac-similés racontant l'homme derrière l'empereur.
De la Chronique de Paris, la feuille inspirée par Mirabeau qu'il imprimait dès 1789, au National, auquel il donnait des articles sous la Monarchie de Juillet, Fiévée fut l'un des représentants les plus typiques de ce pouvoir apparu avec la Révolution, la presse Redoutable pouvoir : il lui nuisit autant qu'il le servit. Royaliste modéré, il est brièvement incarcéré sous la Terreur ; deux ans plus tard, il doit quitter Paris pour échapper à une proscription du Directoire contre la droite. C'est à cette occasion qu'il écrit l'un des grands succès littéraires du temps, La Dot de Suzette, " tableau de moeurs " réhabilitant les valeurs de la société d'Ancien Régime face à l'arrivisme de la nouvelle bourgeoisie. Très vite rallié à Bonaparte (car il aime les pouvoirs forts), il n'en garde pas moins des liens avec la contre-révolution : il est de nouveau arrêté en 1800. Mais Napoléon, qui apprécie son indépendance d'esprit, l'appointe pour qu'il lui envoie régulièrement, en marge de tous les réseaux policiers, des notes sur l'état de l'opinion. Préfet de la Nièvre de 1813 à 1815, il devient sous Louis XVIII l'un des chefs de file intellectuels des Ultras. Emprisonné une troisième fois en 1818 pour avoir défendu la liberté de la presse, il glisse de plus en plus vers le libéralisme sous Charles X et se rallie à la Monarchie de Juillet. Avant de mourir (1839), il contribue à la naissance de la légende napoléonienne. Ami de Chateaubriand et de Mérimée, détesté par Stendhal, évoqué par Sainte-Beuve, écrivain classique au plus fort de la vague romantique, homosexuel affiché en plein ordre moral napoléonien, anticlérical impénitent quand le " parti-prêtre " était au pouvoir, ce non-conformiste avait des " principes et des moeurs très monarchiques " avec " le caractère assez républicain ". Il tenait à " l'indépendance " et à " l'influence qu'on acquiert par la persuasion ". Indépendance, influence : tout le personnage est là. Jean Tulard est le meilleur spécialiste de l'histoire de l'Empire. Il vient de publier une synthèse sur Les Révolutions, dans L'Histoire de France dirigée par Jean Favier.
Résumé : Et si le Premier Empire avait été l'empire du crime ? Car derrière une apparence d'ordre et de puissance, le régime napoléonien fut en fait le théâtre de l'éclosion d'une criminalité nouvelle : les soldats démobilisés alimentent les bandes de brigands, les contrebandiers prospèrent grâce au blocus continental, la fabrication de fausse monnaie est utilisée pour déstabiliser le nouveau régime... En nous faisant pénétrer dans les arcanes les plus sombres du monde du crime entre 1799 et 1815, Jean Tulard nous dévoile un univers méconnu. Sous sa plume, aussi vivante que précise, les faits divers s'enchaînent et les personnages historiques défilent dans toute leur truculence. Fantastique récit d'une période de peur et de sang, Le monde du crime sous Napoléon donne à lire l'histoire ignorée mais pourtant capitale de ceux que l'Histoire voudrait oublier.
Résumé : Durant un siècle, de 1801 à 1905, l'Eglise de France a vécu sous le régime du Concordat conclu entre Bonaparte, Premier consul, et le pape Pie VII. Ce Concordat faisait des prêtres français des fonctionnaires du culte, salariés, dépendant étroitement de leur évêque et de l'administration. Et cependant, jamais le clergé français n'a été aussi nombreux : 140000 jeunes gens ordonnés en un siècle. Qu'est-ce qui a pu pousser tant d'adolescents, en majorité des fils de paysans, à franchir le seuil des séminaires ? La sécurité attachée à un traitement fixe et assuré ? Une promotion sociale incontestable ? Certainement. Mais aussi l'attrait du service de Dieu et des âmes, la réalisation d'une haute vocation. L'exercice de cette vocation, au cours du XIXe siècle, est rendue de plus en plus malaisée par la formidable mutation économique, sociale, idéologique, religieuse qui fait que la France républicaine et logique de 1905, avec ses 4 millions de travailleurs industriels, est très différente de la France de 1801, dont les campagnes surpeuplées vivaient encore selon un rythme ancien, auquel l'existence du prêtre était accordée. A travers la vie quotidienne du prêtre français au XIXe siècle, c'est toute une nation qu'on voit évoluer, c'est la France profonde qu'on entend respirer, une France à la fois très éloignée et très proche de nous. Pierre Pierrard Né à Roubaix, Pierre Pierrard est professeur honoraire à l'Institut catholique de Paris. Après avoir soutenu une thèse de doctorat sur La Vie ouvrière à Lille sous le Second Empire, il a orienté ses recherches et ses travaux vers une meilleure connaissance des courants sociaux et religieux contemporains. Chroniqueur à La Croix président de l'Amitié judéo-chrétienne de France, il a reçu le Grand Prix catholique de littérature en 1984 pour son livre : l'Eglise et les ouvriers en France, 1840-1941 (Hachette-Littérature). Il est également l'auteur d'une Vie quotidienne dans le Nord au XIXe siècle.
Résumé : Affrontements de talents, combats entre générations, découverte des ressorts de l'imagination, Remix est plus qu'un recueil collectif de nouvelles. C'est l'adaptation à la littérature du procédé qui triomphe dans le hip hop ou les musiques électroniques le " remis ", la réappropriation d'une création passée. Le principe : 5 nouvelles originales remisées 2 fois, par 2 écrivains différents. Le résultat : 15 textes inédits où les romanciers contemporains se volent leurs histoires, leurs ambiances, leurs styles ou leurs mots. Et au final, nous parlent d'eux-mêmes comme jamais. Publié deux fois par an, Remix est à la fois un rendez-vous régulier de " combats d'écrivains " et une réflexion ludique sur la création.
De 1840 à 1940, l'Eglise a multiplié les efforts pour conquérir, ou reconquérir, un milieu social qui lui échappait. Pierre Pierrard montre pourquoi en partant d'une série d'interrogations fondamentales. De quelle Eglise s'agit-il ? De quels ouvriers ? Pour quelle société? Il part d'une constatation : l'indifférence envers la religion du monde ouvrier. Pour y pallier, les politiques les plus contradictoires se succéderont, de l'amorce d'un socialisme chrétien aux patronages contre-révolutionnaires, de l'Ordre moral à l'encyclique Rerum Novarum. Ce siècle, marqué par une formidable mutation technologique et sociologique et secoué par deux guerres mondiales, suscite une nouvelle réflexion des chrétiens sur les problèmes économiques, sociaux et missionnaires. Avec lucidité et scrupule, Pierre Pierrard en décrit, pour la première fois, la genèse.
Bégaudeau François ; Sebban Michaël ; Paviot Chris
Remix est un rendez-vous régulier de "combats d'écrivains": les nouvelles des uns y sont "remixées" par les autres, comme des morceaux de hip-hop ou de musique électronique. Chacune des cinq nouvelles originales est remixéee deux fois, par deux écrivains différents. Le résultat: quinze textes inédits où les romanciers contemporains se volent leurs histoires, leurs ambiances ou leurs styles. Et finalement, nous parlent d'eux comme jamais. Affrontements générationnels, stylistiques, idéologiques... Remix est un petit laboratoire de littérature contemporaine et bien plus que cela: une aventure humaine.