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La fin du dogme paternel
Tort Michel
FLAMMARION
11,20 €
Épuisé
EAN :9782081207080
Le discours sur le déclin du père est devenu un lieu commun. Ce diagnostic sur la faillite de la fonction paternelle est porté au nom de la psychanalyse, qui statuerait sur les atteintes aux fonctions symboliques vitales pour le psychisme humain et leur déstructuration actuelle. La psychanalyse se doit d'interpréter ce discours angoissé en renversant les termes du problème. Le Père est une construction historique, fidèle aux formes traditionnelles de la domination masculine, qui assure aux pères le monopole de la fonction symbolique. Cette figure patriarcale en crise depuis les années 1980 est en passe de céder la place, clans les sociétés démocratiques occidentales, à de nouveaux rapports de parentalité. Mais la fin d'un père, le Père du patriarcat occidental, est la fin d'un monde - pas la fin du monde. Les formes du devenir-sujet et l'exercice des fonctions paternelles mettent en jeu le pouvoir entre les sexes. Ce changement de perspective ne va pas sans un réexamen critique des constructions freudienne et lacanienne sur le père, qui reposent sur la soumission à un potentat séparateur. On peut alors jeter les bases d'une histoire positive de la paternité et mettre un terme au récit édifiant du déclin permanent. Du mouvement antipaternel de la jeunesse, au milieu du XXe siècle, dont 1968 demeure le symbole, à la mise en cause des violences paternelles, il s'agit de repérer les principaux aspects de la décomposition de la solution paternelle, ses tentatives de restauration par le bricolage d'un ordre symbolique, mais aussi de discerner l'invention de nouveaux modes de paternité, liés à l'évolution des rapports entre les sexes.Michel Tort est psychanalyste, professeur à l'université Paris 7. Il a notamment publié Le Désir froid. Procréation artificielle et crise des repères symboliques (La Découverte, 1992).
Résumé : 1909 : en introduisant la psychanalyse aux Etats-Unis, Freud se targue d'y apporter la peste. 1953 : dans son Discours de Rome, Lacan oppose Freud à la version américaine de la psychanalyse, avec sa psychologie du moi robuste et adapté. 1996 : tandis que les milieux de la psychologie et de la psychanalyse américaines s'emploient à récuser la théorie freudienne, c'est par la voie du féminisme universitaire que Lacan s'introduit aux Etats-Unis. Le présent ouvrage entreprend d'éclairer certains aspects de cette histoire paradoxale et tourmentée, en choisissant résolument le terrain de la confrontation clinique entre psychanalystes. Les états-limites opèrent au départ une ligne de démarcation explicite dans la mesure où cette catégorie diagnostique apparaît difficilement compatible avec la nosographie freudienne et lacanienne des névroses, psychoses et perversions. Cette confrontation fait ressortir de façon inattendue les transformations dialectiques de la psychanalyse américaine et ses tentatives de soutenir la dimension du sujet et du sexe dans le contexte des concepts américains de l'ego puis du self. Lacan avec la psychanalyse américaine ? Il ne s'agirait pas ici de répéter la critique lacanienne de la psychanalyse des années cinquante, mais de s'interroger aujourd'hui avec des collègues américains sur la part de résistances qui sous-tend des positions contradictoires vis-à-vis de la découverte freudienne, en explicitant les enjeux et les choix théoriques et techniques. Les textes présentés ici sont issus d'un colloque intitulé Etats-limites, qui s'est tenu à Paris les 4 et 5 novembre 1994, dans le cadre du Laboratoire de psychopathologie fondamentale et de psychanalyse de l'université Denis-Diderot à Paris-VII.
Le discours sur le déclin du père et sur la faillite de la fonction paternelle est devenu un lieu commun. Ce livre s'efforce d'interpréter ce discours angoissé et de renverser les termes du problème : "le Père" est une construction historique, solidaire des formes traditionnelles de la domination masculine, qui assure aux pères le monopole de la fonction symbolique. Cette figure patriarcale est en passe de céder la place à de nouveaux arrangements des rapports de parentalité. C'est la fin de la "solutions paternelle". Mais comment s'est construite historiquement la légende du père et comment jeter les bases d'une histoire positive de la paternité qui cesse de broder sur le récit édifiant d'un déclin permanent ? Cette opération ne va pas sans un réexamen critique des constructions freudiennes et lacaniennes sur le père, qui déploient une version particulière de l'Oedipe, cet "Oedipe à solution paternelle", dont les jours sont comptés. Du coup, comment peut s'effectuer la mise en oeuvre de la fonction paternelle et, à travers elle, la constitution du sujet ? Du mouvement anti-paternel de la jeunesse du milieu du XXème siècle à la mise en cause des violences paternelles, en passant par la législation sur le nom, il s'agit de repérer les principaux aspects de la décomposition de la "solution paternelle" (perte de la maîtrise sur la procréation notamment), ses tentatives de restauration (le bricolage d'un "ordre symbolique") et l'invention de nouveaux modes de subjectivation liés aux nouveaux rapports de genre et de sexe.
Tort Patrick ; Joli Michel ; Ollier Fabien ; Parad
Patrick Tort, qui sera cet automne le lauréat du prix de la fondation France Liberté pour la parution en 2019 de son livre LIntelligence des limites (Gruppen, 2019), analyse dans ces trois entretiens les enjeux majeurs dune crise de civilisation qui chaque jour frappe plus violemment notre humanité. Idéologie, technologie, écologie, capitalisme et transhumanisme sont autant de sujets quil sattache ici à éclairer méthodiquement pour établir ce que pourrait être une nouvelle éthique du civilisé : Le capitalisme ne guérira pas la misère du monde car il a besoin de la misère du monde. De cette évidence, les révoltes daujourdhui doivent être ré-instruites. Arrêtons despérer. Commençons à vouloir.