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O vent, ô vent qui parcours le ciel
Tsushima Yûko ; Nakamura Ryoji ; Ceccatty René de
SEUIL
23,30 €
Épuisé
EAN :9782020802765
Pendant que sa mère agonise, l'auteur se remémore sa propre vie, en inventant le personnage de son double, Ritsuko Takasé, dont elle va raconter l'enfance, puis l'entrée dans le monde adulte et l'incapacité à établir des relations sexuelles stables. Peu à peu, la narration s'oriente vers l'histoire familiale de Fumiko, une camarade de classe, et de Kiyoko, la soeur adoptive de cette dernière. Kiyoko part pour les États-Unis et aura deux filles, élevées l'une au Japon, l'autre à Paris. Pendant que le livre s'écrit, Kiyoko elle-même tombe malade. Le récit tout entier est construit sur cet effet de miroir entre les agonies de deux femmes avec lesquelles la narratrice a des rapports très différents. Que peut la littérature face au deuil ? Comment raconter la mort, la maladie, le sentiment filial, le regard d'une fille sur sa mère, d'une mère sur sa fille ?La fille d'Osamu Dazai est née le 30 mars 1947. Elle a un an quand son père se donne la mort. C'est autour de sa propre vie, celle de ses parents, en particulier de sa mère, que Yûko Tsushima a construit son oeuvre, dont une bonne partie a déjà été traduite en français. Notamment aux Éditions des Femmes : Poursuivie par la lumière de la nuit, L'Enfant de fortune, Territoire de la lumière, Les Marchands silencieux, Au bord du fleuve de feu. Par ailleurs, Albin Michel a traduit La Femme qui court dans la montagne et Picquier, Vous rêves nombreux, toi la lumière.
Résumé : En mars 1985, Yûko Tsushima est frappée par la mort brutale de son fils âgé de huit ans. Elle écrit Poursuivie par la lumière de la nuit après un an de silence. C'est en retournant à un manuscrit du XIe siècle, "Yoru no nezame" , écrit sans doute par l'auteure du Journal de Sarashina (PUF, traduction de René Sieffert), qu'elle va rappeler à la vie son propre récit qu'elle croyait mort. La narratrice s'adresse, sous forme de lettres, à Tamako, l'héroïne de ce classique, avec qui elle se sent dans une proximité douloureuse de femme blessée. Avec la force que donne la conscience du malheur, elle essaie de reconstruire le puzzle de son existence singulière où résonne l'écho lointain des passés familiaux. Simultanément, elle se livre à un travail de restauration du texte initial dont il ne reste plus que des fragments et elle se met à le reconstituer en imaginant l'histoire de Tamako. Ce double texte a reçu le prix littéraire du journal Yomiuri, en 1987, quelques mois après sa publication.
Pour échapper à un réel trop pesant, les héroïnes des nouvelles de Yûko Tsushima sortent par la porte de côté, celle des songes. Une femme voit en rêve une porte coulissante dans son appartement. Une autre, toujours en rêve, retrouve un plan qu'elle avait fait, bien des années auparavant. Des terrains vagues, une campagne à perte de vue, un marécage rond, un massif coquillier, une salle de bain, tels sont quelques-uns des lieux que les personnages ont hantés jadis, et vers lesquels ils sont attirés encore. D'un récit à l'autre, se dessine une topographie onirique où des silhouettes glissent, bien souvent silencieuses, en répétant des gestes esquissés antérieurement. Initialement publiées dans des revues littéraires japonaises, de 1979 à 1983, ces nouvelles reconstituent l'évolution de l'écriture de Yûko Tsushima, l'un des plus remarquables écrivains du Japon contemporain.
Résumé : " Pourquoi cet enfant n'a-t-il pas laissé de forme concrète de son image ? Je ne voyais absolument aucune réponse à cela. Et pourtant j'avais conservé la sensation nette de sa présence. C'est finalement le rêve qui est mon recours. En rêve, je peux me le représenter aussi souvent que je veux et je le vois grandir avec le temps. En rêve, je peux retrouver le contact de sa peau, entendre sa voix, être convaincue par sa réapparition. Même après mon réveil, je continue à croire à sa proximité physique. Mais ça ne me permet pas d'oublier pour autant le manque que j'éprouve. J'ai beau multiplier les expériences de rêves, je ne peux pas augmenter le nombre des photos en ma possession." Les " rêves " évoquent tous la mort du fils de l'auteur, mais aussi des liaisons sentimentales difficiles, des visions, des souvenirs plus lointains. Jouant sur toute la gamme narrative et réflexive qu'offre la vie rêvée, Yûko Tsushima approfondit la connaissance de soi et n'abandonne jamais pour autant le lecteur.
1 450 000 morts, 3 à 4 millions de blessés, 600 000 veuves, 760 000 orphelins : c'est le bilan, rien que pour la France, de la guerre de 1914-1918, celle que l'on appelle la Grande Guerre.Pour expliquer à un enfant de huit ans ce terrible massacre, un historien reconnu répond aux questions de son petit-fils : qu'est-ce que la mobilisation ? Qu'est-ce qu'une tranchée ? Comment vivaient - et mouraient - les poilus ? Comment fonctionnaient les usines pendant la guerre ? Qu'est-ce qu'ont fait les femmes ? Pourquoi les Etats-Unis sont-ils entrés dans la guerre en 1917 ?... Et enfin : comment est-on parvenu à la paix ?
Nardone Giorgio ; Verbitz Tiziana ; Milanese Rober
Résumé : Que faire quand on est confronté à une personne anorexique, boulimique, ou atteinte du syndrome du vomissement ? Ce livre, écrit par un psychothérapeute renommé, répond à cette question en montrant comment une thérapie brève peut suffire dans beaucoup de cas à régler le problème. Dans la lignée de la thérapie systémique, l'auteur a reformulé les principes de la thérapie brève en insistant sur sa dimension stratégique. L'originalité de sa démarche tient notamment au refus d'étiqueter le patient : au lieu de comprendre le symptôme pour provoquer un changement, on tente de provoquer un changement pour comprendre le symptôme, en inversant donc la démarche traditionnelle. De nombreux récits cliniques et l'analyse des résultats obtenus complètent l'étude.
Résumé : " Ce livre n'est pas un manuel d'éthique destiné aux candidats bacheliers. Il ne parle ni des auteurs importants ni des grands courants historiques de la théorie morale. Et je n'ai pas cherché à mettre l'impératif catégorique à la portée de tous les publics. Ce n'est pas non plus un catalogue de réponses moralisatrices aux problèmes que nous rencontrons tous les jours dans le journal ou dans la rue, de l'avortement à l'objection de conscience en passant par les préservatifs. L'éthique n'a jamais permis de trancher un débat, même si son rôle est de les ouvrir tous. Ce livre ne prétend pas être autre chose qu'un livre personnel et subjectif, comme les rapports existant entre un père et son fils ; et par là-même universel, comme la relation père-fils, la plus ordinaire. Il a été pensé et écrit pour être lu par des adolescents : il n'apprendra sans doute pas grand-chose à leurs maîtres. Son objectif n'est pas de fabriquer des esprits bien-pensants (et encore moins mal tournés), mais de stimuler une pensée libre ".