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Pour une démocratie transculturelle
Poulain Jacques ; Sandkühler Hans Jörg ; Triki Fat
L'HARMATTAN
37,50 €
Épuisé
EAN :9782296082441
Des équipes de recherche des Chaires UNESCO de Philosophie à l'Université de Tunis et à l'Université Paris VIII et du Centre des Fondements Philosophiques des Sciences de l'Université de Brême organisent depuis 2000 des colloques sur le Philosopher du vivre-ensemble dans le monde transculturel. Des questions comme celles des droits de l'homme, de la mondialisation, du particularisme, de l'universalité, du relativisme des cultures et des droits, du localisme, de l'Eurocentrisme sont toujours présentes dans les débats. Le fondement d'une philosophie transculturelle se déploie dans quatre dimensions complémentaires en soumettant l'analyse du vivre-ensemble à la démarche éthico-politique, à la dimension épistémologique, au fondement ontologique et à l'option esthétique. Au centre de la coopération figurent tant le dialogue transculturel que les contributions philosophiques au développement de la réflexion sur les sciences, l'éthique, l'esthétique et les droits de l'homme dans les cadres définis par l'UNESCO.
En choisissant d'encourager la compréhension entre l'Europe et les pays marqués par l'empreinte de l'Islam, nous nous fixons la tâche de soumettre à un examen critique les généralisations et points de vue simplificateurs. Un dialogue interculturel exige que les uns et les autres sachent les modifier grâce à l'apport de connaissances nouvelles et les reformuler en développant des perspectives susceptibles de faire avancer la question. Des deux côtés, nous avons besoin de connaissances plus différenciées qui prennent la place des images et des préjugés portant sur la religion et la violence, la démocratie et la société, l'économie et la politique, l'individu et la communauté, la formation et la culture. Il faut également que les Européens et les Européennes intègrent à leur vision du monde le regard que le monde musulman porte sur les choses. Pour autant, l'ouverture à la vision d'autrui, à son interprétation des situations ne signifie pas qu'on les partage. Mais il importe de s'intéresser à l'autre et de s'efforcer de le comprendre. L'intérêt réciproque facilite la compréhension d'un contexte religieux, politique et culturel complexe. Ainsi apparaîtront des possibilités nouvelles d'évaluer les phénomènes culturels et de comprendre l'image de l'autre qui se manifeste dans toute sa dignité et son altérité.
La question du langage est l'un des enjeux essentiels de la philosophie aujourd'hui dans les débats qui agitent les relations entre le Vieux Continent et les Etats-Unis. Face à ce qu'il est convenu d'appeler la transformation pragmatique de la philosophie, c'est-à-dire la réduction de tout discours à ses effets de langage sur les partenaires sociaux, Jacques Poulain oppose une réhabilitation de la philosophie du jugement. Spécialiste des écoles de pensée anglo-saxonnes, américaines mais aussi allemandes, il montre les dangers d'aveuglement contenus dans l'abandon de toute logique philosophique. Affrontant le diagnostic porté par Wittgenstein sur la philosophie, il remet le jugement de critique philosophique au travail en le préservant des rêves scientistes ainsi que de toute rechute dans le pseudo-savoir des règles de langage. Dans cette polémique suscitée par l'essor croissant de la philosophie du langage et de la logique mathématique, ce livre est l'un des rares en France à entreprendre une discussion de fond avec la philosophie anglo-saxonne.
Titulaire de la chaire UNESCO de philosophie de la culture et des institutions (à vocation européenne), Jacques Poulain enseigne à l'Université de Paris-VIII et y dirige le département de philosophie. Il a publié Logique et religion (Mouton, La Haye-Paris, 1973), L'Âge pragmatique ou l'expérimentation totale (L'Harmattan, 1991), La Loi de vérité ou la logique philosophique du jugement (Albin Michel, 1993), La Neutralisation du jugement ou la critique pragmatique de la raison politique (L'Harmattan, 1993), La Condition démocratique (L'Harmattan, 1998) et Les Possédés du vrai (Éd. du Cerf, 1998) ainsi que de nombreux recueils collectifs.
Avant de désigner le régime politique qui porte son nom, la démocratie a trait à la condition de vie en société de l'homme. l'inscription de la pensée dans le langage voue en effet ce dernier à explorer sa condition démocratique somme conditions de vie : ses expériences scientifiques, sociales et culturelles s'appuient sur un partage avec autrui de son jugement de vérité. Les démocraties néolibérales exploitent cette condition en soumettant l'homme lui-même à une expérimentaiton totale. Mais elles évoquent un consensus aveugle pour éviter de juger l'injustice et l'exclusion qu'elles sécrètent. Comment rétablir, dans la condition sociale et politique, la puissance de ce jugement de vérité neutralisé d'emblée par cet abus néolibérale du consensus ? En reconnaissant d'abord l'erreur philosophique qui anime cette expérimentation : il est faux que l'homme ait à se guérir de lui-même comme s'il était, comme être de désir, de passions et d'intérêts, l'ennemi de lui-même et d'autrui comme esprit. L'usage expérimental que l'on fait des institutions juridiques, morales et politiques repose pourtant encore sur cette erreur. En établissant ensuite comment l'usage même du jugement de vérité survit à son refoulement néolibéral. Car ce jugement n'advient pas seulement dans un temps second de la réflexion, mais il engendre les mondes sociaux de connaissance, de jouissance et d'action dont ont besoin les hommes, en substituant aux échecs qu'ils rencontrent, l'invention de nouvelles harmonies affectives, cognitives, pratiques et consommatoires. C'est ainsi également que le partage démocratique de la vérité nous fait toujours déjà surmonter l'injustice et l'exclusion néolibérales : en renouvelant sans cesse l'horizon de justice d'une démocratie du jugement dans le monde économique et culturel tout en nous faisant partager historiquement la vérité éthico-politique de ce jugement dans les institutions.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.