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Cours d'eau peu considéré
Trassard Jean-Loup
GALLIMARD
16,75 €
Épuisé
EAN :9782070251773
«Un homme court dans les herbes hautes vers le visage des eaux qui s'éveillent : reflet d'une femme insaisissable ? Il tend les bras, le fil n'est plus de ceux qui aident à fuir les labyrinthes... Une forêt que tord et fait hurler la tempête produit une meute, la meute une chasse et la chasse un gibier humain... Dans les broussailles de la Mayenne mythologique, un personnage s'efforce de haler ensemble une femme et le jour hors de la nuit... Chacun, c'est connu, rêve qu'il vole. Mais si le ciel était affirmé, presque offert ? Au village on doute des paroles, on interroge "les livres de messe", quel sentiment pourrait faire voler... ? Un miroir, c'est la marque faite sur le tronc des arbres condamnés, mais aussi le mot rend inverses les chemins de qui s'arrache à la forêt et de qui doit s'y effacer... Le rituel ancien du labour, habité de chevaux percherons, réveille encore un narrateur qui, comme tous les personnages de ce livre, a le ventre juste contre la terre pour embrasser les éléments et sentir mieux leurs résonances, lesquelles vibrent d'un récit à l'autre... Mais ces vies peut-être ne sont que des "cours d'eau peu considérables" selon la définition donnée dans le dictionnaire Larousse aux ruisseaux. L'encre imite parmi les prés les plus minces de ces filets : mouvement, lumière et chanson ne révèlent pourtant pas le secret, voilà donc des pages écrites sur l'eau...» Jean-Loup Trassard.
Résumé : "Portraits d'instants, portraits de lieux, d'objets familiers, la serre, la pompe, un escalier, images démobilisées de l'exode, de l'Occupation, de la Libération, scènes villageoises comme celle des nègres montrés dans une baraque foraine ou celle de l'arrivée de la Vierge de Boulogne, rencontres furtives à Paris, dans la rue, le métro, une église... Ces brèves proses ont en commun avec des photographies d'être nettes quant à leur objet et cernées d'oubli, de silence, pour ce qui n'est pas à l'intérieur du cadre, l'instant d'avant et l'instant d'après. Elles jouent donc avec le discontinu de la conscience et du souvenir, mais un rapprochement ici leur permet, puzzle où les angles blessants s'ajointent aux moments de douceur, de former légende pour le narrateur, les paysages assemblés esquissent peut-être un visage où se reconnaîtra le photographe : son autoportrait lacunaire." Jean-Loup Trassard.
«"Nous sommes le sang de cette génisse", affirment les Danaïdes au roi des Pélasges en demandant l'hospitalité. Elles descendent en effet de Io, cette vache qui d'abord a été jeune fille en Argos.Est-ce parce qu'il fut nourri au lait d'une vache particulière, ou parce que tous se frottent encore chaque jour à la rouge et chaude robe des vaches ? L'auteur réclame pour lui, ses narrateurs, ses personnages, une telle filiation cornue et mugissante, profondément enracinée avec l'herbe à brouter dans une campagne de l'Ouest.Tandis qu'en leur milieu court la haie, long territoire hors cadastre qui les partage en bocage, chacun des récits fait éclore un été. Or, dans l'odeur piquante des foins ou la chaleur des moissons, l'été, on le sait, délie les sensualités, depuis celle des vaches qui attendent le taureau jusqu'au pied délicat posant sur la rosée son empreinte incertaine.Dans un lien violent à la terre, accomplissant les tâches nécessaires au lait, à l'herbe sèche, au feu, les présences qui traversent ces récits meuglent toutes, fût-ce de façon muette, leur douceur, leur désir, et leur étonnement.»Jean-Loup Trassard.
Résumé : "C'était hier, au XXe siècle, le forgeron d'un petit hameau de l'Ouest profond - la Mayenne - m'a permis d'entrer dans sa forge et pendant plusieurs jours d'un été incertain m'a conté son amour du métier et surtout montré son travail, les péripéties du combat entre le fer et le feu, avec l'eau qui feule sous la trempe et la corne fragile des chevaux dont le maréchal ferre le pied. Cette confiance de l'artisan me permet de vous murmurer à mon tour, dans la pénombre et l'odeur de ferraille, le poème des éléments." Jean-Loup Trassard.
Les récits présentés ici m'ont aidé à faire affleurer, avec son poids et sa durée, une épaisseur de terre où s'enracine l'arbre sur lequel n'a cessé de tirer une balançoire, où rôde encore le mythe des loups, où de vieux pièges se ferment sur une poignée de neige. La maison d'enfance y est centre d'un cercle qui va s'élargissant: les fermes demeurent tapies dans les écarts et les chemins s'effacent dont l'encre cherche à retrouver la pente. Au fond du sabot que façonnent les mots s'ouvrent des étangs peu éclairés, une immense forêt où des temps encore plus anciens se tiennent cachés. L'ancolie fleurissait toujours sous un même pommier, dans un seul petit pré. Chaque année nous rendions visite à ce point bleu de l'espace. L'un des ancrages où tient le temps de maintenant est la verticalité de cette tige, aussi fine que tendue. Appel ou dernier adieu à l'ancien monde paysan, L'ancolie est une quête intime du sens et des signes, où Jean-Loup Trassard révèle son goût de la description lente et minutieuse des gens et des choses.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.