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Cultures & Sociétés N° 14, Avril 2010 : Ce que l'Occident doit aux Arabes
Ftaïta Toufik
TERAEDRE
16,00 €
Épuisé
EAN :9782360850006
David Le Breton le souligne à juste titre dans sa chronique, il faudrait plusieurs bibliothèques au moins pour traiter un sujet aussi vaste et aussi complexe. Plusieurs bibliothèques, et des milliers de chercheurs (dont bon nombre, on le comprendra en lisant les pages qui suivent, n'ont pas encore commencé leurs recherches ! ). Notre propos, lorsque nous avons programmé ce dossier, était infiniment plus modestes : montrer, par quelques illustrations, que l'Occident ne se réduit pas à ses origines grecques, ou "judéo-chrétiennes" - et ce dossier aurait pu, sans doute, avoir un titre plus modeste, mais infiniment moins parlant. Et ce dossier, nous devions avec un collègue, en assurer la coordination. Des circonstances adverses nous en ont empêchés, l'un comme l'autre. Toufic Ftaïta a bien voulu prendre le relais, avec compétence notamment en nous offrant des textes que, risquant l'anachronisme, je qualifierai d' "écologiques" , ainsi que la musique, l'architecture, ou le rôle des chrétiens (il n'y a pas, il faut s'en souvenir, d'égalité Arabe = musulman) et bonne humeur. Qu'il sache l'immense gratitude que je lui porte, à lui et à tous ceux qui ont accepté de collaborer à ce dossier et avec moi, je l'espère, vous aussi, lecteurs.
Résumé : Partir n'est jamais un "aller-simple" de même que passer d'un pays à un autre ne peut se résumer au franchissement de la seule frontière géographique. Partir c'est avant tout passer d'une langue à une autre, une langue qu'il faut aller chercher, obstinément, conquérir si possible afin de pouvoir renaître. Une langue passeuse de voix, celles des convictions, des engagements et de la fraternité. Parti comme tant d'autres à la conquête de la dignité dès l'âge de 14 ans, l'auteur ne cesse d'interroger l'histoire des migrations, celles d'hier comme celles d'aujourd'hui. Après avoir utilisé les ressources de l'histoire, c'est à la voix de la poésie qu'il confie aujourd'hui ce projet. En 2003, il a été lauréat du Prix francophone de poésie Amélie Murat pour son recueil Altérités dont on trouvera de nombreuses traces dans cette publication.
Résumé : Epifanio, Turi, Gavino, Alfio, Damiano... Les personnages auxquels donne vie ce récit ont les prénoms, les corps et les voix de leurs terres. Qu'ils quittent les monts de Sicile, de Sardaigne ou bien les plaines de la Pouille, tous regardent le Nord, la frontière. Dans ce cortège d'hommes, émerge Salvina, " la putain magnifique ", belle et étrange femme... D'une voix à la fois tendre, ironique, grave, Mino Faïta écrit le chemin de ceux qui arrivent de la mer, peuples clandestins à la conquête du pain et des autres dignités, l'alliance jamais finie de l'histoire et de la brûlante actualité.
Les liens entre les Armes et l'industrie sont organiques et figurent à leur juste place dans l'historiographie de la Grande Guerre. Bien moindre en revanche est celle accordée à l'agriculture. Etrange dissymétrie de visibilité ! Certes, pour vaincre il faut s'armer, mais comment nourrir pendant plus de quatre ans, sans l'intense concours de la terre, des millions de civils et de combattants ? De la sidérurgie à la métallurgie de précision, de la filière bois à l'industrie textile, puis à la papeterie, rares sont les secteurs qui ont été à l'écart de l'oeuvre commune. Dans les usines, comme dans les campagnes, les femmes ont joué un rôle essentiel, ensuite la mobilisation des bras s'est élargie jusqu'aux enfants. Et lorsque les nationaux n'ont plus suffi, les frontières se sont ouvertes aux travailleurs des pays proches, à ceux des colonies. En l'espace d'une poignée d'années, de par la violence de la guerre, l'économie savoyarde accomplit sa plus grande mutation.
Ftaïta Toufik ; Demazoin Rémi ; Traoré Brahima ; L
Les enjeux de l'arbre et la place qu'il occupe réellement dans les sociétés africaines ont souvent été occultés dans les études en sciences sociales. L'arbre participait au renouvellement de la fertilité des terres comme élément essentiel de la rotation culturale de l'agriculture itinérante sur brûlis (par la jachère). De l'arbre étaient tirés des biens de première nécessité et de nombreux produits alimentaires et pharmaceutiques. Aléas climatiques et pression démographique compromettent l'équilibre ressource/prélèvement. On ne s'est intéressé qu'aux espèces exploitées par les économies européennes (palmier à huile, karité...) quand d'autres, comme le néré, n'ont reçu aucune attention. Les travaux pluridisciplinaires présentés dans cet ouvrage traitent essentiellement du karité et du néré au Burkina Faso ; propriétés masculines, leur usufruit est essentiellement féminin - ce qui impliquait des relations complémentaires dans les couples, en pleine évolution eux aussi. On doit considérer les imbrications de la parenté, du foncier et des évolutions techniques à venir (culture de la jachère et plantation d'arbres "non domestiques"). Toutes choses qui donnent la mesure de la complexité de l'évolution en cours des systèmes agraires d'Afrique. La question de l'arbre doit donc être cernée dans ses multiples dimensions : environnementale, économique, politique et socioculturelle. Cet ouvrage, par son ouverture pluridisciplinaire, ouvre la voie d'une juste évaluation de l'arbre dans la vie agricole et son poids dans l'avenir du paysannat africain dans l'optique d'un développement durable.
La pensée scientifique et l'essor du capitalisme ont favorisé le déclin des valeurs patriarcales et de la religion. L'approfondissement de la démocratie nous a fait sortir de l'obscurantisme et de l'intolérance, mais ces progrès ont des contreparties : l'hypermodernité estompe les différences entre les sexes et les générations, entre le maître et l'élève. Les grandes personnes s'infantilisent en s'affranchissant de leurs responsabilités et répugnent à frustrer leur progéniture. Le jeune devient, pour la première fois dans l'histoire, notre modèle et notre horizon. L'adulte tend à perdre la raison dans sa folle passion - pédofolie - pour un enfant devenu à la fois fétiche et tabou. Cet affolement face à l'enfant évoque en négatif la représentation du pédophile ; l'adulte obsédé par sa "bien-traitance" et sa protection se défendrait-il inconsciemment contre ses propres tendances incestueuses ? Etouffés par l'amour anxieux de leurs parents ou perdus au sein de familles sans cesse recomposées, les jeunes alimentent les consultations de psys qui évoquent le terme fourre-tout de "trouble du comportement". Les situations évoquées dans cet ouvrage amènent alors à poser la question : Faut-il soigner l'enfant, ses parents... ou la société ?
Guelfi Julien ; Mathé Georges ; Debré Bernard ; Mi
Le débat sur l'euthanasie comporte une forte charge irrationnelle parce qu'il nous renvoie, chacun et chacune, à notre propre mort, parce qu'il suscite des images où chacun projette ses peurs et ses fantasmes, parce qu'il fait appel pour un certain nombre d'entre nous à des observations ou des expériences vécues, parfois douloureuses. Cela pose deux questions fondamentales : A partir de quels critères peut-on juger qu'une vie vaut ou ne vaut pas d'être vécue ? Qui peut se donner le droit d'en décider ? A ceux qui pensent que le droit à l'euthanasie serait un progrès de la société, ce livre apporte des éléments d'appréciation sur les implications médicales, psychologiques et sociales. Il révèle des réalités méconnues ou passées sous silence.
La prédication par Muhammad d'une nouvelle religion, les conquêtes arabes et la formation d'un puissant Empire islamique sont des faits bien connus et exposés dans de nombreux ouvrages. Mais cette histoire, qui paraît solidement établie, reflète la vision idéalisée d'auteurs musulmans écrivant deux siècles plus tard, soucieux avant tout de légitimer les califes abbassides et l'islam sunnite. Est-il possible d'écrire une histoire scientifique des débuts de l'Islam ? Et selon quelles voies ?