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Maisons paysannes en Europe occidentale. (XVe-XXIe siècles)
Trochet Jean-René
SUP
40,00 €
Épuisé
EAN :9782840505334
Qu'y a-t-il de commun entre une maison de l'Andalousie arabe du xve siècle, une " maison longue " des Highlands écossais du XIXe siècle, et une ferme lorraine reconstruite à l'identique après la première guerre mondiale ? La question n'a rien d'insolite, car contrairement à une idée reçue, les maisons paysannes ne sont que partiellement le reflet des" conditions naturelles " : elles expriment des choix culturels, traduisent des changements dans l'économie rurale, enregistrent des progrès dans les techniques de construction et dans les conditions du confort, et répercutent des modes issues de l'architecture savante. Parfois, il est possible de suivre certains de ces éléments bien au-delà des frontières des actuels pays européens. Cet ouvrage dresse un panorama précis et varié des maisons paysannes dans plusieurs régions de l'Europe occidentale au cours des six derniers siècles. Il propose des repères pour juger de la " patrimonialisation " de l'habitat paysan traditionnel, concept opératoire présent depuis quelques années dans la plupart de ces pays.
Notre époque est caractérisée par un flot d'informations en large majorité provenant des grands médias, lesquels recourent à de nombreux spécialistes et autres experts, généralement toujours plus ou moins les mêmes, qui semblent maitriser à peu près tous les sujets. Pour finir, il ressort que ceci tourne en rond depuis fort longtemps et que le bout du tunnel n'apparait manifestement pas pour demain. Si l'on souhaite comprendre la marche du monde et son probable devenir, rien ne vaut de se placer en observateur attentif au-dessus de ce flot d'informations et non se noyer dedans.
Boulanger Philippe ; Trochet Jean-René ; Joseph Be
Bien qu'elle soit présente dès les débuts de l'Ecole française de géographie, comme partie intégrante de cette discipline, à la fin du XIXe siècle, et malgré des œuvres remarquables comme celles de Roger Dion ou de Xavier de Planhol, la géographie historique a longtemps souffert en France d'un certain déficit d'image. Elle s'est en revanche particulièrement développée dans les pays anglo-saxons, y compris sur des sujets qui concernent la France. Depuis quelques années toutefois, l'évolution des sciences humaines semble redonner une nouvelle vigueur à la géographie historique au sein de la recherche française. Cet ouvrage, issu d'un colloque qui s'est tenu à la Sorbonne en septembre 2002, a donc pour but de faire le point sur l'épistémologie, les problématiques et les méthodes de la géographie historique en France aujourd'hui.
Du VIe au XVe siècle, la Dalmatie méridionale et l'Albanie du Nord présentent une situation géo-historique unique en Europe. Ces contrées voient s'affronter le christianisme romain et le christianisme byzantin, et cette situation religieuse se double d'une situation politique souvent conflictuelle : un empire continental et maritime (Empire romain d'Orient), des principautés territoriales slaves et albanaises continentales, un empire maritime (Venise), et enfin l'Empire Ottoman qui conquiert ou soumet presque toutes ces contrées à partir de la fin du XIVe siècle. En outre, à côté de villes côtières et intérieures, des sociétés de montagne font leur apparition dans les sources dès le début du XIIe siècle, et y prennent une place grandissante au cours des trois siècles suivants. Enfin, une situation linguistique particulière ajoute à l'originalité de cet espace : à côté des langues albanaise et slave, longtemps essentiellement non urbaines, une langue latine est parlée dans certaines villes et, suivant les époques, dans leurs environs plus ou moins proches. En diversifiant son approche par des comparaisons dans l'espace et dans le temps, l'ouvrage tente de montrer les conditions et les limites de l'intervention des grandes formations politiques dans des territoires périphériques, et présente une réflexion d'ensemble sur les relations entre pouvoirs et sociétés locales dans l'Europe préindustrielle. Dans ce contexte, il s'interroge aussi sur l'origine du phénomène tribal en Albanie du Nord, qui a subsisté jusqu'au XXe siècle.
Quels types de sociétés et d'organisations du territoire ont-ils précédé l'Etat en Europe de l'Antiquité au XXe siècleu2009 ? Cet ouvrage s'efforce de répondre à cette question en s'appuyant sur des exemples précis et en utilisant des comparaisons extérieures à l'Europe. De petites unités territoriales, en général gérées par groupes de parenté (tribus et clans) ou des associations de voisinage, dans lesquelles des hommes libres, propriétaires et guerriers représentaient la majorité de la population, semblent avoir constitué un type fréquent. Des différences sociales plus ou moins importantes existaient entre ces derniers, mais des formes de démocratie primitive se rencontraient aussi, et la vengeance par le sang était un droit souvent reconnu aux membres de ces groupes. L'acquisition du monopole de la violence dite "légitime" par les Etats fut un aspect important de la transformation de ces sociétés, qui se traduisit aussi par des transformations dans les territoires. Mais des éléments de ces formes anciennes d'organisation de la société et du territoire subsistèrent parfois longtemps dans des Etats déjà organisés. Cet essai met aussi en perspective certains points de vue récents sur la classification des sociétés et leur évolution, et contribue au débat actuel sur les fondements de l'identité européenne.
Le progrès technique est-il issu du seul esprit de scientifiques, ou le résultat d'un encouragement politique ? La "révolution scientifique" à l'oeuvre entre le XVIe et le XVIIIe siècle donne lieu à un foisonnement sans précédent d'innovations scientifiques et techniques, mettant en scène un fructueux dialogue entre science(s) et pouvoir(s). L'ouvrage propose des mises au point historiographiques sur des thèmes encore peu explorés : débats autour de l'attraction magnétique, naissance de la médecine du travail, intervention royale dans la recherche d'une méthode de calcul des longitudes, ingénierie des aménagements portuaires...
Tout en montrant la nouveauté radicale du bolchevisme, et les techniques de Staline pour faire régner sa tyrannie, ce livre fait ressortir les continuités de l'histoire russe et ses constantes (idéologie, pratiques du pouvoir, place et influence de l'empire, conceptions et méthodes de politique étrangère, utilisation de la propagande). L'ouverture des archives de l'URSS et leur abondance a enrichi la connaissance de ce monde autrefois fermé et rend indispensables certaines clés de compréhension : elles faciliteront aussi l'abord de la Russie post-communiste et son passé difficile à surmonter.
Alors que l'Amérique s'interroge sur l'héritage de la révolution fondatrice, et doit faire face à de grandes questions telles que l'expansion territoriale vers l'Ouest, l'industrialisation naissante, l'afflux massif d'immigrants ou encore la question de l'esclavage, les Américains manifestent un vif intérêt pour les deux révolutions qui secouent la France en 1830 et 1848. Ces événements font l'objet de multiples célébrations officielles et populaires aux Etats-Unis et donnent lieu à des débats passionnés dans la presse américaine, au Congrès et dans les milieux contestataires tels que les premiers mouvements ouvriers, les abolitionnistes ou encore le féminisme naissant. L'approche transnationale de Yohanna Alimi-Levy se démarque de l'historiographie traditionnelle et invite à penser autrement la démocratie américaine en soulignant la circulation d'idées entre les deux rives de l'Atlantique.