Si l'Andalousie se résume souvent à la magnificence d'un rivage méditerranéen écrasé de soleil, aux parfums envoûtants de ses capitales aux accents musulmans - Séville, Grenade, Cordoue -, on sait moins qu'elle abrite, le long de ses chemins secrets, les plus beaux villages du sud de l'Europe. Bourgades de montagne dominant le désert, villages de plaine comme Ecija ou Casares, hameaux enserrés dans d'extraordinaires paysages africains, près des neiges éternelles ou au creux des bienheureuses vallées d'oliviers, les pueblos blancos (villages blancs) exhibent leurs architectures chaulées. Avec leurs ruelles étroites pavées de galets, leurs tuiles couleur de feu sur l'éclat de l'azur, ces villages recèlent la complexité historique de l'Andalousie. Enchâssée entre deux continents et deux mers, la province fut perméable à toutes les invasions, dont elle a su garder les empreintes successives sans y perdre son identité. De Rome, elle hérite de la maison à patio, que sept siècles de domination arabe recouvrent d'azulejos colorés, comme à Jaén ou à Ronda. Puis les souverains catholiques transforment les mosquées en palais, la Renaissance italienne pare d'une grâce souveraine les édifices militaires des Maures, alors que le tourbillon baroque bientôt enfièvre les églises, celles d'Antequera, de Guadix... Les saisissantes forteresses qui hérissent les pueblos de Jerez de la Frontera, Vejer de la Frontera, Almodovar del Rio, témoins des combats entre musulmans et chrétiens, abritent aujourd'hui un poème de douceur et de paix, cueilli au bord des fontaines et parmi les jardins.
C?ur de la cité, auquel on accède par de lourdes portes de bois cloutées, les médinas enferment en leur sein l'histoire et l'identité des villes marocaines. Limitées par la protection absolue des remparts, elles n'ont pu s'agrandir qu'en devenant plus complexes, répétant leurs entrelacs à différentes échelles ; les spectaculaires mosaïques de zelliges font écho au labyrinthe tortueux des ruelles. Toutes les constructions semblent ne former qu'un édifice unique : les maisons se perdent dans les remparts, les toitures des mosquées se mêlent à celles des fondouk. Chaque ville a sa couleur - ocre rouge de Marrakech, vert des tuiles vernissées de Fès, blancheur éblouissante de Tanger, bleus d'Essaouira -, mais tous les sens sont sollicités et la médina ne révèle ses secrets qu'à celui qui sait aussi toucher, humer, écouter. Depuis des siècles, la vie des médinas s'organise autour des mosquées, des médersas, des hammams et des souks. Aujourd'hui, les plafonds de bois de cèdre sont remplacés par des toiles, les mosaïques des fontaines s'effritent... Pourtant l'atmosphère demeure, rythmée par les gestes ancestraux des artisans.
Célébrez le mois du Ramadan grâce à plus de cinquante recettes gourmandes, chaleureuses et conviviales ! Cet ouvrage, réalisé avec le chef Moha de Marrakech, nous emmène à la découverte de recettes ancestrales, transmises de génération en génération, pour une incroyable fête de Ramadan. Au menu : soupe harira, briouates au fromage, brioches à l'anis, crêpes msemmen, pastilla de poulet, couscous berbère, tajine de dattes et oignons... sans oublier les incontournables pâtisseries — makrout, amlou, ghriba... De la préparation à la dégustation, profitez de cette période festive en vous régalant.
Tréal Cécile ; Ruiz Jean-Michel ; Cherif-Alami Nad
Cécile Tréal et Jean Michel Ruiz sont photographes, correspondants de l'agence Gamma et d'illustration Hoa-Qui. Etablis depuis plusieurs années au Maroc, ils ont créé Maroc Images, une importante photothèque dédiée à ce pays dont ils ont fait leur sujet de prédilection. Toujours en recherche d'aventures et de rencontres, ils sillonnent l'Afrique et l'Océan Indien et sont auteurs de l'iconographie de nombreux ouvrages dont: Artisans de la terre au Maghreb (Ed Hazan), Tableaux du Haut-Atlas Marocain (Ed Arthaud), Médinas du Maroc, Village d'Andalousie (Ed Flammarion), Scènes de Madagascar (Ed Orphie), Cases Créoles de la Réunion (Ed Plume), Maisons et Riads du Maroc, Les Plantes des mille et une nuits (Ed Aubanel), Mauritanie, terre de rêve et d'aventure (Ed Naef). Nadia Chérif Alami née à Casablanca en 1958, entre deux cultures, l'Italie et le Maroc, a fait le choix de vivre dans ce pays qu'elle aime profondément et qu'elle ne cesse de découvrir.
L'épopée de l'aviation: des premiers ballons aux avions furtifs. 600 pages d'exploits, de passion et de prouesses technologiques. De Blériot à Mermoz, en passant par Lindbergh, Gagarine ou Armstrong, Bernard Marck célèbre ces héros du ciel qui, à bord de leurs machines volantes, ont repoussé les frontières. Aviation civile, aviation militaire, conquête de l'espace, dans chaque domaine l'auteur donne les caractéristiques techniques détaillées et précises des appareils présentés.
Résumé : Après le succès international de son premier ouvrage " Courir ou Mourir ", Kilian Jornet a repris sa plume et propose " La frontière invisible ". Un livre où le prodige catalan expose sans ambages sa passion de la montagne, son attirance pour les sommets et pour les nouveaux défis les plus insensés : records d'ascension du Mont-Blanc, du Cervin, etc. A travers le récit parfois poignant de ses expéditions dans les plus grand massifs de la planète, l'athlète ibérique réalise aussi une véritable introspection sur sa personnalité, son besoin de solitude, la notion de risque et de mise en danger, et sur ses doutes liés à sa passion dévorante pour la montagne. Jornet renoue ici avec un style étonnant où il mêle harmonieusement fiction et réalité, pour exprimer encore mieux la complexité de son personnage. Un ouvrage fort, intense, et riche en émotions, attendu par un public nombreux.
4e de couverture : « De notre aventure, je ne sais pas ce qui est resté le plus clairement imprimé dans mon esprit : les visages ou les paysages, les pierres que nous avons vues ou les atmosphères que nous avons flairées en chemin. Ce qui est sûr, c'est que ce voyage a été le plus terre à terre et en même temps le plus visionnaire de tous ceux que j'ai faits. Tandis que le poids de mon sac à dos m'ancrait fermement au sol, ma tête vagabondait parmi les nuages, à la manière d'un cerf-volant, et en même temps la bonne chère méditerranéenne provoquait d'appétissants courts-circuits avec l'Histoire. » Dans cette bible voyageuse, Paolo Rumiz ressuscite la Via Appia, vingt-trois siècles après sa construction. Après six cent douze kilomètres et vingt-neuf jours de marche, Rumiz dégage cette voie légendaire des toiles d'araignées sous lesquelles l'oubli et l'incurie l'avaient ensevelie. Pas après pas, il nous conduit vers les merveilles cachées de la mère de toutes les routes, plus ancienne et plus variée que le chemin de Compostelle. Ce récit passionnant propose, pour la première fois, une cartographie complète de ce parcours mythique reliant Rome à la Méditerranée. En restituant la Via Appia au patrimoine européen, Paolo Rumiz espère « qu'une armée de voyageurs vienne à leur tour suivre ce fil d'Ariane qui serpente à travers les splendeurs de l'Italie méridionale ».Notes Biographiques : Paolo Rumiz, né à Trieste en 1947, est considéré comme un des plus grands écrivains italiens contemporains. Journaliste vedette à La Repubblica, il arpente l'Europe dont il a parcouru toutes les frontières, de l'Arctique à la mer Noire. Reporter de guerre, il a traversé les Balkans ; écrivain voyageur il a franchi les montagnes à la recherche d'Hannibal, descendu le cours du Pô... Paolo Rumiz est l'auteur d'une douzaine de livres, tous best-sellers mondiaux.
Résumé : Pourquoi partir marcher sur les chemins pèlerins ? Qui cherche-t-on sur les routes sinueuses (le Toscane, de Cappadoce ou de Galice ? Dieu, soi-même, les autres ? Quel sens donner aujourd'hui à cette tradition millénaire des pèlerinages ? Comment lâcher prise au rythme lent (les pas et vivre l'instant présent ? Fort des kilomètres parcourus jusqu'à Compostelle, Jérusalem et Rome, Edouard Cortès unit son regard à celui des pèlerins d'autrefois, pour tenter de mettre en lumière l'esprit du chemin. Grâce à lui, le lecteur plonge dans le quotidien d'un pèlerin, fait de petites misères et de grandes joies et retrouve par la marche "l'urgence de l'essentiel".