La formation professionnelle constitue un enjeu majeur pour la compétitivité d'une économie. Les théories de la croissance soulignent l'impact de la qualité du " capital humain " sur l'adaptation des salariés aux mutations économiques et la diffusion des innovations. De nombreuses études déplorent l'inefficacité du système de formation français. Elles mettent en évidence les difficultés rencontrées pour adapter les formations initiales aux besoins des entreprises, les freins au développement de l'apprentissage, les inégalités persistantes d'accès à la formation au détriment des salariés les moins qualifiés, les problèmes liés à une gouvernance trop complexe, etc. Les conséquences de ces dysfonctionnements sont inquiétantes. 150 000 jeunes quittent chaque année le système éducatif sans diplôme, ce qui pèse sur leur insertion et sur l'ensemble de leur trajectoire professionnelle. Or, malgré un niveau élevé de chômage, le nombre des postes non-pourvus et des métiers en tension se maintient à des niveaux élevés. Ce phénomène touche particulièrement les entreprises industrielles, dont les métiers souffrent d'une image négative auprès des jeunes. En complément de ces travaux d'experts, La Fabrique de l'industrie participe de manière originale au débat en donnant la parole aux acteurs de terrain. Les témoignages recueillis permettent de présenter un panorama des problèmes de la formation professionnelle dans l'industrie, en identifiant les facteurs de blocage du système et des leviers d'action pour y remédier. De nombreux dispositifs innovants sont évoqués, qui montrent la volonté des acteurs de surmonter les blocages. Ils prouvent que le fonctionnement décevant de notre système de formation n'est pas une fatalité.
L'industrie mondiale se transforme en profondeur. Confrontée à une concurrence internationale toujours plus vive et, dans le même temps, à de nouvelles exigences sociales et environnementales, elle est également bouleversée par l'introduction de technologies de rupture (impression 3D, cobotique, automatisation, internet des objets, etc.) et, plus encore, par la diffusion très large de nouveaux outils numériques. La mise en place de cette " industrie du futur " permet de nouveaux modes de production et donc de fabriquer dans un temps plus court, plus proprement, parfois " sur mesure " à la demande des clients. Elle implique toutefois une réorganisation profonde du travail, une élévation des qualifications de tous les salariés, l'apparition de nouveaux métiers et de nouvelles exigences en termes de compétences. Faisant la synthèse des publications les plus récentes sur le sujet, et s'appuyant sur une quarantaine d'auditions de chercheurs et d'acteurs de terrain (industriels, partenaires sociaux, acteurs de la formation?), cet ouvrage vient répondre à un certain nombre de questions. Quel sera l'impact de ces mutations sur la structure et la nature de l'emploi ? Peut-on anticiper les métiers de demain ? Comment les organisations et les modes de travail vont-ils évoluer ? L'appareil de formation professionnelle est-il bien équipé pour relever ces défis ? Quelles solutions mettre en oeuvre pour réussir cette transition ? Cet ouvrage s'adresse aux cadres et dirigeants d'entreprises, représentants du personnel, formateurs, consultants et observateurs soucieux de l'enjeu de la transformation des compétences et des métiers industriels dans les prochaines décennies.
Bidet-Mayer Thibaut ; Darmayan Philippe ; Ciet Noé
Le secteur industriel connaît actuellement des bouleversements profonds. L'introduction de nouvelles technologies de production et l'utilisation massive d'outils numériques de pointe au sein des usines changent la manière de produire et de travailler. La prolifération des objets connectés fait évoluer les modes de consommation et conduit les industriels à adapter leur offre de produits et de services. Les espoirs à l'égard de ce que certains appellent déjà la quatrième révolution industrielle sont immenses. Pour un pays comme la France, cette "industrie du futur" représente une opportunité pour enrayer le phénomène de désindustrialisation de ces dernières décennies. Les pouvoirs publics prennent conscience de ces enjeux. La France s'est lancée dans la course à partir de 2013 mais elle n'est pas la seule. L'Allemagne a construit dès 2011 une stratégie nationale autour de cet enjeu majeur et de nombreux autres pays ne sont pas en reste (Etats-Unis, Chine, Corée du Sud, Royaume-Uni...). Cet ouvrage propose une comparaison des programmes mis en place par ces différents pays. II explore également quelques-uns des atouts sur lesquels l'industrie française peut s'appuyer pour réussir sa transformation. Il s'adresse aux chefs d'entreprise, responsables de groupements professionnels et décideurs publics engagés dans la modernisation de notre appareil productif, et plus généralement à tous ceux qui s'intéressent à la compétitivité des entreprises françaises.
La notion de filière connaît un regain d'intérêt depuis quelques années, notamment dans les débats sur la politique industrielle. Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, appuyé par le Conseil national pour l'industrie, a d'ailleurs sélectionné depuis janvier 2013 quatorze filières industrielles stratégiques destinées à "construire la carte de la France productive des années 2020" et à mettre fin à la désindustrialisation de notre pays. L'idée est assez intuitive pour être rassembleuse, notamment parmi les entreprises qui recherchent ensemble les conditions de leur compétitivité. Mais la filière est également une notion assez floue, parfois même galvaudée, qui ne fait pas l'unanimité parmi les économistes. Le document de la Fabrique tente de répondre à plusieurs questions : quel est donc l'apport d'un raisonnement en termes de filières pour porter une politique industrielle ambitieuse ? Cette approche, mobilisatrice à certains égards, ne risque-t-elle pas de cantonner l'action politique dans un cadre restrictif voire dépassé ? En particulier, exclut-elle les entreprises multi-filières ou encore celles pratiquant des fertilisations croisées dans le cadre des pôles de compétitivité ? Le cas de l'Allemagne est également étudié. Il révèle que si l'industrie fonctionne bien en termes de filières, la politique industrielle ignore cette notion. Aucune action publique n'est véritablement menée en leur faveur, les dynamiques industrielles allemandes étant, depuis longtemps, organisées dans cette logique. Ce qui n'empêche pas notre voisin outre Rhin de préserver sa place de leader dans le domaine industriel.
La parution en 2001 du " Manifeste Agile " a consacré le déploiement des méthodes " agiles " dans le monde informatique. Mais exigeantes dans leur mise en oeuvre, ces méthodes recouvrent souvent dans les faits un ensemble de pratiques assez éloignées de leurs bases théoriques. Cet ouvrage est donc l'occasion de repréciser les fondements théoriques des méthodes agiles et de rendre compte des retours d'expérience en entreprise. II s'adresse à un public large. Les chercheurs y trouveront une revue de la littérature rassemblant les principaux travaux de recherche relatifs à ces méthodes. Les praticiens débutants y verront une présentation didactique des fondements de plusieurs méthodes agiles : Scrum, Extreme Programming et Développement Lean. Les praticiens confirmés pourront bénéficier de retours d'expériences inédits sur la mise en oeuvre des méthodes agiles dans des contextes d'entreprise spécifiques.
Que celui qui cherche des recettes, trucs et astuces pour devenir un bon leader passe son chemin. Pour James March, les problèmes auxquels le leader doit faire face sont les questions fondamentales de l'existence, et celles-ci sont mieux abordées dans les grandes œuvres de la littérature que dans les manuels de gestion. La lecture de Guerre et Paix et de Don Quichotte permet de développer une capacité d'appréciation critique qui complète les techniques apprises par ailleurs. March aborde les dilemmes moraux liés au pouvoir, les questions de l'équilibre entre la vie privée et les devoirs publics, entre l'habileté et l'innocence, entre la diversité et l'intégration, entre l'ambiguïté et la cohérence, entre l'expression de la sexualité et son contrôle. Il discute des moyens d'encourager l'exploration d'idées déviantes souvent mauvaises et presque toujours inefficaces à court terme, mais qui permettent à l'organisation de s'adapter à un environnement changeant et de surmonter les crises. Face à l'hostilité du monde et à l'insignifiance de leurs actions, les leaders que nous montre March ne sont pas mus par l'espoir de conséquences favorables et de récompenses mais par les plaisirs quotidiens de l'action qui leur permet de découvrir, d'affirmer et de faire partager une identité et une interprétation du monde enthousiasmantes.
Cet ouvrage de Minéralogie appliquée à la Pétrographie comprend un livre et un disque compact. Après quelques rappels sur la définition des espèces minérales, les facteurs de leur apparition et les méthodes d'observation au microscope, le livre présente une série de monographies sur les différents minéraux ou groupes de minéraux en insistant sur les paramètres qui montrent comment les minéraux rendent compte des évolutions géologiques: des éléments sur la structure du minéral; la composition chimique et ses variations; les conditions de stabilité; les gisements. Le disque compact illustre l'aspect microscopique de 137 minéraux constituants des roches en 384 fiches: nom et composition chimique, ses formes cristallines (illustrées par des schémas) et ses différents caractères optiques illustrés par des photos de lames minces. Un même minéral est le plus souvent présenté par plusieurs fiches afin de montrer ses différents faciès et différents gisements. Biographie de l'auteur Ingénieur civil des Mines, Docteur-Ingénieur, Docteur-ès-Sciences, Michel Demange est Maître de Recherche associé à l'Ecole des Mines de Paris. Il a travaillé sur la géologie des terrains cristallins, métamorphiques et magmatiques (géologie structurale, métamorphisme et géochimie) et sur les gisements métallifères.
4e de couverture : En 2008, alors que Frédéric et Julien Lippi viennent de reprendre les rênes de l'entreprise familiale de fabrication de clôtures, celle-ci est frappée de plein fouet par la crise. Les deux frères comprennent qu'ils devront revoir de fond en comble son modèle économique et managérial s'ils veulent tenter de lui assurer un avenir. La transformation qu'ils initient va toucher tous les aspects de l'entreprise.En une quinzaine d'années, celle-ci a non seulement changé de dirigeants, mais ils ont réorganisé les ateliers, numérisé la gestion, révolutionné le management, défini une nouvelle stratégie, réinventé la marque, construit une nouvelle offre, donné un nouveau souffle aux commerciaux et créé un réseau de concessionnaires. Et cet effort semble payer : après avoir perdu de l'argent entre 2012 et 2017, puis avoir commencé à en gagner en 2018, l'entreprise s'est totalement désendettée et elle enregistre, au premier trimestre 2019, une croissance de son chiffre d'affaires de 21% par rapport à celui du premier trimestre 2018.L'ampleur de la métamorphose est telle, que ce livre pourrait s'apparenter à un manuel de management, à une différence près : l'humilité des deux dirigeants. Frédéric et Julien Lippi ne dissimulent aucun des obstacles, conflits, doutes auxquels ils ont été confrontés, et minimisent leur rôle par rapport à celui joué par l'ensemble des salariés dans la transformation de l'entreprise. Ce livre est le fruit de 65 heures d'entretiens menés par Elisabeth Bourguinat avec une trentaine d'interlocuteurs : les dirigeants de Lippi, mais également des salariés travaillant dans différents services de l'entreprise, ainsi que des consultants qui les ont accompagnés tout au long de la transformation.La sincérité des témoignages recueillis confère à cet ouvrage à la fois une grande singularité au sein de la littérature managériale et une authenticité qui le rend riche d'enseignements.