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L'abbaye de Maillezais. Des moines du marais aux soldats huguenots
Treffort Cécile ; Tranchant Mathias
PU RENNES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782868478825
Ce livre est né de deux rencontres : la première entre les hommes et la nature, quelque part dans les brumes d'un. Moyen Âge éminemment religieux ; la seconde, près d'un millénaire plus tard, entre la communauté scientifique et un site fascinant tant par ses ruines majestueuses et son histoire complexe que par les illustres personnages qui l'on choisi comme résidence ou source d'inspiration. L'île de Maillezais a été battue durant sept siècles par les vagues successives de la grande Histoire. En marge du monde des hommes, couvert de forêts, peuplé d'oiseaux et d'animaux sauvages, ceint de marais, le site originel fut pour ses premiers occupants une sorte de " désert fertile ", propre à satisfaire leurs ambitions et leurs besoins. L'abbaye en particulier, fondation comtale de la fin du Xe siècle, s'illustre jusqu'au XVIIe siècle par sa vie religieuse et culturelle, mais également par sa richesse et sa puissance temporelle, sources de nombreuses convoitises. À la fois lieu de pouvoir et lieu de mémoire, Maillezais apparaît en outre comme un espace d'affirmation identitaire. Cimetière familial pour les comtes de Poitiers, centre résidentiel pour les évêques, villégiature pour Agrippa d'Aubigné, les maîtres du lieu puisèrent dans l'insularité pour bâtir et exprimer leur puissance et leur singularité. À chaque époque d'écriture de textes et d'érection d'édifices correspond une construction idéologique. Aujourd'hui encore, le chercheur, le riverain passionné ou le simple visiteur, traduit par son regard personnel, subjectif et affectif, l'attraction intemporelle qu'exerce sur chacun le site de Maillezais. Qu'il trouve dans cet ouvrage quelques nouvelles clefs pour en percer les secrets.
Dans un paysage marqué par la présence conjointe du littoral atlantique qui les borde et du fleuve Charente qui les traverse, les pays charentais sont, au Moyen Age, une terre monastique. Isolés sur des îles au coeur de l'océan ou des marais ou installés à proximité de lieux de vie et de voies de communication, voire prenant la tête des opérations de conquête de nouvelles terres par défrichement des zones d'espaces boisés ou assèchement de zones marécageuses, les religieux ont construit des monuments de pierre qui ont marqué durablement le paysage de la région. Le présent ouvrage, qui explore ces lieux singuliers, est issu d'un programme collectif de recherche (PCR) du ministère de la Culture, Conditions d'implantation des monastères dans les pays charentais au Moyen Age : Etude sur la géographie monastique en Charente et Charente Maritime jusqu'au XVe siècle ; Archéologie, architecture et histoire, mené sur plusieurs années (2001-2008), ponctué par un colloque, Archéologie monastique en pays charentais : Bilan, exemples et perspectives (Saintes et Saint-Amant-de-Boixe, 2005) et accompagné par une exposition itinérante, A la table des moines charentais : Archéologie de l'alimentation monastique en pays charentais au Moyen Age. Elargissant l'horizon géographique des pays de la Charente à ceux de la Loire, ce livre propose alternativement des synthèses et des études de cas, travaux pour la plupart inédits qui éclairent les communautés monastiques et canoniales du Centre-Ouest d'un jour nouveau. Articulant la recherche historique et archéologique avec une approche patrimoniale, il permet de comprendre et de regarder différemment les vestiges ténus ou monumentaux dont les pierres gardent le souvenir de ce que fut la vie de ces hommes de Dieu.
Court essai historique, cet ouvrage brosse le tableau des relations entre institution ecclésiastique et exercice des pouvoirs de l'époque carolingienne à la réforme grégorienne dans le cadre d'une société occidentale chrétienne en route vers le salut. Particulièrement dépendants de la conception trifonctionnelle de la société et d'une structure ecclésiale englobante, les rapports entre clercs et laïcs sont restés étroits, entre collaboration et collusion, jusqu'au moment où la papauté, en distinguant très nettement pouvoir temporel et autorité spirituelle, tendant à subordonner le premier à la seconde, rompt leur équilibre séculaire.
Nées de l'étude des épitaphes des VIIIe-XIe siècles, ces Mémoires carolingiennes offrent un parcours original dans l'histoire du haut Moyen Âge. Analysant non seulement le contenu de leur texte mais également leur forme littéraire, matérielle et graphique, l'auteur y montre combien ces témoignages épigraphiques, souvent modestes. et méconnus, sont indissociables de la grande histoire carolingienne, celle du nouvel empire chrétien, de ses rêves et de ses réalités politiques, sociales, culturelles et religieuses que tour à tour ils façonnent et révèlent. . . Professeure en histoire médiévale à l'Université de Poitiers et directrice-adjointe du Centre d'études supérieures de civilisation médiévale (CESCM), Cécile Treffort est également responsable du Corpus des inscriptions de la France médiévale. Cet ouvrage s'inscrit dans la lignée de ses nombreux travaux sur la tombe, l'écrit et la mémoire entre Vie et le XIIe siècles, parmi lesquels on peut compter A réveiller les morts (Lyon, 1993, dirigé en collaboration avec D. Alexandre-Bidon), L'Eglise carolingienne et la mort (Lyon, 1996) et de multiples articles.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.