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Racée
Khan Rachel ; Dupond-Moretti Eric
ALPHA
6,00 €
Épuisé
EAN :9782383880431
Noire, gambienne, d'origine musulmane et catholique par son père, blanche, juive et française par sa mère, Rachel Khan est fière de se dire "racée". Mais comment vivre cet excès de "races" à l'heure des replis identitaires où seule la radicalité importe ? A travers une série de mots, notions et expressions "politiquement correctes", Rachel Khan pose un regard tant critique que malicieux sur notre époque idéologisée qui interdit toutes formes de nuances. Elle condamne les "mots qui séparent" ? souchien, racisé, afro-descendant, minorité... et les "mots qui ne vont nulle part" : vivre-ensemble, diversité, mixité, etc., qui dans une " bienveillance inclusive ", alimentent la haine et les silences. Mais elle défend avec force les " mots qui réparent " ? intimité, création, désir ? qui, eux, rétablissent le dialogue, favorisent la pensée non unique et unissent notre société. Prix littéraire des droits de l'Homme, Prix du livre politique et Prix de la Laïcité 2021.
Le samedi 7 octobre 2023, l'horreur se déchaîne en Israël, alors attaqué par le Hamas, et des milliers de vies basculent. Nathalie Nagar est journaliste, mais également mère et épouse. Devant les massacres, elle est déchirée entre l'envie de protéger sa famille et celui de remplir son rôle de reporter. Mais comment dire l'indicible ? Comment aborder une barbarie qu'on pensait appartenir au passé ? Face à ce dilemme, elle fait de ses mots des armes. A l'antenne, elle ose s'opposer à l'horreur et dire non aux massacres ; elle redonne une voix à ceux qui sont bâillonnés, laissés dans l'indifférence. Ce livre, c'est un aller-retour entre les directs et les coulisses, les plateaux-télé israéliens et le foyer, la vie privée de maman et d'épouse, et celle d'une journaliste pour qui les mots désignent aussi des maux.
Résumé : Nina Gary a 18 ans ; alors qu'elle tente de devenir une femme, elle réalise que quelque chose cloche. Entre son père gambien qui marche comme un tam-tam, son grand-père à l'accent de Popek qui boit de la vodka, entre le trop d'amour de sa mère cachée pendant la guerre, le rejet de la fac et la violence de la rue, elle est perdue. Noire, juive, musulmane, blanche et animiste, elle en a gros sur le coeur d'être prise pour une autre, coincée dans des cases exotiques où elle ne se reconnaît pas. Alors, elle court. C'est la solution qu'elle a trouvée pour échapper aux injustices et fuir les a priori d'une société trop divisée pour sa construction intime. Elle fait le choix de la vitesse pour se prouver qu'elle a un corps bien à elle et se libérer de l'histoire de ses ancêtres, trop lourde pour ses épaules. Un mouvement permanent pour s'oublier, et tout oublier de la Shoah, de l'esclavage, de la colonisation et de la reine d'Angleterre. Courir pour se perdre, s'évader, se tromper, être trompée, se blesser, se relever peut-être. Ne plus croire en rien, seulement au chronomètre et en l'avenir des 12 secondes qui vont suivre. Sentir ses muscles, pour vivre enfin l'égalité - tous égaux devant un 100 mètres, à poil face au temps. Entre les grandes et les petites choses, c'est l'histoire de Nina Gary, une jeune fille qui court pour devenir enfin elle-même.
Résumé : Paradoxalement, depuis que Freud a montré dans les Trois essais que tout enfant était un "pervers polymorphe" et que la sexualité humaine était, en son fond, perversion de l'instinct, la perversion proprement dite a été relativement négligée par la psychanalyse. S'il y a du pervers en chacun, alors qu'est-ce que la perversion ? Pour renouveler la question, il fallait aborder la perversion dans ses figures concrètes - fétichisme, masochisme, pornographie - et surtout en termes de relation plutôt que de "pulsions partielles". Telle est la perspective adoptée par Masud Khan dans ce livre qui traite donc de la relation perverse. Cette relation peut s'effectuer avec un partenaire - et la volonté de pouvoir, l'obtention d'une complicité sont alors déterminantes - ou avec un objet, ou encore avec un fantasme généralement stéréotypé. Dans tous les cas, le sujet est aliéné de lui-même et de l'objet de son désir : un "objet-collage interne" est toujours interposé et l'autre n'est qu'une absence. D'où les égarements et la souffrance du pervers qu'on trouvera ici évoqués de manière saisissante, à travers de nombreuses histoires de cas - autant de contes cruels - où s'affirme un exceptionnel talent de narrateur.
Et si nous descendions tous de Mars ? Un scénario en apparence digne de la science-fiction et pourtant pris au sérieux par les scientifiques. La vie aurait été transportée depuis Mars sous forme de bactéries, par des météorites, à travers le Système solaire jusqu'à la Terre. Mais de cette vie, que reste-t-il ? Sous quelle forme ? Et comment la chercher ? C'est le but poursuivi par l'exobiologie. Si nous détections ces traces de vie, aurons-nous alors trouvé nos très lointaines racines ou une seconde genèse de la vie ? Après avoir été au commencement, Mars pourrait aussi bien être notre avenir. A condition toutefois de l'atteindre, au terme d'un très long voyage, puis de réussir à en faire une "Terre" d'asile habitable.
Résumé : Savez-vous que l'on compte cinq fois plus d'autistes chez les garc?ons, que 80 % des be?gues sont de sexe masculin ou que neuf personnes incarce?re?es sur dix sont des hommes ? Pourquoi ? Parce que le cerveau masculin n'est pas construit de la me?me manie?re que son alter ego fe?minin. Unisexe a? la conception, il se masculinise chez l'embryon puis au cours de la petite enfance, sous l'effet d'un tsunami hormonal.
Résumé : Si le féminisme s'est constitué en mouvement politique au XIXe siècle en Europe, des idées féministes, implicites ou explicites, se sont exprimées depuis l'Antiquité et dans le monde entier, contredisant les moeurs et le discours misogyne dominants. Pourquoi, comment et où de telles idées apparaissent-elles ? Font-elles véritablement Histoire, dans un processus de développement cumulatif ? Ou sont-elles seulement des bouffées aléatoires, sans synthèse ni somme ? Le féminisme politique en est-il l'aboutissement historique ? Alternant portraits, récits et analyses, Séverine Auffret retrace l'évolution des idées féministes depuis leurs premières manifestations jusqu'aux problématiques les plus contemporaines dans une somme inédite et vivante où l'on croise les Amazones, Simone de Beauvoir, Sapphô ou Diderot, et qui nous transporte de l'Egypte ancienne jusqu'en Amérique précolombienne.
11 novembre 1918. L'Allemagne conclut un armistice sans que son armée ait perdu une bataille clairement décisive, avant de ratifier le traité de Versailles, qui contraint les Allemands à endosser toute la responsabilité de la guerre. La République de Weimar ne sut au fond jamais s'affranchir du traumatisme de la défaite. L'issue de la Grande Guerre fut à l'origine de clivages politiques majeurs et d'une profonde amertume qui s'exprima dés la fin des années 1920 ; Hitler était là pour répondre au souhait des Allemands d'"en finir avec Versailles"... Dans cet ouvrage magistral, nourri d'années de recherche, Gerd Krumeich entend répondre à cette question cruciale : la défaite de 1918 est-elle à l'origine de l'histoire chaotique de l'Allemagne et du funeste destin de la République de Weimar ?