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L'Économie au pari de la sociologie. Autour des travaux de Philippe Steiner
Naulin Sidonie ; Simioni Melchior ; Trespeuch Mari
SUP
22,00 €
Épuisé
EAN :9791023106824
En revisitant l'oeuvre de Philippe Steiner, cet ouvrage s'intéresse aux rapports entre l'économie et la sociologie et montre comment s'est structuré, dans un entre-deux, le champ de la sociologie économique. Qu'est-ce que la sociologie a à dire sur l'économie ? Par la profondeur de ses analyses et la diversité de ses objets de recherche, Philippe Steiner - qui fut professeur de sociologie à Sorbonne Université jusqu'en 2022 et l'un des principaux représentants du courant de la sociologie économique en France - a approfondi et nourri le dialogue entre l'économie comme discipline académique et la sociologie de l'économie. Au terme de sa carrière, sa trajectoire et son oeuvre dessinent une oeuvre prolifique et protéiforme qui se joue des frontières disciplinaires. Dans cet ouvrage, les perspectives d'analyse d'une quinzaine de chercheurs et chercheuses, français et étrangers, entrent en résonance avec les travaux de Philippe Steiner et explorent les contours de la sociologie économique contemporaine. Les chapitres rassemblés ici abordent ainsi des thèmes variés (le rôle de l'information, la circulation de ressources non marchandes et l'altruisme, la transplantation d'organes, la sociologie de la fête ou encore de l'esclavage) et cette diversité offre un large panorama de la recherche et des débats qui la traversent (par exemple sur la place du marché dans le fonctionnement des économies aujourd'hui ou sur les rapports entre économie et sociologie). En revisitant aussi l'histoire de la pensée économique, à travers la pensée de Durkheim ou des "classiques" de la sociologie, cet ouvrage s'intéresse aux rapports entre les deux disciplines et montre comment s'est structuré le champ de la sociologie économique.
De tous les sociologues français du XXe siècle, Pierre Bourdieu (1930-2002) est sans doute aujourd’hui le plus connu et le plus controversé. Son ?uvre foisonnante a durablement marqué le champ intellectuel en France et dans le monde. À l’origine d’une nouvelle théorie du monde social qui s’appuie sur des concepts clés tels que l’habitus, la violence symbolique ou le champ, Pierre Bourdieu s’attache à mettre au jour la réalité des rapports sociaux pour mieux la dénoncer. Cet ouvrage présente trois dimensions centrales de l’?uvre de Pierre Bourdieu: sa réflexion épistémologique sur le métier de sociologue, l’élaboration de ses principaux concepts d’analyse à travers l’étude de domaines particuliers (école et culture) et enfin sa théorie de l’espace social. Dans chacun des chapitres, sont présentés des travaux d’auteurs qui ont poursuivi la réflexion de Pierre Bourdieu ou qui s’en sont inspirés. C’est en s’intéressant aux apports et aspects critiques de la sociologie de Pierre Bourdieu que peuvent être saisies l’importance et la nature de son influence intellectuelle aujourd’hui. Anne Jourdain et Sidonie Naulin sont doctorantes en sociologie, normaliennes et agrégées de sciences économiques et sociales.
D'un côté Malika, française d'origine kabyle et adoptée suite au décès de sa mère en la mettant au monde, se met dès l'enfance en quête de ses origines. De l'autre Kendji, issu d'une famille de gitans, recherche les racines de son peuple à travers les continents et les siècles. Ces deux destins morcelés se croisent et s'attirent, prompts à se découvrir... Pour le meilleur et pour le pire. Né à Alger, Pierre Naulin a quitté son pays natal à l'indépendance. Toulouse qui l'a accueilli, lui a permis de retrouver une certaine sérénité. Après Les deux volets des " Angoisses de ma jeunesse ", il suit les pas de jeunes gens à la conquête d'eux-mêmes.
Dans ce second opus de l'histoire de Jean, celui-ci voit son désir de vengeance vis-à-vis de son père s'effacer peu à peu pour faire place aux regrets : celui d'avoir quitté son Algérie natale, celui de voir la séparation entre son pays et la France devenir abysse, malgré une intégration possible... Enfin, le regret amer de constater le déni des événements dans lequel vivent les générations actuelles, un aveuglement qui entraîne des aberrances sociales et historiques sans précédent.
Habituellement, le don est pensé comme un cadeau fait en direct par une personne à une autre. En réalité, beaucoup de dons sont faits " à distance ", en transitant par des organisations, sans qu'il y ait de contact entre donateur et donataire. C'est le cas des dons d'organes, de gamètes et de sang, des dons alimentaires ou encore des dons d'objets usagés. La croissance des dispositifs de mise en relation à distance par le biais d'Internet accélère d'ailleurs le développement des dons organisationnels. Les huit études de cas présentées dans l'ouvrage visent à mettre en lumière les conséquences sur le don du passage par les organisations. Quatre aspects du don organisationnel sont particulièrement étudiés : le travail effectué par les organisations qui rendent possible la solidarité à distance, les circuits de commerce par lesquels passent les dons organisationnels, la réciprocité dans le cadre d'un don sans lien direct entre le donateur et le donataire et, enfin, la dimension politique associée à la solidarité à distance. L'ouvrage met ainsi en évidence la capacité du don à s'inscrire dans les formes les plus modernes de la société contemporaine.
Le progrès technique est-il issu du seul esprit de scientifiques, ou le résultat d'un encouragement politique ? La "révolution scientifique" à l'oeuvre entre le XVIe et le XVIIIe siècle donne lieu à un foisonnement sans précédent d'innovations scientifiques et techniques, mettant en scène un fructueux dialogue entre science(s) et pouvoir(s). L'ouvrage propose des mises au point historiographiques sur des thèmes encore peu explorés : débats autour de l'attraction magnétique, naissance de la médecine du travail, intervention royale dans la recherche d'une méthode de calcul des longitudes, ingénierie des aménagements portuaires...
Alors que l'Amérique s'interroge sur l'héritage de la révolution fondatrice, et doit faire face à de grandes questions telles que l'expansion territoriale vers l'Ouest, l'industrialisation naissante, l'afflux massif d'immigrants ou encore la question de l'esclavage, les Américains manifestent un vif intérêt pour les deux révolutions qui secouent la France en 1830 et 1848. Ces événements font l'objet de multiples célébrations officielles et populaires aux Etats-Unis et donnent lieu à des débats passionnés dans la presse américaine, au Congrès et dans les milieux contestataires tels que les premiers mouvements ouvriers, les abolitionnistes ou encore le féminisme naissant. L'approche transnationale de Yohanna Alimi-Levy se démarque de l'historiographie traditionnelle et invite à penser autrement la démocratie américaine en soulignant la circulation d'idées entre les deux rives de l'Atlantique.
Ahmad Zaki fut entre 1892 et 1934 l'une des figures les plus dynamiques de la vie culturelle égyptienne : polyglotte, traducteur, bibliophile, philologue, homme d'érudition, mais épris de modernité et de voyages. A l'aise tant dans la culture arabe que française, il stupéfiait déjà ses contemporains par l'ampleur de ses connaissances et sa liberté d'esprit. Le tour d'Europe qu'il effectua à partir de 1892 et dont on présente ici la traduction intégrale a tout pour nous étonner encore aujourd'hui par éclectisme dont il témoigne. Rédigeant ses feuillets à la diable, d'où un style singulièrement alerte, l'auteur nous fait partager le regard qu'il porte à la fois en humaniste, en ethnographe amateur et en touriste bon vivant, sur l'Italie, la France, l'Angleterre, le pays de Galles, la péninsule Ibérique, auréolée pour lui du souvenir d'Al-Andalus et de ses splendeurs. Chemin faisant, ce qui se construit, dans ce récit au ton personnel, mi-parti d'humour et de souci patriotique, c'est aussi un discours occidentaliste, véhiculant savoir et représentations moins de "l'Autre", que des autres, mais sans aucune lourdeur dogmatique.