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Catholiques en Bretagne au XXe siècle
Tranvouez Yvon
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753503182
Etre catholique en Bretagne au XXe siècle, c'était quoi ? Question étrange à première vue, et pourtant la réponse n'a déjà plus d'évidence pour les nouvelles générations, celles qui sont nées depuis les années 1980, après l'effondrement de la pratique religieuse traditionnelle. Du reste, il n'y a pas une mais plusieurs réponses. L'identification au catholicisme ne signifiait pas la même chose à la ville et à la campagne, en Léon et en Cornouaille, chez les clercs et les laïcs, du côté des simples fidèles et de celui des militants, avant et après Vatican II, dans les circonstances exceptionnelles - les guerres par exemple - et dans la vie quotidienne... On pourrait multiplier les variables. A travers différentes approches, qui déplacent les échelles et les points de vue, ce livre cherche donc d'abord à rendre compte de la diversité du vécu religieux au siècle passé. Mais au-delà, il incite aussi à réfléchir sur les mécanismes de la crise qui a emporté la chrétienté bretonne affrontée à la modernité.
Tout au long de notre vie d'être humain, nous donnons du sens à notre postulat d'incarnation. Chaque moment de l'existence, de notre conception à notre mort, n'est qu'un passage que nous franchissons pour savoir qui nous sommes. Ce chemin initiatique, qui débute dès la vie intra-utérine, est guidé par notre libre arbitre et permet à chacun de révéler sa singularité. Les conditions de notre conception ainsi que le moment de notre naissance, passage de transition par essence, conditionnent en partie notre existence future. Dès la petite enfance, il est passionnant d'observer l'influence du milieu dans lequel nous évoluons, mais également les limitations imposées par nos gènes, et donc de se questionner sur ce qui relève de l'acquis et de l'inné. Plus tard, à l'âge adulte, les rencontres, obstacles qui jalonnent nos vies sont eux aussi là pour alimenter notre chemin de Vie. Ce sont ces étapes qu'Annie Tranvouëz se propose d'explorer et de décoder grâce à des approches variées et néanmoins complémentaires : psychogénéalogie, histoire transgénérationnelle, symbolique des conflits, décodage des rêves, langage des oiseaux... A la fois didactique, thérapeutique et émouvant, cet ouvrage nous aide à donner du sens, pour changer notre monde intérieur.
Poulat Emile ; Trémolières François ; Tranvouez Yv
Résumé : D ébut janvier 1950, Emile Poulat, lecteur à l'université de Fribourg-en-Brisgau, soutient une thèse de théologie sur le désir naturel de voir Dieu. Cinq ans après, il quitte la prêtrise et entreprend une carrière de chercheur, historien et sociologue du catholicisme, expert de la laïcité. Quel lien entre l'activité scientifique qu'il a menée pendant plus de soixante ans (755 références ici rassemblées dans une bibliographie exhaustive) et ce travail de jeunesse, longtemps occulté, consacré à d'obscures controverses d'exégèse thomiste ? "On n'a pu se défendre, avait-il conclu, d'une impression de malaise en suivant les discussions sur les notions d'appétit, de désir, de puissance, fleurs séchées d'un vieil herbier, qui furent autrefois vivantes et parfumées mais dont nous avons peine aujourd'hui à retrouver la présence familière." Il en appelait à une philosophie de "l'expérience vécue", qu'il semblait alors bien près de trouver dans l'oeuvre de Maurice Blondel. Controverses pourtant décisives au moment où il écrit - quasi contemporain de Surnaturel du P de Lubac - et qui prennent sens comme révélatrices d'une pensée chrétienne en crise, mise au défi du "naturalisme" moderne. L'auteur, disparu en novembre 2014, avait souhaité cette publication et s'en est expliqué dans un entretien en postface.
Résumé : 4 février 1955 : le Saint-Office condamne et interdit le bimensuel parisien La Quinzaine. Motif : ses rédacteurs sont des compagnons de route du Parti communiste ; ils ont aussi fermement défendu les prêtres-ouvriers un an plus tôt, lorsque Rome a imposé la fin de cette expérience. Cette condamnation romaine fait de La Quinzaine la principale victime de la crise du progressisme chrétien. Les quelques milliers de chrétiens qui s'y reconnaissaient refusaient d'être des étrangers dans le monde moderne. Ils invoquaient leur expérience d'un monde nouveau porté par le mouvement ouvrier et la révolution communiste. On leur opposait les principes immuables du monde catholique, les plaçant ainsi devant un choix impossible qui conduisit les uns à un exil sans retour et les autres à l'affirmation paradoxale d'une double fidélité à l'Eglise et à la classe ouvrière. L'itinéraire de ces militants catholiques d'extrême gauche témoigne des problèmes de la génération de la guerre froide, prise dans une conjoncture particulièrement difficile, entre stalinisme et maccarthysme. Mais il éclaire aussi, plus largement et de manière exemplaire, le procès irrésolu entre l'Eglise et le monde moderne.
Après un premier tome portant exclusivement sur les prénoms masculins, Annie Tranvouëz Cantele nous livre enfin la suite de son travail en nous proposant l'analyse de plus de 400 prénoms féminins. A l'aide de son intuition et de nombreux outils tels que les anagrammes, les lettres hébraïques, l'homophonie, les mythologies, la tarologie, etc., l'auteur nous dévoile les secrets liés à nos prénoms et nous resitue sur notre arbre généalogique.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.