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Monastères entre Loire et Charente
Treffort Cécile ; Brudy Pascale ; Autissier Anne
PU RENNES
26,00 €
Épuisé
EAN :9782753527676
Dans un paysage marqué par la présence conjointe du littoral atlantique qui les borde et du fleuve Charente qui les traverse, les pays charentais sont, au Moyen Age, une terre monastique. Isolés sur des îles au coeur de l'océan ou des marais ou installés à proximité de lieux de vie et de voies de communication, voire prenant la tête des opérations de conquête de nouvelles terres par défrichement des zones d'espaces boisés ou assèchement de zones marécageuses, les religieux ont construit des monuments de pierre qui ont marqué durablement le paysage de la région. Le présent ouvrage, qui explore ces lieux singuliers, est issu d'un programme collectif de recherche (PCR) du ministère de la Culture, Conditions d'implantation des monastères dans les pays charentais au Moyen Age : Etude sur la géographie monastique en Charente et Charente Maritime jusqu'au XVe siècle ; Archéologie, architecture et histoire, mené sur plusieurs années (2001-2008), ponctué par un colloque, Archéologie monastique en pays charentais : Bilan, exemples et perspectives (Saintes et Saint-Amant-de-Boixe, 2005) et accompagné par une exposition itinérante, A la table des moines charentais : Archéologie de l'alimentation monastique en pays charentais au Moyen Age. Elargissant l'horizon géographique des pays de la Charente à ceux de la Loire, ce livre propose alternativement des synthèses et des études de cas, travaux pour la plupart inédits qui éclairent les communautés monastiques et canoniales du Centre-Ouest d'un jour nouveau. Articulant la recherche historique et archéologique avec une approche patrimoniale, il permet de comprendre et de regarder différemment les vestiges ténus ou monumentaux dont les pierres gardent le souvenir de ce que fut la vie de ces hommes de Dieu.
Résumé : Ce vingt-sixième volume du Corpus des inscriptions de la France médiévale continue d'explorer la production épigraphique du Berry, à travers les 178 inscriptions du VIIIe au XIIIe siècle du Cher. La ville de Bourges est en tête grâce aux inscriptions funéraires d'époque carolingienne conservées au Musée du Berry qui font revivre toute une communauté, et aux vitraux de la cathédrale Saint-Etienne, où noms d'apôtres, d'archevêques du diocèse et de saints locaux sont peints dans une écriture élégante et colorée près de la figuration des personnages et dans les légendes hagiographiques. Ce volume présente un nombre important de "séries", rarement aussi abondantes dans une même région. Le calendrier de pierre donnant la date de décès des chanoines à Plaimpied Givaudins, les tombes d'abbés, de fondateurs et membres de l'aristocratie à l'abbaye de Noirlac, rejoignent les séries berruyères. Les décors peints accompagnés d'inscriptions sur les murs et les voûtes des églises d'Allouis, Avord, Brinay, Chalivoy-Milon, Charly ou Vallenay sont également remarquables. Enfin, la cloche, autre objet du quotidien médiéval, rythmant la vie des clercs et des laïcs, est particulièrement présente dans ce corpus berrichon, à La Celle-Condé, à Neuilly-en-Dun et à Sidiailles. A l'inverse, le poème sur la mort de la Vierge au tympan de Saint-Pierre-le-Puellier, aujourd'hui au Musée du Berry, ou les noms des mois et la signature d'artiste sur celui de Saint-Ursin à Bourges sont des pièces exceptionnelles. Sur pierre, métal, enduit ou verre, ces textes sont partie prenante d'un réseau graphique et artistique, voire de l'ensemble de la culture matérielle, écrite et visuelle du Moyen Age. Ce nouveau volume offre au lecteur édition, traduction, commentaire, photographies, carte et index pour mieux les explorer.
Nourrie d?approches diverses, de la philosophie à l?anthropologie sociale en passant par la paléodémographie ou l?archéologie, l?analyse des vestiges funéraires du passé offre un regard original sur les sociétés anciennes, en écho avec les questionnements actuels. En effet, autour du cimetière, se construisent des identités religieuses, politiques, sociales, qu?il donne à voir dans ses formes spatiales, dans son organisation monumentale, dans sa conformité avec les normes édictées par les autorités ou les communautés qui le gèrent et le contrôlent. Cet ouvrage fait le bilan des avancées de l?historiographie sur cette question, en se centrant sur le cimetière rural ; jusqu?alors, ce dernier avait été quelque peu délaissé notamment par les historiens modernistes, amenés à déplacer leur regard des cimetières urbains, bien étudiés, vers ceux de la campagne, aux contraintes et enjeux souvent différents. Articulées à plusieurs échelles, de celle globale de l?Europe aux cas régionaux, tant en France (Bretagne, Poitou, Aquitaine, Midi de la France) qu?à l?étranger (Bohème, Angleterre, Genevois, Castille et Catalogne), les contributions mettent à l?épreuve certains modèles théoriques, les amendant et les nuançant. De même, en considérant la société rurale à la fois dans son ensemble et dans ses composantes particulières, religieuses (catholiques, protestantes, juives) ou sociales (enfants, condamnés à mort, exclus de toute nature), et en portant une attention particulière à des circonstances spécifiques de mortalité de masse (épidémies, guerres), ces études transdisciplinaires offrent une vision plus riche et plus fondée des sociétés européennes anciennes, sur lesquelles se construit la nôtre.
Résumé : Premier volume hors série de la collection Corpus des inscriptions de la France médiévale, cet ouvrage rassemble plus de 80 épitaphes provenant de l'Ouest de la France (Anjou, Maine, Touraine, Poitou), datées entre le VIIIe et le Xe siècle. Editées selon les normes actuelles, traduites et abondamment commentées, elles sont accompagnées d'une importante introduction historique et de très nombreuses photographies. Avec un quart de pièces datées à l'année près, cet ensemble représente un corpus de référence pour tous les spécialistes de l'histoire de l'écriture. Il fournit un matériau précieux pour appréhender de manière renouvelée la question de la réforme carolingienne. Enfin, en mettant en scène une société aristocratique formée tout autant de clercs que de laïcs (hommes, femmes et enfants), il permet d'appréhender de manière originale l'histoire sociale, politique, culturelle et religieuse de cette période.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.