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Le premier ministre
Trollope Anthony
ALBIN MICHEL
33,00 €
Épuisé
EAN :9782226076533
Anthony Trollope (1815-1882) est un observateur impitoyable de la société victorienne et, plus particulièrement, des m?urs politiques de ses contemporains qu'il a dépeintes dans son fameux cycle des "Palliser Novels ". Avec ce quatrième titre publié par Albin Michel, nous retrouvons un personnage de Phinéas Finn, le duc d'Omnium, autrement dit Plantagenet Paliser, qui vient d'être nommé Premier ministre. Dans son entourage rôde un jeune homme ambitieux, Ferdinand Lopez qui fait la conquête d'une héritière de bonne famille, Emily Wharton. Mais le père de celle-ci s'oppose au mariage de sa fille avec ce parvenu d'origine étrangère. Discrimination sociale, racisme ou clairvoyance paternelle ? Habilement, Trollope dépeint les aveuglements de l'amour et nous amène à infléchir notre jugement premier. Ayant recours - comme dans chacun de ses romans - à l'entremêlement de deux intrigues, il s'interroge sur le devenir de la démocratie dans une société hypocrite et corrompue. La verve ironique de ce contemporain de Dickens, sa maîtrise de l'intrigue et du trait assassin brillent dans cette comédie humaine aux ramifications infinies et subtiles. Avec les années, sa prose rapide et sûre a pris, comme le dit Jacques Roubaud, " une certaine densité de nostalgie " qui, tout en restituant la complexité du monde victorien, nous fait sentir l' "engloutissement progressif " d'une société évoluant non pas vers une catastrophe finale, mais vers une mélancolie décadente.
Indefer Jones, le propriétaire de Llanfeare, devenu vieux, est assailli par le doute quant au choix de son héritier. Il choisit d'abord nièce préférée, Isabel Broderick, puis son neveu Henry Jones, qu'il déteste cordialement, mais c'est un Jones... Il finit par faire un troisième testament, juste avant sa mort, par lequel il choisit Isabel. Mais ce dernier demeure introuvable. Pas tout à fait car Henry, héritier désigné en l'absence du troisième testament, sait que ce dernier se trouve dans un livre de sermons que son oncle lisait peu avant sa mort. Pendant des semaines, il reste assis dans la bibliothèque où se trouve le livre, craignant sa découverte, mais manquant de courage pour la détruire... est le portrait perspicace d'un homme moyen, pathétique, médiocre, tant dans la vilenie que la générosité, torturé, suspecté et insulté, mais qui s'accroche avec la ténacité obstinée de la faiblesse à son malheureux secret.
Un vieillard et une jeune fille étaient assis dans la salle à manger d'une maison de campagne du comté de Carmarthen, située sur des rochers qui dominent la mer. "C'est pour moi un cas de conscience, ma chère", dit le vieillard. - Pour moi aussi, mon oncle ; et comme ma conscience à moi est d'accord avec mes sentiments, tandis que la vôtre n'est pas... - Vous pensez alors que je ne dois pas écouter ma conscience ? - Je ne dis pas cela. - Quoi donc ? - Si je pouvais seulement vous faire comprendre combien mes sentiments... ou plutôt combien mon antipathie est forte, et combien il m'est impossible de la vaincre, alors..."
Les Tours de Barchester (1857), le plus populaire des romans de Trollope, appartient au cycle des Chroniques de Barsetshire, qui décrit la vie d'un comté anglais vers 1850. Pour résumer brièvement un livre fertile en intrigues et en rebondissements, disons qu'il s'agit de la lutte qui, à Barchester, oppose l'épouse du nouvel évêque, l'énergique Mrs Proudie, à son chapelain, le cauteleux Mr Slope _ chacun essayant d'imposer son candidat au poste de directeur de l'hospice de Hiram. Tempête dans une tasse de thé? Non point, car l'Eglise anglicane occupe une place prépondérante dans la vie de l'Anglais victorien, et ses conflits, dont les implications sont autant économiques que politiques, se répercutent du haut en bas de l'échelle sociale. Ce qui distingue Trollope des deux autres grands romanciers victoriens, Dickens et Thackeray, c'est qu'il décrit son époque avec une richesse de détails qui fait de toute son oeuvre une inépuisable mine de renseignements pour historiens et sociologues. Mais, bien sûr, Trollope n'a pas voulu que décrire. Armé d'une ironie qui n'a pas d'équivalent à son époque, d'une érudition qui lui permet métaphores et sous-entendus d'un comique frisant parfois le vaudeville, il brocarde sans ménagement la corruption, l'hypocrisie et le conservatisme qui minent alors l'Eglise d'Angleterre _ et toute la société anglaise, refermée comme une huître après les élans (et les excès ? ) de la période romantique. Anthony Trollope est né à Londres en 1815 et mort en 1882. Fils d'un avocat qui fit faillite et d'une mère elle-même célèbre en tant que femme de lettres, il fit carrière dans les postes (d'où il se retira en 1867). Entre 1847, date de publication de son premier livre, et sa mort, il publia plus de quarante romans ainsi que des nouvelles et connut de son vivant une grande célébrité.
Résumé : Contre toute attente, Fred Neville, jeune officier chez les hussards, hérite subitement d'un comté dans le Dorset. Cependant, avant de faire face à ses nouvelles responsabilités, il décide de s'octroyer une année de répit en Irlande où son régiment est stationné. Au milieu des paysages romantiques des falaises de Moher battues par l'océan, Fred fait la connaissance d'une jeune Irlandaise d'une grande beauté au passé mystérieux. Il en tombe amoureux, mais sa famille s'oppose catégoriquement à cette union...
Le Zen est une discipline de concentration exigeante en même temps qu'une philosophie de la vacuité. Son enseignement, qui s'enracine dans les paroles du Bouddha, tient tout entier en zazen, c'est-à-dire la méditation assise : sous l'apparent dépouillement se révèle une formidable méthode de dépassement de l'ego. Découvert par l'Occident dans les années soixante-dix, il est rapidement devenu un élément majeur de son renouveau spirituel. Taisen Deshimaru, maître japonais qui a grandement contribué à diffuser le Zen en France, livre ici la quintessence de son enseignement sous forme de paraboles, de questions-réponses ou encore de (aphorismes). Il traduit et commente aussi intégralement deux textes fondateurs et inédits du bouddhisme zen, le Hokyo Zan Mai et le San Do Kai,
Poème mystique de 700 versets, inséré dans la grande épopée anonyme du Mahabharata, La Bhagavad-Gîtâ, "le chant du Seigneur", est considérée comme la "Bible de l'Inde". Le dieu Krishna, avatar de Vishnu (voir Mythes et dieux de l'Inde), prenant la forme d'un conducteur de char, expose ici, au jeune guerrier Arjuna, une doctrine portant sur l'action, la discrimination, la connaissance et la dévotion. La présente traduction est de Camille Rao et, Jean Herbert, indianiste bien connu, qui est aussi le préfacier. Le volume comprend un glossaire, un index et des "définitions psychologiques" importantes. Parmi les innombrables commentaires écrits sur ce texte, celui de Shri Aurobindo (1872-1950) offre l'intérêt du regard d'un homme qui se retira de la vie publique après une carrière politique ardente pour rechercher une religion synthétique universelle. Fondateur, en 1926, d'un ashram dont il fut le gourou très influent jusqu'à sa mort, il a su adapter la pensée indienne à la vie moderne. Formé en Occident, il rend ici accessible pour nous ce grand trésor spirituel. --Colette-Rebecca Estin
Djalâl-od-Din Rûmî que le monde de l'islam désigne, par respect, comme "notre maître" (Mawlânâ, Mevlana en turc) n'est pas seulement l'un des plus grands penseurs mystiques de tous les temps, un voyant qui (au XIIIe siècle !) parlait de la fission de l'atome et de la pluralité des systèmes solaires, c'est aussi l'un des plus merveilleux poètes de la littérature universelle, fondateur de l'ordre des derviches tourneurs. La mise de l'homme au diapason du cosmos, l'oratorio spirituel des derviches qui symbolise la ronde des planètes autour du soleil et, à un second niveau, la recherche du Soi, sont longuement célébrés dans les Rubâi'yât: comme les atomes, le soufi danse, et la musique ne fait que "réveiller les mystères du coeur".