La Biennale de Châteauroux existe depuis 25 ans. Cette manifestation a acquis au cours des années reconnaissance et légitimité dans le domaine céramique, en confrontant les créations de céramistes indépendants français avec celles d'artistes invités provenant d'autres pays. Aujourd'hui, la biennale s'ouvre à d'autres supports artistiques hors objets ou sculptures, avec des présentations de vidéos, de photographies et d'installations multimédia, dès l'instant que ces expressions conservent l'énergie créatrice liée au matériau-terre. Elle s'attache à montrer que l'expression céramique est d'une modernité insoupçonnée, particulièrement adaptée aux enjeux et aux questionnements des artistes d'aujourd'hui, que ceux-ci privilégient ou non ce moyen d'expression. Sont ainsi soulignés les ponts jetés entre la pratique artisanale indépendante, la production industrielle en design, et les propositions plus expérimentales de ceux qui font une incursion ponctuelle dans le savoir-faire céramique. Les invités de cette édition 2005 viennent de plusieurs pays d'Europe : France, Suisse, Belgique, Italie, Espagne, Pays-Bas. Depuis toujours, la manifestation s'attache à faire découvrir des jeunes talents qui tiennent déjà les promesses d'un grand avenir.
Résumé : Le Centre de Recherches Proustiennes de la Sorbonne nouvelle est créé en 1984 en pleine effervescence éditoriale au moment où A la recherche du temps perdu est sur le point de tomber dans le domaine public; une équipe d'universitaires se met alors au travail, autour de Jean Milly et de Jean-Yves Tadié. Éditer, rééditer suppose un nouveau déchiffrement des manuscrits. Des décennies plus tard, une autre conception du cahier dit de brouillon voit le jour: il est conçu comme une totalité signifiante et devient réalité éditoriale. Parallèlement, l'écrivain, réhabilité, a retrouvé vie dans ses lieux dits " de mémoire ", devenus des lieux de médiation et de recherche. Le présent ouvrage retrace ces étapes et donne la parole aux différentes générations de chercheurs proustiens de la Sorbonne nouvelle, dans la pluralité de leurs pratiques de recherche, des plus classiques aux plus innovantes.
Les textes de ce volume, qui réunit médecins, psychanalystes et littéraires, ont pour objet d'étude Proust, l'homme comme son oeuvre. Celle-ci, qui entretient des liens souterrains avec l'enfance et la vie de l'écrivain - l'autorité d'un père hygiéniste, l'asthme dont souffre Proust, la psychothérapie qu'il a suivie -, est ainsi peuplée de personnages de médecins et de malades, et met en scène une tension entre volonté créatrice et angoisse existentielle. Les rapports entre esthétique et dolorisme, entre hystérie et création littéraire, intermittences du coeur et cardiologie, les représentations de la mort, de la neurasthénie, des rêves, font de Proust un pionnier de la neuroscience.
En interrogeant des artistes actuels très différents d'origine, de nationalités, d'expressions plastiques, une multitude de réponses, à la hauteur de la forte personnalité véhiculée par George Sand, ont été apportées à la question: "Que vous inspire George Sand?" Trois types de réponses sont apparus: Des artistes ont cherché à donner un visage nouveau à cette égérie en s'inspirant de portraits déjà réalisés par (les peintres (Charpentier, Delacroix...), des photographes (Nadar, Verdot...) ou en ont créés (le totalement novateurs. Des artistes ont illustré les romans ou des citations issues de sa prolifique et variée ?uvre littéraire. Des artistes ont opté pour une utilisation des modes d'expression et des supports résolument contemporains (vidéo, installations...) pratiquant une analyse de l'ouvre et de la vie de George Sand, transposant ses engagements en les resituant dans le contexte des événements de notre société. George Sand n'a-t-elle pas écrit à propos de ses textes: "mon âme, j'en suis certaine a servi de miroir à la plupart de ceux qui y ont jeté les yeux". Michèle Naturel
Philippe Cognée est né en 1957. Il vit et travaille à Nantes. De nombreuses expositions de ses ?uvres ont été présentées en France et à l'étranger depuis 1982. Il est en 1990, lauréat de la Villa Médicis à Rome. " Ma première visite de l'atelier de Philippe Cognée date d'il y a tout juste un an. Nous avions, un peu par hasard, fait connaissance quelques semaines plus tôt dans une galerie parisienne où, au fil de la conversation, il m'avait parlé de ses peintures à l'encaustique à l'aspect brouillé si particulier. Nous en avions regardées ensemble quelques unes. Celle représentant un immeuble de Montparnasse situé tout près de la gare et qu'il avait, à plusieurs reprises, filmé en descendant de son TGV. D'autres aussi, au format très allongé, réalisées au retour d'un voyage au Caire. Il avait également évoqué une série de grands portraits sur papier dont les minuscules reproductions qu'il avait sur lui m'avaient fait penser aux caprices de Goya. " Goya, c'est un peintre important pour moi " avait-il simplement déclaré. Dans les jours qui ont suivi, les quelques photographies de ses peintures que Philippe m'avait données ne m'ont pas quitté. En les regardant, je pensais à l'impression que m'avait laissée cette brève rencontre. Ce qui m'avait frappé, c'était ce mélange de simplicité frisant la timidité et d'assurance tranquille qui émanait de sa personne. Cette façon qu'il avait eue de rester en retrait de ses couvres et à distance des commentaires qu'elles suscitaient. De ne pas non plus laisser son regard s'arrêter sur les toiles d'autres peintres (certains de tout premier plan pourtant) qui nous entouraient, non par indifférence bien sûr mais par modestie. Et en même temps d'accueillir nos regards comme des confirmations de son talent, comme autant de raisons de continuer à avancer sur la voie étroite et périlleuse qu'il savait être la bonne. Je n'ai pas mis longtemps à décider de la revoir et, sachant qu'il vivait près de Nantes, n'ai eu aucun mal à retrouver sa trace. " Olivier Weil.
La troupe errante des guérilleros avec le Che dans les forêts de Bolivie. Trois points de vue, trois types d'écriture viennent restituer la fin du parcours héroïque d'Ernesto Guevara dans le réseau complexe et contradictoire des relations humaines et des enjeux politiques de l'époque. Personnages de fiction et personnages historiques peuplent ce roman d'aventures politique. Extrapolations qui content les gloires et les déboires d'une utopie