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La Loi de vérité. La logique philosophique du jugement
Poulain Jacques
ALBIN MICHEL
26,95 €
Épuisé
EAN :9782226395061
La question du langage est l'un des enjeux essentiels de la philosophie aujourd'hui dans les débats qui agitent les relations entre le Vieux Continent et les Etats-Unis. Face à ce qu'il est convenu d'appeler la transformation pragmatique de la philosophie, c'est-à-dire la réduction de tout discours à ses effets de langage sur les partenaires sociaux, Jacques Poulain oppose une réhabilitation de la philosophie du jugement. Spécialiste des écoles de pensée anglo-saxonnes, américaines mais aussi allemandes, il montre les dangers d'aveuglement contenus dans l'abandon de toute logique philosophique. Affrontant le diagnostic porté par Wittgenstein sur la philosophie, il remet le jugement de critique philosophique au travail en le préservant des rêves scientistes ainsi que de toute rechute dans le pseudo-savoir des règles de langage. Dans cette polémique suscitée par l'essor croissant de la philosophie du langage et de la logique mathématique, ce livre est l'un des rares en France à entreprendre une discussion de fond avec la philosophie anglo-saxonne.
Avant de désigner le régime politique qui porte son nom, la démocratie a trait à la condition de vie en société de l'homme. l'inscription de la pensée dans le langage voue en effet ce dernier à explorer sa condition démocratique somme conditions de vie : ses expériences scientifiques, sociales et culturelles s'appuient sur un partage avec autrui de son jugement de vérité. Les démocraties néolibérales exploitent cette condition en soumettant l'homme lui-même à une expérimentaiton totale. Mais elles évoquent un consensus aveugle pour éviter de juger l'injustice et l'exclusion qu'elles sécrètent. Comment rétablir, dans la condition sociale et politique, la puissance de ce jugement de vérité neutralisé d'emblée par cet abus néolibérale du consensus ? En reconnaissant d'abord l'erreur philosophique qui anime cette expérimentation : il est faux que l'homme ait à se guérir de lui-même comme s'il était, comme être de désir, de passions et d'intérêts, l'ennemi de lui-même et d'autrui comme esprit. L'usage expérimental que l'on fait des institutions juridiques, morales et politiques repose pourtant encore sur cette erreur. En établissant ensuite comment l'usage même du jugement de vérité survit à son refoulement néolibéral. Car ce jugement n'advient pas seulement dans un temps second de la réflexion, mais il engendre les mondes sociaux de connaissance, de jouissance et d'action dont ont besoin les hommes, en substituant aux échecs qu'ils rencontrent, l'invention de nouvelles harmonies affectives, cognitives, pratiques et consommatoires. C'est ainsi également que le partage démocratique de la vérité nous fait toujours déjà surmonter l'injustice et l'exclusion néolibérales : en renouvelant sans cesse l'horizon de justice d'une démocratie du jugement dans le monde économique et culturel tout en nous faisant partager historiquement la vérité éthico-politique de ce jugement dans les institutions.
Résumé : Les démocraties économiques produisent en accéléré un appauvrissement du monde. Elles programment même un dégraissage de leurs populations actives de l'ordre de 80%. Pour légitimer leurs régulations, justifier leurs performances catastrophiques et les crimes spéculatifs de leurs banques, elles n'agitent que ce schibboleth appelé par Joseph Stiglitz le "consensus de Washington" : libéralisation, privatisation et austérité. Elles développent sans sourciller une esthétisation pathologique du monde à l'aide d'un chamanisme économique qui les dispense de se soumettre à ce qui devrait régler leur développement : le jugement d'objectivité qu'elles sont appelées à porter sur leurs propres résultats. C'est ainsi qu'elles parasitent, sous couvert d'expérimentation, la puissance de l'imagination créatrice que l'être humain s'est forgée pour surmonter l'absence de ses coordinations héréditaires à l'environnement. La maladie mortelle qu'elles propagent n'est pourtant qu'un autisme de la réflexion. Le sursaut doit venir d'un dialogue transculturel, seul remède pour guérir de la mondialisation.
Le Zen est une discipline de concentration exigeante en même temps qu'une philosophie de la vacuité. Son enseignement, qui s'enracine dans les paroles du Bouddha, tient tout entier en zazen, c'est-à-dire la méditation assise : sous l'apparent dépouillement se révèle une formidable méthode de dépassement de l'ego. Découvert par l'Occident dans les années soixante-dix, il est rapidement devenu un élément majeur de son renouveau spirituel. Taisen Deshimaru, maître japonais qui a grandement contribué à diffuser le Zen en France, livre ici la quintessence de son enseignement sous forme de paraboles, de questions-réponses ou encore de (aphorismes). Il traduit et commente aussi intégralement deux textes fondateurs et inédits du bouddhisme zen, le Hokyo Zan Mai et le San Do Kai,
Résumé : En 195 aphorismes, les Yoga-Sutras de Patanjali codifient l'enseignement d'une pratique traditionnelle plusieurs fois millénaire. C'est l'esprit même du Yoga qui se trouve ici décrit, résumé en une série de remarques lapidaires et lumineuses. Vrai traité de connaissance de soi, cet ouvrage est l'un des textes majeurs de l'humanité. Son message, transcendant les siècles, se révèle bien plus que moderne : essentiel.
Au XVIe siècle, Miyamoto Musashi, samouraï invaincu par une vie de combats, maître ès armes et esprit de nombreux disciples, se retire dans une grotte quelques mois avant sa mort et rédige ce classique de la littérature universelle: Traité des Cinq Roues.Ce guerrier nous donne en un texte lumineux l'essence des arts martiaux et le secret d'une stratégie victorieuse qui transcende la violence et devient art de vivre et d'agir. Attitude qui explique aujourd'hui les raisons des succès japonais dans tous les domaines.Une leçon à méditer et à pratiquer: car l'esprit de l'art de l'épée peut s'appliquer à tous les gestes de la vie quotidienne.