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La crise de l'art abstrait ? Récits et critique en France et aux Etats-Unis dans les années 1980
Trespeuch Hélène ; Dagen Philippe
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782753522848
Les années 1980 forment une décennie de bouleversements multiples qui secouent l'histoire de l'art et ses récits établis : la crise des avant-gardes, le retour de la peinture figurative, l'avènement polémique du postmoderne, l'explosion du marché de l'art et l'affirmation de scènes artistiques nationales sont quelques-unes de ces données qui modifient considérablement le paysage artistique et théorique du monde occidental. Dans ce contexte de rupture, l'histoire de l'art du XXe siècle devient l'objet de multiples réévaluations, de bilans critiques. Et le modernisme de Clement Greenberg, qui voyait dans l'art abstrait la quintessence de la modernité et son but ultime, devient la cible privilégiée des acteurs du monde de l'art. L'écriture de l'histoire de l'art abstrait est dès lors profondément remaniée ; sa place privilégiée au sein des récits de la modernité est remise en cause. Envisageant des sources aussi variées que les manuels d'histoire de l'art, les revues art press et October, les catalogues des ambitieuses expositions de la décennie portant sur différents chapitres de l'histoire de l'art abstrait, cet essai entend dresser un panorama précis des enjeux que cristallise le récit de l'art abstrait à l'ère de la post-avant-garde. Décrypter les prises de position des uns et des autres, dans un contexte économique et politique particulier, doit permettre de comprendre que la crise de l'art abstrait si souvent annoncée a souvent été une crise du discours plus que des pratiques elles-mêmes.
Résumé : "Depuis les surprises-parties cannoises d'après-guerre jusqu'à son ermitage auvergnat, le théoricien iconique de La Société du spectacle fut un buveur invétéré. Au soir de sa vie, Guy Debord présenta son addiction comme "la fidèle obstination de toute une vie". La consommation quotidienne d'alcools conditionna son rapport au réel, à la création et à la politique. Elle fut à la fois une échappatoire, un pied de nez à la société bourgeoise, une exploration collective des confins de la liberté absolue, le pilier d'un nouvel ethos révolutionnaire, une critique en actes des dérives de la viticulture productiviste. L'art de boire chez Guy Debord refléta sa mélancolie, déchirée entre la voyance d'une société utopique et les matins ternes des déceptions politiques."
Naulin Sidonie ; Simioni Melchior ; Trespeuch Mari
En revisitant l'oeuvre de Philippe Steiner, cet ouvrage s'intéresse aux rapports entre l'économie et la sociologie et montre comment s'est structuré, dans un entre-deux, le champ de la sociologie économique. Qu'est-ce que la sociologie a à dire sur l'économie ? Par la profondeur de ses analyses et la diversité de ses objets de recherche, Philippe Steiner - qui fut professeur de sociologie à Sorbonne Université jusqu'en 2022 et l'un des principaux représentants du courant de la sociologie économique en France - a approfondi et nourri le dialogue entre l'économie comme discipline académique et la sociologie de l'économie. Au terme de sa carrière, sa trajectoire et son oeuvre dessinent une oeuvre prolifique et protéiforme qui se joue des frontières disciplinaires. Dans cet ouvrage, les perspectives d'analyse d'une quinzaine de chercheurs et chercheuses, français et étrangers, entrent en résonance avec les travaux de Philippe Steiner et explorent les contours de la sociologie économique contemporaine. Les chapitres rassemblés ici abordent ainsi des thèmes variés (le rôle de l'information, la circulation de ressources non marchandes et l'altruisme, la transplantation d'organes, la sociologie de la fête ou encore de l'esclavage) et cette diversité offre un large panorama de la recherche et des débats qui la traversent (par exemple sur la place du marché dans le fonctionnement des économies aujourd'hui ou sur les rapports entre économie et sociologie). En revisitant aussi l'histoire de la pensée économique, à travers la pensée de Durkheim ou des "classiques" de la sociologie, cet ouvrage s'intéresse aux rapports entre les deux disciplines et montre comment s'est structuré le champ de la sociologie économique.
En 1937, le Corse bourru - néanmoins philosophe normalien - rencontre l'étudiante parisienne. Jean Toussaint et Dominique s'épousent certes, mais ils refusent un mariage bourgeois : ils se laissent entière liberté l'un à l'autre et ils ne s'engagent que pour six mois... renouvelés pendant soixante ans. Ensemble, ils entrent en Résistance, puis s'engagent au Parti communiste français. Le philosophe et la journaliste deviennent des Staliniens orthodoxes, jusqu'à ne plus se reconnaître... Après leur rupture avec le Parti, ils doivent réinventer leur relation au monde. Ils refusent d'une part de se retirer dans leur tour d'ivoire de philosophie pour l'un, de lettres pour l'autre. D'autre part, s'emprisonner de nouveau dans une organisation politique leur paraît inconcevable. Ils se créent donc une éthique sur mesure, entre engagement et désengagement, qui leur permet d'affronter le siècle avec la même révolte.
Résumé : L'Internationale situationniste a une postérité foisonnante. En tant que dernière avant-garde artistique, elle est aujourd'hui une matrice incontournable du monde des arts et de l'architecture. Depuis les années 1968, sa théorie critique nourrit la vie intellectuelle et les pratiques militantes. Quant à son leader Guy Debord, il est entré au Panthéon français des grands penseurs contemporains en 2009. Cet ouvrage d'histoire culturelle analyse sa réception. Comment ce mouvement, qui était réduit et confidentiel à sa création et qui refusa de faire école à sa disparition, parvint-il à essaimer dans le monde entier ? Du vivant de l'organisation (1957-1972), les situationnistes eurent un rôle de premier plan dans la diffusion de leurs idées et de leur esthétique : ils choisirent leurs réseaux et bâtirent leur propre mythologie. En revanche, depuis sa redécouverte à la fin de la Guerre froide, la multiplicité des acteurs et des réappropriations de son héritage crée toutes les conditions d'une seconde naissance de l'Internationale situationniste.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.