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Catholiques et communistes. La crise du progressisme chrétien 1950-1955
Tranvouez Yvon
CERF
31,01 €
Épuisé
EAN :9782204063357
4 février 1955 : le Saint-Office condamne et interdit le bimensuel parisien La Quinzaine. Motif : ses rédacteurs sont des compagnons de route du Parti communiste ; ils ont aussi fermement défendu les prêtres-ouvriers un an plus tôt, lorsque Rome a imposé la fin de cette expérience. Cette condamnation romaine fait de La Quinzaine la principale victime de la crise du progressisme chrétien. Les quelques milliers de chrétiens qui s'y reconnaissaient refusaient d'être des étrangers dans le monde moderne. Ils invoquaient leur expérience d'un monde nouveau porté par le mouvement ouvrier et la révolution communiste. On leur opposait les principes immuables du monde catholique, les plaçant ainsi devant un choix impossible qui conduisit les uns à un exil sans retour et les autres à l'affirmation paradoxale d'une double fidélité à l'Eglise et à la classe ouvrière. L'itinéraire de ces militants catholiques d'extrême gauche témoigne des problèmes de la génération de la guerre froide, prise dans une conjoncture particulièrement difficile, entre stalinisme et maccarthysme. Mais il éclaire aussi, plus largement et de manière exemplaire, le procès irrésolu entre l'Eglise et le monde moderne.
Voyagez à travers l?espace et le temps avec votre prénom! Au travers d?une approche multiple, riche et innovante, Annie Tranvouëz vous invite à découvrir ou redécouvrir votre saga familiale. Révélez ainsi tous les secrets de vos prénoms ainsi que ceux de votre entourage à travers leur vibration, leur correspondance hébraïque, leur lame du tarot, leur étymologie, les mythologies qui leur sont associées, leur arbre totem? Jouez avec les anagrammes et les dates pour découvrir quels aïeux sont reliés à votre vie et mieux vous ancrer dans votre histoire et votre lignée. Ce livre « mode d?emploi » fournit des outils précieux pour décoder de façon simple et originale les événements marquants survenus sur votre arbre généalogique et en analyser les effets sur votre destinée et votre descendance. En complément des dictionnaires masculin et féminin sur la "Symbolique des prénoms transgénérationnels", ce guide vous permettra de faire de votre héritage ancestral, un atout pour un futur rayonnant.
Poulat Emile ; Trémolières François ; Tranvouez Yv
Résumé : D ébut janvier 1950, Emile Poulat, lecteur à l'université de Fribourg-en-Brisgau, soutient une thèse de théologie sur le désir naturel de voir Dieu. Cinq ans après, il quitte la prêtrise et entreprend une carrière de chercheur, historien et sociologue du catholicisme, expert de la laïcité. Quel lien entre l'activité scientifique qu'il a menée pendant plus de soixante ans (755 références ici rassemblées dans une bibliographie exhaustive) et ce travail de jeunesse, longtemps occulté, consacré à d'obscures controverses d'exégèse thomiste ? "On n'a pu se défendre, avait-il conclu, d'une impression de malaise en suivant les discussions sur les notions d'appétit, de désir, de puissance, fleurs séchées d'un vieil herbier, qui furent autrefois vivantes et parfumées mais dont nous avons peine aujourd'hui à retrouver la présence familière." Il en appelait à une philosophie de "l'expérience vécue", qu'il semblait alors bien près de trouver dans l'oeuvre de Maurice Blondel. Controverses pourtant décisives au moment où il écrit - quasi contemporain de Surnaturel du P de Lubac - et qui prennent sens comme révélatrices d'une pensée chrétienne en crise, mise au défi du "naturalisme" moderne. L'auteur, disparu en novembre 2014, avait souhaité cette publication et s'en est expliqué dans un entretien en postface.
Résumé : " Ne craignez pas pour ceux que vous laissez, disait-il. Votre mort en les blessant va les mettre au monde ". L'?uvre de Jean Sulivan, alias Joseph Lemarchand (1913-1980), prêtre atypique du diocèse de Rennes, journaliste, animateur du ciné-club de la Chambre noire, auteur et directeur de collection chez Gallimard, s'avère aujourd'hui d'une étonnante actualité. En croisant différentes approches - historiques, littéraires, cinématographiques, théologiques - et en donnant la parole à ceux qui l'ont connu hier ou qui le découvrent aujourd'hui, ce livre est d'abord une invitation à lire ou à relire celui qui se disait un passant et qui fut un passeur, plus présent que jamais. " Ecrire, affirmait-il encore, c'est se mettre en état de rupture et non pas revenir au passé, toujours si merveilleusement vécu par nos ancêtres qui étaient bons, généreux, pieux, patriotes ! Fini tout cela. [...] La nostalgie trahit quelque chose. On ne peut être que contemporain. Vivre ici et maintenant. Ou bien l'incarnation est une imposture. Comment sans blasphémer ne plus en finir de rêver du passé ?"
Après un premier tome portant exclusivement sur les prénoms masculins, Annie Tranvouëz Cantele nous livre enfin la suite de son travail en nous proposant l'analyse de plus de 400 prénoms féminins. A l'aide de son intuition et de nombreux outils tels que les anagrammes, les lettres hébraïques, l'homophonie, les mythologies, la tarologie, etc., l'auteur nous dévoile les secrets liés à nos prénoms et nous resitue sur notre arbre généalogique.
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.