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La puissance et l'effacement. Destin du catholicisme breton (fin XIXe - début XXIe siècle)
Tranvouez Yvon
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753583221
La Bretagne catholique a longtemps été une évidence, et voilà qu'elle ne l'est plus. On se souvient de sa puissance d'hier, on s'étonne de son effacement d'aujourd'hui. Pour souligner cette différence des temps, ce livre, qui fait varier les focales, associant explorations singulières et considérations générales, examine deux temporalités. D'abord, "le moment 1905" , c'est-à-dire la période qui va des années 1880 à la Première Guerre mondiale et pendant laquelle, face à la politique anticléricale de la Troisième République, l'emprise du catholicisme en Bretagne n'a sans doute jamais été aussi forte. Ensuite, "cent ans après" , la marginalisation de ce même catholicisme, au terme d'un processus de déconnexion de la religion et de la culture moderne dont les signes avant-coureurs n'avaient pas manqué depuis 1950. Sans préjuger de l'avenir de nouveaux styles d'existence chrétienne, modestes, diversifiés et circonscrits, dans une société sécularisée, on voudrait mettre en évidence, par ce puissant contraste de deux époques, la disparition du catholicisme breton traditionnel, si prégnant encore au début des années 1960 et désormais quasiment réduit à sa dimension mémorielle et patrimoniale.
Etre catholique en Bretagne au XXe siècle, c'était quoi ? Question étrange à première vue, et pourtant la réponse n'a déjà plus d'évidence pour les nouvelles générations, celles qui sont nées depuis les années 1980, après l'effondrement de la pratique religieuse traditionnelle. Du reste, il n'y a pas une mais plusieurs réponses. L'identification au catholicisme ne signifiait pas la même chose à la ville et à la campagne, en Léon et en Cornouaille, chez les clercs et les laïcs, du côté des simples fidèles et de celui des militants, avant et après Vatican II, dans les circonstances exceptionnelles - les guerres par exemple - et dans la vie quotidienne... On pourrait multiplier les variables. A travers différentes approches, qui déplacent les échelles et les points de vue, ce livre cherche donc d'abord à rendre compte de la diversité du vécu religieux au siècle passé. Mais au-delà, il incite aussi à réfléchir sur les mécanismes de la crise qui a emporté la chrétienté bretonne affrontée à la modernité.
Tout au long de notre vie d'être humain, nous donnons du sens à notre postulat d'incarnation. Chaque moment de l'existence, de notre conception à notre mort, n'est qu'un passage que nous franchissons pour savoir qui nous sommes. Ce chemin initiatique, qui débute dès la vie intra-utérine, est guidé par notre libre arbitre et permet à chacun de révéler sa singularité. Les conditions de notre conception ainsi que le moment de notre naissance, passage de transition par essence, conditionnent en partie notre existence future. Dès la petite enfance, il est passionnant d'observer l'influence du milieu dans lequel nous évoluons, mais également les limitations imposées par nos gènes, et donc de se questionner sur ce qui relève de l'acquis et de l'inné. Plus tard, à l'âge adulte, les rencontres, obstacles qui jalonnent nos vies sont eux aussi là pour alimenter notre chemin de Vie. Ce sont ces étapes qu'Annie Tranvouëz se propose d'explorer et de décoder grâce à des approches variées et néanmoins complémentaires : psychogénéalogie, histoire transgénérationnelle, symbolique des conflits, décodage des rêves, langage des oiseaux... A la fois didactique, thérapeutique et émouvant, cet ouvrage nous aide à donner du sens, pour changer notre monde intérieur.
Résumé : " Ne craignez pas pour ceux que vous laissez, disait-il. Votre mort en les blessant va les mettre au monde ". L'?uvre de Jean Sulivan, alias Joseph Lemarchand (1913-1980), prêtre atypique du diocèse de Rennes, journaliste, animateur du ciné-club de la Chambre noire, auteur et directeur de collection chez Gallimard, s'avère aujourd'hui d'une étonnante actualité. En croisant différentes approches - historiques, littéraires, cinématographiques, théologiques - et en donnant la parole à ceux qui l'ont connu hier ou qui le découvrent aujourd'hui, ce livre est d'abord une invitation à lire ou à relire celui qui se disait un passant et qui fut un passeur, plus présent que jamais. " Ecrire, affirmait-il encore, c'est se mettre en état de rupture et non pas revenir au passé, toujours si merveilleusement vécu par nos ancêtres qui étaient bons, généreux, pieux, patriotes ! Fini tout cela. [...] La nostalgie trahit quelque chose. On ne peut être que contemporain. Vivre ici et maintenant. Ou bien l'incarnation est une imposture. Comment sans blasphémer ne plus en finir de rêver du passé ?"
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?