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Mémoires carolingiennes. L'épitaphe entre célébration mémorielle, genre littéraire et manifeste poli
Treffort Cécile
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753504257
Nées de l'étude des épitaphes des VIIIe-XIe siècles, ces Mémoires carolingiennes offrent un parcours original dans l'histoire du haut Moyen Âge. Analysant non seulement le contenu de leur texte mais également leur forme littéraire, matérielle et graphique, l'auteur y montre combien ces témoignages épigraphiques, souvent modestes. et méconnus, sont indissociables de la grande histoire carolingienne, celle du nouvel empire chrétien, de ses rêves et de ses réalités politiques, sociales, culturelles et religieuses que tour à tour ils façonnent et révèlent. . . Professeure en histoire médiévale à l'Université de Poitiers et directrice-adjointe du Centre d'études supérieures de civilisation médiévale (CESCM), Cécile Treffort est également responsable du Corpus des inscriptions de la France médiévale. Cet ouvrage s'inscrit dans la lignée de ses nombreux travaux sur la tombe, l'écrit et la mémoire entre Vie et le XIIe siècles, parmi lesquels on peut compter A réveiller les morts (Lyon, 1993, dirigé en collaboration avec D. Alexandre-Bidon), L'Eglise carolingienne et la mort (Lyon, 1996) et de multiples articles.
Nourrie d?approches diverses, de la philosophie à l?anthropologie sociale en passant par la paléodémographie ou l?archéologie, l?analyse des vestiges funéraires du passé offre un regard original sur les sociétés anciennes, en écho avec les questionnements actuels. En effet, autour du cimetière, se construisent des identités religieuses, politiques, sociales, qu?il donne à voir dans ses formes spatiales, dans son organisation monumentale, dans sa conformité avec les normes édictées par les autorités ou les communautés qui le gèrent et le contrôlent. Cet ouvrage fait le bilan des avancées de l?historiographie sur cette question, en se centrant sur le cimetière rural ; jusqu?alors, ce dernier avait été quelque peu délaissé notamment par les historiens modernistes, amenés à déplacer leur regard des cimetières urbains, bien étudiés, vers ceux de la campagne, aux contraintes et enjeux souvent différents. Articulées à plusieurs échelles, de celle globale de l?Europe aux cas régionaux, tant en France (Bretagne, Poitou, Aquitaine, Midi de la France) qu?à l?étranger (Bohème, Angleterre, Genevois, Castille et Catalogne), les contributions mettent à l?épreuve certains modèles théoriques, les amendant et les nuançant. De même, en considérant la société rurale à la fois dans son ensemble et dans ses composantes particulières, religieuses (catholiques, protestantes, juives) ou sociales (enfants, condamnés à mort, exclus de toute nature), et en portant une attention particulière à des circonstances spécifiques de mortalité de masse (épidémies, guerres), ces études transdisciplinaires offrent une vision plus riche et plus fondée des sociétés européennes anciennes, sur lesquelles se construit la nôtre.
Ce livre est né de deux rencontres : la première entre les hommes et la nature, quelque part dans les brumes d'un. Moyen Âge éminemment religieux ; la seconde, près d'un millénaire plus tard, entre la communauté scientifique et un site fascinant tant par ses ruines majestueuses et son histoire complexe que par les illustres personnages qui l'on choisi comme résidence ou source d'inspiration. L'île de Maillezais a été battue durant sept siècles par les vagues successives de la grande Histoire. En marge du monde des hommes, couvert de forêts, peuplé d'oiseaux et d'animaux sauvages, ceint de marais, le site originel fut pour ses premiers occupants une sorte de " désert fertile ", propre à satisfaire leurs ambitions et leurs besoins. L'abbaye en particulier, fondation comtale de la fin du Xe siècle, s'illustre jusqu'au XVIIe siècle par sa vie religieuse et culturelle, mais également par sa richesse et sa puissance temporelle, sources de nombreuses convoitises. À la fois lieu de pouvoir et lieu de mémoire, Maillezais apparaît en outre comme un espace d'affirmation identitaire. Cimetière familial pour les comtes de Poitiers, centre résidentiel pour les évêques, villégiature pour Agrippa d'Aubigné, les maîtres du lieu puisèrent dans l'insularité pour bâtir et exprimer leur puissance et leur singularité. À chaque époque d'écriture de textes et d'érection d'édifices correspond une construction idéologique. Aujourd'hui encore, le chercheur, le riverain passionné ou le simple visiteur, traduit par son regard personnel, subjectif et affectif, l'attraction intemporelle qu'exerce sur chacun le site de Maillezais. Qu'il trouve dans cet ouvrage quelques nouvelles clefs pour en percer les secrets.
Résumé : Consacré aux inscriptions médiévales du VIIIe au XIIIe siècle, ce volume couvre six départements répartis dans deux régions (Côtes-d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan pour la Bretagne, Loire-Atlantique et Vendée pour les Pays de la Loire). Les 151 inscriptions bénéficient d'une présentation typographique et de normes éditoriales réactualisées, adaptées à l'évolution de la recherche. L'ouvrage comporte deux index (des noms propres et des thèmes), une liste de concordance des mots, une chronologie des inscriptions et une carte des communes concernées. Parmi les pièces exceptionnelles, on notera le très beau tombeau de l'abbé Pierre à Nieul-sur-l'Autise, jusqu'alors inédit. On pourra également s'arrêter sur des raretés telles la mesure à blé de Lannion ou les épées inscrites conservées à Nantes. Plusieurs séries, par leur originalité au sein de la production épigraphique médiévale, pourront stimuler des recherches nouvelles, L'étude des croix funéraires sur granit de Bretagne offre un éclairage original sur ces stèles monumentales bien connues. La collection d'agrafes à inscription conservées au Musée Dobrée de Nantes, l'une des plus remarquables de France, tient également une place importante. Gravé sur métal, le texte présent sur ces objets se distingue non seulement par ses dimensions ou sa technique d'exécution mais aussi par sa nature plus personnelle, voire intime. L'édition des inscriptions présentes sur les sépultures de plusieurs grandes familles apporte enfin des informations biographiques ou lignagères précises souvent inconnues par ailleurs. Elle contribue ainsi à la perception générale des stratégies familiales en lien avec la territorialisation des pouvoirs, thème actuellement très prisé par les historiens. Spécialistes d'histoire, d'histoire de l'art, de linguistique et de littérature trouveront matière à réflexion dans ces inscriptions oscillant entre latin et langues vernaculaires.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.