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Le sociographe N° 61, mars 2018 : L'engagement : "Qu'est-ce que tu fous là ?"
Toubal Shérif
CHAMP SOCIAL
12,00 €
Épuisé
EAN :9782918621393
Des jeunes partent dans des pays qu'ils ne connaissent pas ou peu pour défendre un idéal, disent-ils. D'autres cherchent à s'engager dans les forces armées, au point qu'un retour vers une conscription nouvelle formule n'est pas à écarter. A un autre niveau, les mouvements dits alternatifs sont à la recherche "d'un nouveau monde possible" . Depuis la fin des années 1990 et le combat contre les OGM jusqu'à l'aéroport de Notre Dames des Landes en passant par Nuit debout, ces mouvements offrent des engagements possibles qui, bien qu'en souffrance, perdurent. Comme si leurs propositions, autrement dit leurs appels, étaient en dissonance et ne correspondaient pas à certaines attentes sociales. Bref, des générations cherchent le sens d'un engagement, peut-être d'engagements factuels et éclectiques, là où précisément une quête de désengagement s'est enclenchée depuis des décennies...
Très tôt, il est apparu que l'exclusion, la neutralisation et l'humiliation du débiteur défaillant paralysaient l'efficacité du droit. Depuis plusieurs années, une nouvelle préoccupation anime le législateur : offrir au débiteur impécunieux et honnête le droit de "rebondir" . Le droit contemporain ne tient plus rancune au débiteur ayant échoué de bonne foi. Promu au rang de sujet de droit spécifique, le droit de la défaillance économique le dote d'un statut privilégié. Le choix d'une étude combinée autour des droits des entreprises en difficulté et du surendettement est justifié par l'orientation similaire qu'ils ont empruntée en faveur de la "seconde chance" . Si l'étude tend à démontrer l'existence d'un droit au rebond, l'objectif est-il réellement atteint ?
La France a subi un changement structurel rapide au cours des trois dernières décennies. Elle n'est plus seulement spécialisée dans quelques domaines du secteur manufacturier mais s'est désormais tournée vers celui des services : recherche et développement, activités de commerce ou du secteur financier. Ces changements sont profonds et n'apparaissent pas neutres au regard de la structure de l'emploi et de la distribution des salaires. Les auteurs se livrent à une analyse détaillée de l'évolution de l'emploi en France depuis 1994. Ils montrent que le marché du travail, en accroissant la proportion des emplois à bas et haut salaire au détriment des emplois intermédiaires, s'est fortement polarisé et que la crise de 2008 a exacerbé ce phénomène. Quelle est l'importance de la polarisation de l'emploi sur les inégalités de salaire ? Quelles sont les forces à l'oeuvre ? On trouvera ici des pistes de réflexion originales sur le devenir de l'emploi et les politiques publiques à emprunter pour contrecarrer les effets négatifs de ces changements majeurs.
Cadène Nicolas ; Paturet Jean-Bernard ; Toubal Shé
Si la laïcité est un principe d'organisation de notre République qui, depuis 1905, instaure la séparation des Eglises et de l'Etat et conditionne la liberté des cultes dans notre pays, il semble à première vue que la psychanalyse ait peu à voir avec ce principe. Pourtant, et c'est la réflexion à laquelle nous invitent les auteurs dans leur dialogue, la laïcité ne peut être vécue comme positive par les citoyens qu'en fonction de leur propre parcours psychique, de leur relation très intime avec le monde religieux et celui de la croyance. Psychanalyse et Laïcité se rejoignent en un point nodal : la liberté puisque l'Etat et la loi instaurent des espaces de liberté pour chacun de croire ou non, de l'exprimer. La psychanalyse permet d'accéder à une liberté intérieure non encombrée du discours de l'autre tout en le pensant comme alter ego. Ce texte profond et intelligent montre que la laïcité ne va pas de soi mais qu'elle est, par nature, un pari sur l'intelligence et le "penser" par soi-même.
La formation professionnelle constitue un enjeu majeur pour la compétitivité d'une économie. Les théories de la croissance soulignent l'impact de la qualité du " capital humain " sur l'adaptation des salariés aux mutations économiques et la diffusion des innovations. De nombreuses études déplorent l'inefficacité du système de formation français. Elles mettent en évidence les difficultés rencontrées pour adapter les formations initiales aux besoins des entreprises, les freins au développement de l'apprentissage, les inégalités persistantes d'accès à la formation au détriment des salariés les moins qualifiés, les problèmes liés à une gouvernance trop complexe, etc. Les conséquences de ces dysfonctionnements sont inquiétantes. 150 000 jeunes quittent chaque année le système éducatif sans diplôme, ce qui pèse sur leur insertion et sur l'ensemble de leur trajectoire professionnelle. Or, malgré un niveau élevé de chômage, le nombre des postes non-pourvus et des métiers en tension se maintient à des niveaux élevés. Ce phénomène touche particulièrement les entreprises industrielles, dont les métiers souffrent d'une image négative auprès des jeunes. En complément de ces travaux d'experts, La Fabrique de l'industrie participe de manière originale au débat en donnant la parole aux acteurs de terrain. Les témoignages recueillis permettent de présenter un panorama des problèmes de la formation professionnelle dans l'industrie, en identifiant les facteurs de blocage du système et des leviers d'action pour y remédier. De nombreux dispositifs innovants sont évoqués, qui montrent la volonté des acteurs de surmonter les blocages. Ils prouvent que le fonctionnement décevant de notre système de formation n'est pas une fatalité.
La crise adolescente n'appelle pas une gestion sécuritaire normative. Elle convie les parents, les éducateurs et les soignants à faire preuve de répondant sur le mode dialectique de la diffraction et de la reprise, de la répétition et du changement, de la saturation et de la surprise, de la rupture et de la création. L'auteur aborde la prise en charge psycho-éducative des adolescents en souffrance par le biais d'occurrences peu étudiées : les mises en danger "silencieuses" et implosives, l'impact psychique de la monoparentalité et de la précarité, l'addiction à l'écriture, les amoureux qui peinent à " concrétiser", etc. Il articule ces manifestations cliniques avec les pratiques développées dans un Point Accueil Écoute Jeunes (PAEJ), qui accueille des adolescents excessivement engagés dans des comportements risqués et leur entourage.