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L'Europe avant l'Etat. Tribus, clans et voisinage en Europe. De l'Antiquité au XXe siècle
Trochet Jean-René
PU RENNES
28,01 €
Épuisé
EAN :9782753582200
Quels types de sociétés et d'organisations du territoire ont-ils précédé l'Etat en Europe de l'Antiquité au XXe siècleu2009 ? Cet ouvrage s'efforce de répondre à cette question en s'appuyant sur des exemples précis et en utilisant des comparaisons extérieures à l'Europe. De petites unités territoriales, en général gérées par groupes de parenté (tribus et clans) ou des associations de voisinage, dans lesquelles des hommes libres, propriétaires et guerriers représentaient la majorité de la population, semblent avoir constitué un type fréquent. Des différences sociales plus ou moins importantes existaient entre ces derniers, mais des formes de démocratie primitive se rencontraient aussi, et la vengeance par le sang était un droit souvent reconnu aux membres de ces groupes. L'acquisition du monopole de la violence dite "légitime" par les Etats fut un aspect important de la transformation de ces sociétés, qui se traduisit aussi par des transformations dans les territoires. Mais des éléments de ces formes anciennes d'organisation de la société et du territoire subsistèrent parfois longtemps dans des Etats déjà organisés. Cet essai met aussi en perspective certains points de vue récents sur la classification des sociétés et leur évolution, et contribue au débat actuel sur les fondements de l'identité européenne.
Du VIe au XVe siècle, la Dalmatie méridionale et l'Albanie du Nord présentent une situation géo-historique unique en Europe. Ces contrées voient s'affronter le christianisme romain et le christianisme byzantin, et cette situation religieuse se double d'une situation politique souvent conflictuelle : un empire continental et maritime (Empire romain d'Orient), des principautés territoriales slaves et albanaises continentales, un empire maritime (Venise), et enfin l'Empire Ottoman qui conquiert ou soumet presque toutes ces contrées à partir de la fin du XIVe siècle. En outre, à côté de villes côtières et intérieures, des sociétés de montagne font leur apparition dans les sources dès le début du XIIe siècle, et y prennent une place grandissante au cours des trois siècles suivants. Enfin, une situation linguistique particulière ajoute à l'originalité de cet espace : à côté des langues albanaise et slave, longtemps essentiellement non urbaines, une langue latine est parlée dans certaines villes et, suivant les époques, dans leurs environs plus ou moins proches. En diversifiant son approche par des comparaisons dans l'espace et dans le temps, l'ouvrage tente de montrer les conditions et les limites de l'intervention des grandes formations politiques dans des territoires périphériques, et présente une réflexion d'ensemble sur les relations entre pouvoirs et sociétés locales dans l'Europe préindustrielle. Dans ce contexte, il s'interroge aussi sur l'origine du phénomène tribal en Albanie du Nord, qui a subsisté jusqu'au XXe siècle.
La disparition de l'Empire romain d'Occident en 476 ne signe pas la disparition des Romains. Plusieurs siècles auparavant, une dissociation s'était déjà affirmée entre les Romains occidentaux et orientaux. Après 476, celle-ci s'approfondit avec la disparition progressive des premiers, tandis que les seconds parviennent à se maintenir en dépit des difficultés liées aux invasions de la fin de l'Antiquité et du Haut Moyen Age. Se dessinent alors deux grandes catégories de Romains orientaux : les Rumani et Arumani latinophones des Balkans - nommés le plus souvent Valaques - et les Romaioi hellénophones de l'Empire byzantin. Malgré des différences importantes entre les deux communautés, la langue (romane ou grecque), la religion et le droit constituent des éléments clés de leurs identités respectives. A l'opposé, l'effacement de l'identité romaine en Occident dès le Haut Moyen Age laissera place à la Renaissance aux Romains essentialisés ou, métaphorisés de la philosophie politique occidentale.
Les outils et les techniques de la vie rurale du Moyen Age au XXe siècle n'ont jamais fait jusqu'à présent l'objet d'une étude intrinsèque en France. A partir d'exemples précis, Jean-René Trochet situe dans leur contexte quelques-uns des principaux artefacts de la vie matérielle des campagnes durant cette période. Il évalue leur place au sein des différentes cultures régionales et s'interroge sur leurs limites géographiques, montre leurs relations avec les systèmes agraires, suit en détail plusieurs processus d'innovation technique qui vont permettre une amélioration des conditions de vie, et souligne les relations entre les systèmes agraires et les transformations de certaines parties de l'Europe au cours des siècles étudiés. D'un autre point de vue, l'ouvrage contribue à donner sa véritable dimension à ce qu'on appelle aujourd'hui le "petit patrimoine rural", et indique les méthodes par lesquelles on peut y parvenir.
Résumé : Depuis le démantèlement du système de Bretton Woods, nous ne sommes plus dans un système de change fixe, mais ajustable : les monnaies sont librement convertibles et leurs parités fluctuent, entre autres, au gré des politiques monétaires et économiques. L'instabilité est inscrite au coeur de ce "non-système" comme le qualifie, non sans provocation, Jacques de Larosière, pour qui un véritable système monétaire international aurait non seulement pour effet d'"harmoniser les politiques monétaires", mais libérerait les banquiers centraux des possibles pressions politiques. Autrement dit, l'absence de contrainte internationale a engendré des excès en tous genres et des erreurs notoires. Restaurer un cadre contraignant permettrait de remédier à bien des déséquilibres et assainirait le secteur financier dans son ensemble. L'enjeu de la recréation d'un système monétaire international n'est donc pas seulement financier, économique et politique ; il est aussi philosophique. Sont ici expliquées les défaillances du système monétaire actuel, et sont proposées des solutions concrètes, pragmatiques et applicables.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.