L'industrie mondiale se transforme en profondeur. Confrontée à une concurrence internationale toujours plus vive et, dans le même temps, à de nouvelles exigences sociales et environnementales, elle est également bouleversée par l'introduction de technologies de rupture (impression 3D, cobotique, automatisation, internet des objets, etc.) et, plus encore, par la diffusion très large de nouveaux outils numériques. La mise en place de cette " industrie du futur " permet de nouveaux modes de production et donc de fabriquer dans un temps plus court, plus proprement, parfois " sur mesure " à la demande des clients. Elle implique toutefois une réorganisation profonde du travail, une élévation des qualifications de tous les salariés, l'apparition de nouveaux métiers et de nouvelles exigences en termes de compétences. Faisant la synthèse des publications les plus récentes sur le sujet, et s'appuyant sur une quarantaine d'auditions de chercheurs et d'acteurs de terrain (industriels, partenaires sociaux, acteurs de la formation?), cet ouvrage vient répondre à un certain nombre de questions. Quel sera l'impact de ces mutations sur la structure et la nature de l'emploi ? Peut-on anticiper les métiers de demain ? Comment les organisations et les modes de travail vont-ils évoluer ? L'appareil de formation professionnelle est-il bien équipé pour relever ces défis ? Quelles solutions mettre en oeuvre pour réussir cette transition ? Cet ouvrage s'adresse aux cadres et dirigeants d'entreprises, représentants du personnel, formateurs, consultants et observateurs soucieux de l'enjeu de la transformation des compétences et des métiers industriels dans les prochaines décennies.
Bidet-Mayer Thibaut ; Darmayan Philippe ; Ciet Noé
Le secteur industriel connaît actuellement des bouleversements profonds. L'introduction de nouvelles technologies de production et l'utilisation massive d'outils numériques de pointe au sein des usines changent la manière de produire et de travailler. La prolifération des objets connectés fait évoluer les modes de consommation et conduit les industriels à adapter leur offre de produits et de services. Les espoirs à l'égard de ce que certains appellent déjà la quatrième révolution industrielle sont immenses. Pour un pays comme la France, cette "industrie du futur" représente une opportunité pour enrayer le phénomène de désindustrialisation de ces dernières décennies. Les pouvoirs publics prennent conscience de ces enjeux. La France s'est lancée dans la course à partir de 2013 mais elle n'est pas la seule. L'Allemagne a construit dès 2011 une stratégie nationale autour de cet enjeu majeur et de nombreux autres pays ne sont pas en reste (Etats-Unis, Chine, Corée du Sud, Royaume-Uni...). Cet ouvrage propose une comparaison des programmes mis en place par ces différents pays. II explore également quelques-uns des atouts sur lesquels l'industrie française peut s'appuyer pour réussir sa transformation. Il s'adresse aux chefs d'entreprise, responsables de groupements professionnels et décideurs publics engagés dans la modernisation de notre appareil productif, et plus généralement à tous ceux qui s'intéressent à la compétitivité des entreprises françaises.
La Biennale de Châteauroux existe depuis 25 ans. Cette manifestation a acquis au cours des années reconnaissance et légitimité dans le domaine céramique, en confrontant les créations de céramistes indépendants français avec celles d'artistes invités provenant d'autres pays. Aujourd'hui, la biennale s'ouvre à d'autres supports artistiques hors objets ou sculptures, avec des présentations de vidéos, de photographies et d'installations multimédia, dès l'instant que ces expressions conservent l'énergie créatrice liée au matériau-terre. Elle s'attache à montrer que l'expression céramique est d'une modernité insoupçonnée, particulièrement adaptée aux enjeux et aux questionnements des artistes d'aujourd'hui, que ceux-ci privilégient ou non ce moyen d'expression. Sont ainsi soulignés les ponts jetés entre la pratique artisanale indépendante, la production industrielle en design, et les propositions plus expérimentales de ceux qui font une incursion ponctuelle dans le savoir-faire céramique. Les invités de cette édition 2005 viennent de plusieurs pays d'Europe : France, Suisse, Belgique, Italie, Espagne, Pays-Bas. Depuis toujours, la manifestation s'attache à faire découvrir des jeunes talents qui tiennent déjà les promesses d'un grand avenir.
Bidet-Mordrel Annie ; Meillassoux Claude ; Seccomb
Résumé : " Critique " de la famille est ici à prendre au sens où Marx parle d'une critique de l'économie politique, ou encore au sens où Bourdieu propose une critique de la doxa. Des chercheurs de diverses spécialités, anthropologie, sociologie, histoire et psychanalyse, se référant ou non au marxisme, ont été sollicités pour cette enquête théorique. Leurs réponses, mises côte à côte, forment, par leur cohérence, comme les fragments d'une telle " critique ". Celle-ci vise à inscrire " la famille ", au passé et au présent, dans son histoire sociale matérielle aléatoire, celle des conditions dans lesquelles les sociétés humaines se produisent et se reproduisent, et des représentations imaginaires auxquelles elles donnent lieu. Ainsi se trouve mis à distance ce qui se donne spontanément comme un ordre naturel, chargé de la sacralité qui appartient à l'immuable.
Réseaux saturés en zone dense, dépendance à la voiture en zone rurale, impact environnemental local et global : tels sont les défis auxquels doit répondre la mobilité. Pour y parvenir, l'évolution de l'urbanisme et des infrastructures de transport est nécessaire, mais trop lente. En parallèle, des solutions numériques se développent de façon fulgurante et réinventent la manière de se déplacer. Ce foisonnement devient une source de complexité pour l'usager. Pour y remédier, une solution simple : combiner l'information et les titres de transport pour tous les modes utilisés sur le même trajet. On obtient alors de véritables couteaux suisses de la mobilité, appelés MaaS (Mobility as a Service). Face à l'inertie des acteurs traditionnels dans leur effort de modernisation, la tentation est grande de laisser de nouveaux arrivants faire mieux et plus vite. Le concept reste toutefois expérimental et pose encore autant de questions qu'il apporte de réponses. Cet ouvrage vise à aborder le MaaS comme révélateur des tensions au coeur des évolutions de la mobilité, au-delà des effets de mode tendant à en faire l'arbre qui cache la forêt.
Astolfi Charles-Pierre ; Constantin Emmanuel ; Mou
Produire un objet comme on imprimerait un document depuis son ordinateur, c'est la promesse de la fabrication additive. Communément appelé " impression 3D ", ce procédé révolutionnaire permet en effet de fabriquer un objet par ajout de matière couche par couche, à partir de sa description géométrique. Apparue il y a plus de trente ans, la fabrication additive devient un moyen de production à part entière, notamment pour la conception et la production en petites séries de pièces complexes et personnalisées. Elle se diffuse aujourd'hui à grande échelle au sein de l'industrie et connaît des applications de plus en plus nombreuses dans des secteurs tels que l'aéronautique, le spatial ou le médical, qui ne sont pas sans conséquences sur l'organisation de certains processus industriels. Cet ouvrage propose une synthèse claire et pédagogique des technologies de fabrication additive, de leurs potentialités pour l'industrie ainsi qu'un panorama des politiques de soutien mises en place en France et à l'étranger. Il analyse enfin les forces et les faiblesses de l'écosystème français et avance des pistes pour permettre à notre pays d'exploiter au mieux ses atouts. Ce document est destiné à toute personne souhaitant en savoir davantage sur la fabrication additive ainsi qu'aux spécialistes à la recherche d'un diagnostic de la situation de la France dans ce domaine.
Andréa-Novel Brigitte d' ; Fabre Benoît ; Jouvelot
Brigitte d'Andréa-Novel, professeur d'automatique à MINES ParisTech, a coordonné cet ouvrage. Il est le fruit de l'expérience du cours intitulé "Acoustique, Informatique, MusiquE" qu'elle a créé pour les élèves ingénieurs de troisième année du cycle ingénieurs civils. Son objectif est de présenter un très large panorama des outils scientifiques dédiés à la musique : liens entre mathématiques, harmonie et composition, méthodes de traitement du signal pour l'analyse et la synthèse des sons musicaux, méthodes d'automatique pour le contrôle d'instruments réels ou virtuels modélisés par les lois de l'acoustique, outils logiciels et matériel, notamment associés à la norme MIDI. De nombreux exemples et travaux pratiques sont proposés pour illustrer l'ensemble des notions présentées, ainsi qu'un CD-audio contenant des réalisations de synthèse sonore et des extraits musicaux. Le contenu de l'ouvrage dépasse largement le cadre du cours. Il intéressera scientifiques et musiciens qui pourront découvrir la musique comme une discipline à la croisée de nombreux chemins et dont les multiples aspects peuvent être analysés selon une démarche scientifique.
Contrairement aux discours enchantés célébrant la diversité culturelle et linguistique, les langues et cultures du monde sont en constante régression. Lors de la construction des Etats-Nations, les gouvernements ont généralement considéré la palette des langues comme un obstacle, voire une menace à l'unité politique de leur pays, les interdisant ou au mieux les confinant dans la sphère privée. Quant à la mondialisation des échanges économiques ou culturels, notamment via les médias et réseaux numériques, elle a considérablement favorisé l'usage de 2 ou 3 langues internationales. Ces processus ont largement contribué à la minorisation des langues et des peuples qui les pratiquent, avec la normalisation linguistique dans les secteurs de l'éducation, de l'administration, des médias, de la justice et du commerce, souvent aussi avec la relégation ou la spoliation territoriale. Pourtant, jamais la conscience que les langues du monde constituent un richesse culturelle essentielle n'a été aussi vive tant avec l'UNESCO ou l'OIT (Organisation Internationale du Travail), ou le Conseil de l'Europe qui ont produit une série de textes et directives touchant les droits linguistiques, culturels et territoriaux des groupes minorisés. L'ouvrage "Cultures de résistance, peuples et langues minorisés " entend interroger la façon dont les Etats traitent, au sein de leur territoire national, les langues et cultures minorisées, ainsi que les modes de résistance déployés par ces peuples pour défendre leurs droits, faire reconnaître leurs idiosyncrasies et accéder à la pleine citoyenneté. Trente chercheur.e.s issu.e.s d'une quinzaine de pays du monde et d'horizons disciplinaires différents éclairent le débat avec des réponses variées, oscillant entre prises de position politiques fortes illustrant un autre rapport au monde, récits de mobilisations et mouvements de protestation contre la domination ou les discriminations, panoramas historiques de luttes ou encore expérimentations éducatives, cinématographiques ou littéraires permettant de revitaliser langues et cultures.