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Trop mignon ! Mythologies du cute
Lavoie Vincent
ALPHA
7,00 €
Épuisé
EAN :9782383880301
Nous vivons l'âge du triomphe du mignon. Qu'il prenne la forme de personnages de dessin animé aux yeux démesurés ou de vidéos de chatons, de bébés joufflus ou de petites voitures qui donnent l'impression de sourire, la totalité de l'espace de la culture semble avoir trouvé dans la fascination pour ce que les Anglo-saxons appellent "cute" et les japonais "kawaii" une sorte d'exutoire à l'horreur qui s'étale partout ailleurs. Mais de quel exutoire s'agit-il ? Et si, bien loin de marquer une échappatoire au cours du monde, notre goût pour le mignon n'était rien d'autre qu'une manière de nous y enchaîner davantage ? Et si, loin d'évoquer un monde de gentillesse et de douceur, il mettait au jour des pulsions malveillantes ? Telles sont les questions qui servent de guide à Vincent Lavoie dans cet essai malin et virevoltant.
Surlapierre Nicolas ; Lavoie Vincent ; Penwarden C
Résumé : Malgré un engouement certain, aucune exposition en France n'a réellement été consacrée à une analyse artistique du fait divers. C'est très certainement la lecture du texte de Roland Barthes Structure du fait divers (1967) qui est à l'origine de cette exposition. " Frère bâtard de l'information ", selon le grand sémiologue, le fait divers a la prétention de dire quelque chose du réel, mais il ne nous apprend rien, tout au moins rien de l'ordre de la progression de la connaissance. La portée de sa signification s'arrête à lui-même et bien souvent sa structure interdit toute forme de généralisation. S'il fait diversion selon la célèbre formule, le fait divers est aussi une des grandes manifestations de la société du divertissement. Le fait divers marque une rupture dans le processus de civilisation. Il s'adresse à un public alphabétisé, il a besoin d'un médium d'actualité, notamment la presse et les médias, et s'actualise désormais sur les nouveaux supports de communication qui participent eux-mêmes à la plasticité de ta structure et de la forme du fait divers. Il exerce une réelle fascination sur les artistes qui ont imaginé toutes sortes de débouchés formels ou de typologies. Il peut être à la fois cruel, drôle, cocasse, ironique, cynique. Aucun des grands moments de l'art du XXe et XXI e siècle n'ont échappé à l'emprise et l'ombre portée du fait divers. Aussi l'exposition présentera des artistes forts différentes et différents, en une pluralité de supports et d'approches. Elles et ils ne seront pas moins d'une soixantaine et plus de 150 oeuvres seront ainsi montrées.
Résumé : Spiruline a 5 ans. Elle aime passer de longues heures dans son jardin, à la découverte de nouveaux amis. Découvre avec elle, le monde merveilleux et secret des Fébellules.
Résumé : Hélène, une enfant de 8 ans issue d?une famille aimante, se lie d?amitié avec Roger, un retraité solitaire. Tous deux habitent un quartier populaire de Québec dans les années 1980, qui contraste fortement avec le milieu aristocratique français de la fin du XVIIIe siècle où évolue lady Oscar, l?héroïne du dessin animé préféré d?Hélène.
11 novembre 1918. L'Allemagne conclut un armistice sans que son armée ait perdu une bataille clairement décisive, avant de ratifier le traité de Versailles, qui contraint les Allemands à endosser toute la responsabilité de la guerre. La République de Weimar ne sut au fond jamais s'affranchir du traumatisme de la défaite. L'issue de la Grande Guerre fut à l'origine de clivages politiques majeurs et d'une profonde amertume qui s'exprima dés la fin des années 1920 ; Hitler était là pour répondre au souhait des Allemands d'"en finir avec Versailles"... Dans cet ouvrage magistral, nourri d'années de recherche, Gerd Krumeich entend répondre à cette question cruciale : la défaite de 1918 est-elle à l'origine de l'histoire chaotique de l'Allemagne et du funeste destin de la République de Weimar ?
Résumé : Phénomène universel et pourtant peu traité par les grands écrivains et philosophes, la fatigue est le démon mesquin de la quotidienneté. Comment vivre avec elle, qui rend parfois si difficile la vie ? Est-il possible de pratiquer les vertus d'Aristote (le courage, la tempérance, l'altruisme) quand nous sommes épuisés ? La fatigue n'élargit-elle pas l'écart qui toujours existe entre ce que nous sommes et ce que nous devrions, ou voudrions être, nous qui ne sommes ni des héros ni des saints ? Pour Eric Fiat, ce n'est pas en luttant contre elle, mais en composant avec elle qu'il est possible de nous en faire une amie. Car s'il existe de mauvaises fatigues (dont le burn out est la plus méchante des formes), ne désespérons pas d'en vivre aussi de bonnes. Le philosophe montre alors qu'il n'est pas impossible à un homme fatigué un mardi après-midi pluvieux de novembre d'aimer encore la vie. Et entonne une ode à la fatigue pleine de musique et d'humour : distinguée de la paresse (qui est une sorte de fatigue par anticipation ou une anticipation de la fatigue), la fatigue a une puissance de décantation qui peut révéler la beauté des visages que le temps a altérés...
Résumé : Noire, gambienne, d'origine musulmane et catholique par son père, blanche, juive et française par sa mère, Rachel Khan est fière de se dire "racée". Mais comment vivre cet excès de "races" à l'heure des replis identitaires où seule la radicalité importe ? A travers une série de mots, notions et expressions "politiquement correctes", Rachel Khan pose un regard tant critique que malicieux sur notre époque idéologisée qui interdit toutes formes de nuances. Elle condamne les "mots qui séparent" ? souchien, racisé, afro-descendant, minorité... et les "mots qui ne vont nulle part" : vivre-ensemble, diversité, mixité, etc., qui dans une " bienveillance inclusive ", alimentent la haine et les silences. Mais elle défend avec force les " mots qui réparent " ? intimité, création, désir ? qui, eux, rétablissent le dialogue, favorisent la pensée non unique et unissent notre société. Prix littéraire des droits de l'Homme, Prix du livre politique et Prix de la Laïcité 2021.
Il n'y a pas de crise climatique. Il y a un crime climatique. Telle est la thèse défendue par Mark Alizart dans cet ouvrage brillant et provocateur. Quand des Etats ne laissent pas seulement briller leurs forets, mais appellent à y mettre le feu ; quand ils ne se contentent pas d'ignorer l'accord de Paris, mais le déchirent en public ; quand ils ne se bornent pas à douter des scientifiques mais les intimident : on peut affirmer qu'ils font tout pour que la planète soit détruite. Car la crise climatique produit ses gagnants — des individus pariant sur l'effondrement du monde comme sur des valeurs boursières à la baisse. Face à ce véritable coup "carbofasciste" ourdi contre l'humanité, modifier nos comportements individuels ne suffit pas. Il est nécessaire de repenser les conditions d'une révolution en faveur d'un véritable "écosocialisme".