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Plus vite, plus haut, plus fort. Le père Didon 1840-1900, inspirateur des Jeux Olympiques
Tranvouez Yvon
CERF
29,00 €
Épuisé
EAN :9782204155465
Plus vite, plus haut, plus fort" : la devise des Jeux olympiques, c'est au père Henri Didon qu'on la doit. Le dominicain l'imagine, en mars 1891, pour l'Association de sports athlétiques qu'il vient de fonder. Le jeune Pierre de Coubertin, qui lui a suggéré cette création, reprend la formule à l'occasion du premier Congrès international olympique réuni à Paris. C'est ainsi que celui qui est un prédicateur renommé va rester dans l'histoire. Son attention au sport s'inscrit dans la logique d'une vie dominée par la volonté de réconcilier le catholicisme et la société moderne. Libéral, républicain et démocrate, attentif aux nouvelles méthodes d'éducation, curieux de littérature et passionné de science, auteur d'une vie de Jésus qui fut un grand succès de librairie et d'une correspondance avec des femmes modernes et brillantes, le père Didon est le témoin passionnant des mutations et des tensions qui ont ébranlé le catholicisme français dans la deuxième moitié du XIXe siècle.
Etre catholique en Bretagne au XXe siècle, c'était quoi ? Question étrange à première vue, et pourtant la réponse n'a déjà plus d'évidence pour les nouvelles générations, celles qui sont nées depuis les années 1980, après l'effondrement de la pratique religieuse traditionnelle. Du reste, il n'y a pas une mais plusieurs réponses. L'identification au catholicisme ne signifiait pas la même chose à la ville et à la campagne, en Léon et en Cornouaille, chez les clercs et les laïcs, du côté des simples fidèles et de celui des militants, avant et après Vatican II, dans les circonstances exceptionnelles - les guerres par exemple - et dans la vie quotidienne... On pourrait multiplier les variables. A travers différentes approches, qui déplacent les échelles et les points de vue, ce livre cherche donc d'abord à rendre compte de la diversité du vécu religieux au siècle passé. Mais au-delà, il incite aussi à réfléchir sur les mécanismes de la crise qui a emporté la chrétienté bretonne affrontée à la modernité.
Comment la Bretagne devait-elle commémorer le centenaire de la loi de la Séparation des Eglises et de l'Etat ? En réunissant pour un colloque commun, sous l'égide du Comité Renan de Tréguier et en collaboration avec l'Institut culturel de Bretagne, les principaux chercheurs des universités de Rennes, Brest et Nantes. En imposant d'elle-même une spécificité où la langue bretonne, la question scolaire, la force de la religion et des traditions jouent un rôle essentiel. En creusant cette spécificité par l'inscription de l'événement dans la longue durée d'un avant et d'un après. En éclairant les travaux des historiens à la lumière de la littérature et des arts. En choisissant pour centre de la manifestation Tréguier, le berceau de Renan : Tréguier où l'inauguration tumultueuse de son monument sous la présidence d'Émile Combes fait date. Et la puissante pensée même de Renan amenait naturellement à l'internationalisation du débat. C'est pourquoi ce colloque fut à son tour un événement. C'est pourquoi aussi ces actes sont à considérer comme lieu de mémoire dont l'actualité fait toujours un lieu de leçon.
Résumé : " Ne craignez pas pour ceux que vous laissez, disait-il. Votre mort en les blessant va les mettre au monde ". L'?uvre de Jean Sulivan, alias Joseph Lemarchand (1913-1980), prêtre atypique du diocèse de Rennes, journaliste, animateur du ciné-club de la Chambre noire, auteur et directeur de collection chez Gallimard, s'avère aujourd'hui d'une étonnante actualité. En croisant différentes approches - historiques, littéraires, cinématographiques, théologiques - et en donnant la parole à ceux qui l'ont connu hier ou qui le découvrent aujourd'hui, ce livre est d'abord une invitation à lire ou à relire celui qui se disait un passant et qui fut un passeur, plus présent que jamais. " Ecrire, affirmait-il encore, c'est se mettre en état de rupture et non pas revenir au passé, toujours si merveilleusement vécu par nos ancêtres qui étaient bons, généreux, pieux, patriotes ! Fini tout cela. [...] La nostalgie trahit quelque chose. On ne peut être que contemporain. Vivre ici et maintenant. Ou bien l'incarnation est une imposture. Comment sans blasphémer ne plus en finir de rêver du passé ?"
La Bretagne catholique a longtemps été une évidence, et voilà qu'elle ne l'est plus. On se souvient de sa puissance d'hier, on s'étonne de son effacement d'aujourd'hui. Pour souligner cette différence des temps, ce livre, qui fait varier les focales, associant explorations singulières et considérations générales, examine deux temporalités. D'abord, "le moment 1905" , c'est-à-dire la période qui va des années 1880 à la Première Guerre mondiale et pendant laquelle, face à la politique anticléricale de la Troisième République, l'emprise du catholicisme en Bretagne n'a sans doute jamais été aussi forte. Ensuite, "cent ans après" , la marginalisation de ce même catholicisme, au terme d'un processus de déconnexion de la religion et de la culture moderne dont les signes avant-coureurs n'avaient pas manqué depuis 1950. Sans préjuger de l'avenir de nouveaux styles d'existence chrétienne, modestes, diversifiés et circonscrits, dans une société sécularisée, on voudrait mettre en évidence, par ce puissant contraste de deux époques, la disparition du catholicisme breton traditionnel, si prégnant encore au début des années 1960 et désormais quasiment réduit à sa dimension mémorielle et patrimoniale.