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FENELON ET LES ARTS DU DESSIN INSTRUIRE PAR L'IMAGE
TOUBOUL
VRIN
34,00 €
Épuisé
EAN :9782711624294
Dans le cadre de ses missions pastorale et éducative, Fénelon a élaboré une stratégie privilégiant les ressources de l'imaginaire visuel. Ce point de départ, banal dans le contexte de la Contre-Réforme, va toutefois s'appuyer, c'est la thèse de ce livre, sur une spécification de la notion d'image, grâce à des catégories empruntées à l'art oratoire, à la métaphysique, à l'anthropologie philosophique, à la spiritualité, mais aussi, et c'est le plus original, à la critique d'art, plus précisément à celle, ancienne et moderne, qui valorise les arts du dessin. Les images sollicitées, matérielles ou imaginaires, s'apparentent ainsi à celles de la peinture, de l'architecture ou de la sculpture qui, parce qu'elles sont fondées sur le dessin auquel Fénelon reconnaît des qualités propres, présentent une efficacité spéculative et pragmatique particulièrement opératoire. Cet éclairage, inédit, sur l'esthétique de Fénelon, s'accompagne d'une reconstitution des sources et des milieux qui ont permis au prélat d'élaborer, dans le même temps, les prémisses d'un système des arts visuels organisé autour d'un principe dont la plurivocité (le dessin est encore, au XVIIe siècle, le "dessein"), permet à ceux-ci de jouer un véritable rôle de médiation spirituelle.
Acquérir les techniques d'élaboration des textes normatifs (= la légistique) Tous les ans, une cinquantaine de lois (1500 articles), une quarantaine d'ordonnances (1000 articles) et 1500 décrets (10 000 articles) sont publiés au Journal officiel, sans compter 8500 arrêtés réglementaires. Pourtant, la technique d'élaboration des textes normatifs, qualifiée de légistique, s'apprend encore aujourd'hui essentiellement sur le tas, la matière ne faisant pas l'objet d'un enseignement à part entière, à l'exception notable de l'Ecole nationale d'administration. Or, la demande de formation ne cesse de croître dans l'ensemble des administrations publiques et parlementaires et plus largement dans les instances et organismes collaborant ou intervenant aux côtés de ces dernières. C'est pour cette raison que cet ouvrage est destiné à accompagner ceux qui inspirent, écrivent, appliquent ou contrôlent la loi et le règlement et, au-delà, tous ceux qui, au sein des administrations ou en dehors comme les syndicats, les étudiants ou les simples citoyens, souhaitent apprendre et surtout comprendre comment se conçoivent les textes normatifs. Ouvrage préfacé par Jean Maïa, Secrétaire général du Conseil constitutionnel
Résumé : Pour Marx, et pour Engels, il faut aller vers les individus réels et quitter les abstractions de la philosophie. Il faut étudier scientifiquement les rapports de production en lesquels ces individus entrent. Mais quitter la philosophie est impossible, et ce sera vrai aussi pour toutes les sciences humaines. Marx retombe alors, avec Engels, dans une métaphysique qui définit l'essence de l'homme comme activité matérielle dans des rapports sociaux donnés. Il suffirait de toucher à l'essence pour changer le monde danger terrible ! Dans le texte marxien apparaît pourtant une autre lecture de Hegel et de la philosophie : elle regarde déjà vers le travail de philosophes contemporains, et porte la venue d'une démocratie qui, à sa pointe, peut aller vers le communisme.
Ce volume rassemble vingt-deux contributions consacrées aux représentations antiques et médiévales de la justice, de la Septante à Thomas d'Aquin, soit pour l'essentiel du Ille siècle a.C. au XIIIe s. p.C. Il examine comment les auteurs chrétiens de l'Antiquité, apportant avec eux les acceptions bibliques de la "justice", ont modifié les cadres conceptuels et les pratiques socio-politiques attachés à l'idée de justice. On y explore sur une période longue l'évolution des différentes facettes de cette notion, entendue à la fois comme vertu individuelle et idéal éthique, mais aussi comme valeur politique, incarnée dans des lois, des règles et des institutions. Pour mesurer l'apport en ce domaine de la littérature chrétienne - considérée ici de Tertullien à Ferrand de Carthage -, on interroge d'abord ses sources bibliques et antiques sur cette question, puis sa postérité médiévale. Dans quelle mesure cette tradition de pensée témoigne-t-elle d'un renouvellement des perceptions de la justice, divine tout autant qu'humaine, et de l'injustice ? Quelles marques a-t-elle à son tour laissées sur les représentations de la justice dans le monde médiéval, qu'elle s'exprime dans des traités, ou dans la littérature de fiction ? Ce volume est au confluent des sciences de l'Antiquité, des études bibliques et de la patristique, de la littérature et de la philosophie médiévales.
Nombreuse, infiniment ondoyante et diverse, cette pensée n'est qu'une charité toujours active dont le mouvement incessant tend vers des objets qui nous échappent ou vers les aspects inconnus de ceux que nous percevions déjà. Comment suivre une telle pensée sans être cette pensée même (...)? ". Le présent ouvrage tente une réponse en même temps qu'il pose la question. Considérant que les écrits de Bonaventure dessinent moins une progression linéaire qu'ils ne suivent un " ordre du coeur ", Etienne Gilson propose ici, après un chapitre introductif de nature biographique qui cherche l'homme derrière l'oeuvre, un parcours circulaire autour du centre de la synthèse bonaventurienne, le Verbe, incarné en la personne du Christ. C'est ainsi que se trouvent abordés les thèmes fondamentaux que sont la critique de la philosophie naturelle, l'évidence de l'existence de Dieu et le problème de la science et de la volonté divines, mais aussi la création, les corps inanimés, les animaux, l'âme humaine, les anges, ou encore l'illumination, la grâce et la béatitude. Ces études convergent et culminent tout à la fois dans un dernier chapitre qui s'attache à saisir l'esprit de ce penseur. A l'encontre de l'argument qui consiste à qualifier Bonaventure de mystique pour le reléguer hors de l'histoire de la philosophie, Etienne Gilson se propose de recourir précisément à cet argument pour l'y réintégrer : le sentiment mystique, pénétrant en effet toutes les couches de l'édifice, est ce qui lui confère sa systématicité, et une systématicité telle que cette mystique spéculative bonaventurienne partage seule avec la doctrine thomiste le titre de synthèse de la pensée scolastique tout entière. Tendant toujours vers une métaphysique de la mystique chrétienne comme vers son terme ultime, cette pensée témoigne simultanément de la nécessité de la science et de sa subordination aux " ravissements mystiques ", et se situe à la rencontre des influences de saint François, de saint Augustin et des exigences systématiques des Sommes de Thomas d'Aquin. L'oeuvre de Bonaventure marque ainsi un moment capital dans le long progrès par lequel la théologie scolastique parvint à l'unité d'un système.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.