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Les Voisines d'Abou Moussa
Toufiq Ahmed ; Vigreux Philippe
MICHEL DE MAULE
23,00 €
Épuisé
EAN :9782876232150
Au début du XIVe siècle, Abou Salim al-Jurâ'î, Ministre du Sultan, est reçu par le juge Ibn al-Hafid et le nouveau gouverneur Jarmûn. Au cours du dîner de réception, un incident met aux prises Chama, une jeune servante, et Abou Salim al-Jurâ'î. Toutefois celui-ci, sensible à l'exceptionnelle beauté de la jeune femme, la demande aussitôt en mariage à son maître... Mais al-Jurâ'î périt en mer au cours d'une campagne militaire. De retour à Salé, Chama épouse donc Ali, un Andalou fraîchement converti à l'islam, contre lequel s'acharne Jarmûn, qui la convoite. Elle ne trouvera protection qu'auprès du syndic des Chorfas de Salé et d'un ermite nommé Abou Moussa, doué de pouvoirs surnaturels. L'entraînant dans son sillage pour une mystique prière à la pluie, ce dernier sauve des femmes de la perdition par le mystère de sa sainteté. Ce livre, qui comme souvent chez l'auteur, entrecroise divers destins de femmes aux prises avec un monde d'hommes, milite pour un islam progressiste qui exalte l'image de la féminité et célèbre la victoire de la foi sur les perversions du pouvoir.
Pour pouvoir comprendre le processus de restructuration du champ religieux entrepris au Maroc par le Roi Mohammed VI, il faut commencer par l'inscrire dans la dynamique d'ensemble d'un culte fondé sur les valeurs du juste milieu, incarné par un Commandeur des Croyants, descendant du Prophète et légitimé par l'ancrage historique millénaire d'une dynastie. La pratique religieuse modérée qui en découle trouve sa substance et son esprit dans cet Islam sunnite, de rite malékite, de dogme achaarite et dont l'empreinte mystique est manifeste". Abdellah Boussouf est docteur en Histoire, spécialiste de l'histoire des civilisations et des religions, il est aussi essayiste et chroniqueur. Il a publié L'Islam et le commun universel (2017) et Islam, Occident et médias (2018). Il est actuellement Secrétaire général du Conseil de la communauté marocaine à l'étranger (CCME).
Nubel, le plus puissant souverain de Mauritanie vient de mourir, laissant derrière lui plusieurs enfants. Sammac, l'un de ses fils, est tué par son frère Firmus. Cette rupture, suivie par de nombreuses cabales dirigées par l'empereur, déclenche une guerre : Sammac doit être vengé. A la cour, on se donne beaucoup de mal pour faire parvenir au prince les rapports envenimés que Romanus adresse contre Firmus. Dans le même temps, on prend grand soin d'écarter tout ce qui allègue ce dernier pour se défendre…
Ftaïta Toufik ; Demazoin Rémi ; Traoré Brahima ; L
Les enjeux de l'arbre et la place qu'il occupe réellement dans les sociétés africaines ont souvent été occultés dans les études en sciences sociales. L'arbre participait au renouvellement de la fertilité des terres comme élément essentiel de la rotation culturale de l'agriculture itinérante sur brûlis (par la jachère). De l'arbre étaient tirés des biens de première nécessité et de nombreux produits alimentaires et pharmaceutiques. Aléas climatiques et pression démographique compromettent l'équilibre ressource/prélèvement. On ne s'est intéressé qu'aux espèces exploitées par les économies européennes (palmier à huile, karité...) quand d'autres, comme le néré, n'ont reçu aucune attention. Les travaux pluridisciplinaires présentés dans cet ouvrage traitent essentiellement du karité et du néré au Burkina Faso ; propriétés masculines, leur usufruit est essentiellement féminin - ce qui impliquait des relations complémentaires dans les couples, en pleine évolution eux aussi. On doit considérer les imbrications de la parenté, du foncier et des évolutions techniques à venir (culture de la jachère et plantation d'arbres "non domestiques"). Toutes choses qui donnent la mesure de la complexité de l'évolution en cours des systèmes agraires d'Afrique. La question de l'arbre doit donc être cernée dans ses multiples dimensions : environnementale, économique, politique et socioculturelle. Cet ouvrage, par son ouverture pluridisciplinaire, ouvre la voie d'une juste évaluation de l'arbre dans la vie agricole et son poids dans l'avenir du paysannat africain dans l'optique d'un développement durable.
David Le Breton le souligne à juste titre dans sa chronique, il faudrait plusieurs bibliothèques au moins pour traiter un sujet aussi vaste et aussi complexe. Plusieurs bibliothèques, et des milliers de chercheurs (dont bon nombre, on le comprendra en lisant les pages qui suivent, n'ont pas encore commencé leurs recherches ! ). Notre propos, lorsque nous avons programmé ce dossier, était infiniment plus modestes : montrer, par quelques illustrations, que l'Occident ne se réduit pas à ses origines grecques, ou "judéo-chrétiennes" - et ce dossier aurait pu, sans doute, avoir un titre plus modeste, mais infiniment moins parlant. Et ce dossier, nous devions avec un collègue, en assurer la coordination. Des circonstances adverses nous en ont empêchés, l'un comme l'autre. Toufic Ftaïta a bien voulu prendre le relais, avec compétence notamment en nous offrant des textes que, risquant l'anachronisme, je qualifierai d' "écologiques" , ainsi que la musique, l'architecture, ou le rôle des chrétiens (il n'y a pas, il faut s'en souvenir, d'égalité Arabe = musulman) et bonne humeur. Qu'il sache l'immense gratitude que je lui porte, à lui et à tous ceux qui ont accepté de collaborer à ce dossier et avec moi, je l'espère, vous aussi, lecteurs.
A l'article "Composition" de L'Encyclopédie, Diderot écrit que : "Le peintre n'a qu'un instant presque indivisible ; c'est à cet instant que tous les mouvements de sa composition doivent se rapporter". Et plus loin, il note aussi : "On peut distinguer dans chaque action une multitude d'instants différents, entre lesquels il y aurait de la maladresse à ne pas choisir le plus intéressant ; c'est, selon la nature du sujet, ou l'instant le plus pathétique, ou le plus gai ou le plus comique". Après Comment dire la grâce en peinture (éd. Michel de Maule, 2010), Dominique Vergnon se propose de voir comment l'instant est traduit par 21 grands peintres de son choix. Cherchant à montrer que "l'instant une fois choisi, tout le reste est donné".
Cette édition réunit des lettres parues en 1914 dans différents journaux français et dans un recueil, La Dernière lettre, publié en 1922 aux éditions Ernest Flammarion, auquel nous empruntons notre titre. Le projet éditorial du recueil paru chez Flammarion est clair : rendre hommage aux soldats disparus. Par le choix des lettres, explicité par l'éditeur sur la page de titre elle-même : "Ces lettres ont été choisies par des pères qui pleurent un enfant mort pour la France et par d'anciens combattants réunis sous la présidence de M. le Maréchal Foch". Une courte lettre-préface, signée du Maréchal Foch, ouvre l'édition. En voici le texte, dont le propos est sans ambiguïté : "Le sacrifice de tous les soldats tombés pour la défense de la Patrie fut d'autant plus sublime qu'il fut librement consenti. Les "dernières lettres" montrent de façon touchante l'esprit idéal et pur dans lequel le sacrifice a été fait ; c'est un monument de plus à la Gloire impérissable du Soldat Français". Rééditer ces dernières lettres aujourd'hui constitue tout à la fois un geste d'hommage et un acte de résistance. Un geste d'hommage envers des vies brisées, broyées, massacrées, que cette réédition sauve d'une mort anonyme et oubliée... Mais un acte de résistance aussi, contre l'absurdité et le chaos qui nous menacent tous, encore et toujours. Lire ces lettres, enfin, c'est accueillir avec émotion et reconnaissance la leçon de vie et de mort que nous transmettent ces hommes. Le lecteur pourra faire sien, dans le silence de la lecture, les mots sur lesquels se referme le recueil. Simples, dignes et tendres, ce sont les ultimes paroles qu'adresse à sa mère le sous-lieutenant Rodolphe Wurtz, tombé en Champagne : "Bons baisers, donc, et du courage et de la force de coeur, dans la vie comme dans la mort".
Della Faille de Leverghem Lydia ; Broqueville Hugu
Après le décès en 1911 de Madame Alexandre della Faille de Leverghem, ses descendants continuent à vivre sur le domaine du Lackbors, situé à Deurne près d'Anvers, où chacun a construit sa demeure. On se voit beaucoup, on se rencontre dans les allées, on va chez l'un et l'autre, tous cousins, tous unis par un puissant esprit de famille. Une propriété s'appelait à cette époque une campagne. Gustave, le père de Lydia, y côtoie ses quatre frères, Gaston, Jules, Ludovic (dit Fio) et Henry. En 1914, Gaston et Ludovic sont encore célibataires, et l'ardente Lydia parle beaucoup de ces jeunes oncles dans son journal. La guerre bouleverse cet état idyllique. On verra la famille partant au gré des rumeurs, tantôt à Anvers, tantôt dans leur campagne de Deurne, subissant l'attaque de zeppelins, ou l'attente des obus. La Belgique tout entière semble une vaste fourmilière affolée de gens courant en tous sens, perdant le nord, ne sachant où se réfugier, où déposer en lieu sûr leurs biens transportables. Mais elle est aussi grandie par cette vague patriotique qui anime la jeune Lydia à vouloir "soigner les blessés" et pousse les oncles si séduisants à prêter leurs propriétés aux armées et à s'engager au combat.
Venise 1795. Une femme, Isabella Teotochi, favorable aux idées des philosophes des Lumières, y tient un salon littéraire. Sa rencontre avec un Français, Dominique Vivant-Denon, futur créateur du Louvre, va changer le cours de sa vie. Denon anime une société secrète visant à promouvoir les idéaux révolutionnaires. Pendant ce temps, l'armée d'Italie, commandée par le général Bonaparte, marche contre l'empire autrichien. Isabella, séductrice, adulée par tous les poètes, courtisée par les aristocrates, se met au service de Napoléon, qui se dit le libérateur de l'Italie. Mais elle se heurte aux ambitions d'un Inquisiteur, amoureux d'elle, prêt à tout pour la posséder, qui, s'appuyant sur les monarchistes français réfugiés dans les États de Venise et sur une société secrète s'apprête à faire un coup d'État... Ce roman fait vivre la chute d'un État puissant qui a connu 1000 ans d'indépendance. Il met en scène des personnages qui ont réellement existé, même si certaines aventures qu'ils vivent sont issues de l'imagination de l'auteur.