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Mauvaises nouvelles
Trevor William
PHEBUS
19,95 €
Épuisé
EAN :9782859406585
A l'heure où il décidait de se consacrer plus particulièrement au roman (En lisant " Tourgueniev ", " Ma maison en Ombrie ", " Le Silence du jardin ", " Le Voyage de Felicia ", " Mourir l'été "), le New Yorker saluait l'Irlandais William Trevor, de façon subtilement décalée, comme " le plus grand auteur vivant de nouvelles de langue anglaise ". Il se trouve que Trevor, maître inégalé de la fiction brève, a été jusqu'à présent peu traduit chez nous dans ce registre. Une injustice que l'on a résolu de réparer en publiant en plusieurs volumes, à la suite du présent recueil, une sélection des meilleures nouvelles composées depuis trente ans et plus par l'écrivain. Les neuf récits rassemblés dans ces pages ne font cadeau de rien. Rêves brisés, occasions manquées, espoirs déçus et, tout à la fin, ce retour à la solitude qui reste l'unique issue dévolue aux candidats à l'existence - pitoyables victimes d'un mauvais destin dont ils auront été presque toujours, consciemment ou non, les serviteurs zélés... Car les héros de Trevor, ainsi que le notait Gérard Meudal il y a quelques années à la faveur d'une interview restée dans les mémoires, " sont doués d'une capacité de malheur inépuisable ". Rien de plus désespérant à première vue que ces histoires poignardées dans le dos... A ceci près qu'à l'approche de la dernière page, lorsque revient le silence, le terrible silence, force nous est de constater que les personnages que nous venons de laisser dans leur détresse, leur dénuement, leur folie même, cachaient à leur façon un trésor auquel ils sont restés fidèles jusqu'au bout... L'échec de tous leurs désirs comptant finalement peu au regard de cet attachement pathétique qui les liait à quelques chimères ou à quelques fantômes. Là est tout le " miracle " trevorien, qui parvient à conjuguer, presque à notre insu, cruauté et indulgence, désillusion et fidélité au songe.
Elle cherche Johnny, Désespérément, c'est-à-dire - paradoxe des mots - l'espoir chevillé à l'âme et au corps. Johnny et Felicia se sont connus au pays, en Irlande, à la faveur d'un mariage. Brève rencontre : ils s'aiment ou croient s'aimer : lui regagne l'Angleterre où il a trouvé du travail - sans laisser d'adresse. Elle décide de franchir la mer pour le retrouver. Felicia erre dans la grande ville noire, autrefois fleuron de l'industrie anglaise triomphante, aujourd'hui cité dévastée par la crise, le chômage, le racisme, la violence. Johnny reste introuvable. Portée par une passion qu'alimente le seul souvenir d'un instant volé, Felicia finit par s'enfermer dans son rêve, sans espoir de secours, bientôt incapable d'empoigner la réalité qui s'offre. Inapte au métier de vivre, elle ne se soutient plus que de cet amour fantôme. Son errance l'expose à d'étranges rencontres. Ainsi croisera-t-elle la route de Hilditch, inquiétant compagnon d'infortune, âme perdue dans ses fables - assassin peut-être. Il ne pourra pas l'empêcher d'aller jusqu'au bout de sa dérive : quête sans absolu, absurde descente aux enfers fouettée par tous les mauvais vents du sort, où même l'ordinaire solidarité humaine fait défaut - sinon entre paumés...et encore. Aucun coup de tonnerre au long de cette tempête que l'on dirait filmée au ralenti et qui débouche sur un silence sidérant : ce silence auquel le monde d'aujourd'hui, en sa folie, refuse obstinément de prêter l'oreille.
Un manoir perdu dans une petite île au large des côtes de l'Irlande, au début des années trente, où de braves gens comme vous et moi se contentent de mener leur vie...c'est-à-dire la ratent de belle façon. Ils sont protestants mais font bon ménage avec les catholiques du cru - ce qui n'empêche pas les préjugés et la solide bêtise d'être équitablement répartis entre les uns et les autres. Ce qui n'empêche pas non plus qu'on s'aime, qu'on souffre, qu'on regrette, qu'on espère... et que l'on s'assassine gentiment dans les coins. On marie une jeune fille qui n'est plus très jeune... On fornique en cachette en s'imaginant que l'honneur est sauf...On rêve à des amours impossibles...On fait des enfants...On meurt : tout cela dans le désordre, qui reste la grande loi de la vie. Chronique impitoyable - et tendre, pourtant - d'une grande famille sur le déclin, Le Silence du jardin n'est pas sans évoquer le climat des derniers films de James Ivory : dérision et compassion. L'Irlande en plus : ses rhododendrons sauvages ; ses bourgs fouettés par le vent, où l'on compte trente-sept pubs pour deux mille habitants ; sa religiosité manique ; sa bière brune qui laisse un goût amer dans la bouche ; sa folie furieuse ; sa poésie si douce... En prime, l'art diabolique de Trevor qui laisse filer son récit au gré des rencontres, apprivoise tous les points de vue, partage tous les délires sans les juger... et s'offre le luxe de nous mener par le bout du nez jusqu'à désavoué le regretté Alfred Hitchcock.
Dans une petite ville d'Irlande, Harry, propriétaire d'un cinéma désaffecté, L'Alexandra, vit du souvenir d'une femme, Frau Messinger, qui l'a ébloui, adolescent. A la mort prématurée de la jeune femme, il a hérité du cinéma que son mari avait fait construire pour elle. Mais ce qui palpite et brille à jamais aux yeux de Harry, ce sont, mêlées aux robes rouges, aux conversations et au sourire énigmatique de Frau Messinger, les images qui défilaient dans les années 40 sur l'écran de L'Alexandra. Un récit d'amour fou que l'écriture subtile et délicate de William Trevor rend inoubliable.
Le troisième et dernier tome de cette Intégrale regroupe les nouvelles écrites par Edgar Allan Poe de 1844 à sa mort en 1849. Pendant cette période crépusculaire d'errance, de drames et de maladie, sa productivité ne faiblit pas. Il compose plusieurs chefs-d'oeuvre, dont "Un récit aux monts Crénelés", "La lettre dérobée" , "Les faits concernant le cas Valdemar" ou encore "Saute-Grenouille". Présenté de manière chronologique, fruit du travail érudit et passionné de Christian Garcin et Thierry Gillybceuf, cet ultime volume clôt l'une des grandes entreprises de retraduction d'aujourd'hui. Il est augmenté de nombreuses notes et rythmé par des illustrations originales de Sophie Potié.
Bien rare assurément les lecteurs qui ont eu l'occasion d'avoir entre les mains ce petit livre publié en 1947, jamais réédité depuis. Sous forme de contes" merveilleusement brefs qui ont la netteté et le trouble du rêve, et dont le personnage central est toujours le même (un mort qui persiste désespérément à vivre), c'est dans un monde subtilement cauchemardesque que nous nous trouvons entraînés, comme à notre corps déféndant : un monde qui se révèle être, dès les premiers détours, celui de l'inavouable".
Résumé : Nous sommes en 2003. Lily est taxi. Elle accompagne un couple de vieux agriculteurs sur la route de Cannes, en pleine fournaise. Et si la canicule se prolongeait indéfiniment ? Sur l'autoroute, les bolides klaxonnent de loin, fusillent le rétroviseur d'appels de phare et passent en trombe. A mesure que la température monte, les personnages se dévoilent, entre amour et violence. Lily songe à sa plus grande fille, Jessica, que l'adolescence expose aux premières déconvenues sentimentales. A son ex-mari, qui l'a quittée pour une femme plus jeune. A leurs anciens jeux érotiques... Il y a quelque chose de pourri dans l'atmosphère. La vie semble se résumer à une peur de souffrir. Et le lecteur est loin d'imaginer ce qui l'attend?
Présentation de l'éditeur L'histoire est celle d'une violente rencontre entre deux êtres. Celle d'une agression commise par Mino Torrès sur la personne d'Ariane un soir de novembre alors qu'elle rentrait chez elle. Sa vie bascule. Quelques mois plus tard, c'est depuis le fond de sa cellule que Mino Torrès décharge son fiel, contre la vie, les femmes et ses victimes. Quant à Ariane, c'est entre Munich et Berlin qu'elle renoue avec ses sens, avec le corps des autres et avec le sien. Deux versions complémentaires racontées l'une après l'autre, d'un même évènement, vues avec brio et pertinence par Marie Hélène Poitras qui a su parfaitement et sans faux-semblants se glisser aussi bien dans la peau de l'agresseur que dans celle de sa victime