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Lacan avec la psychanalyse américaine
Feher-Gurewich Judith ; Tort Michel
DENOEL
21,95 €
Épuisé
EAN :9782207245422
1909 : en introduisant la psychanalyse aux Etats-Unis, Freud se targue d'y apporter la peste. 1953 : dans son Discours de Rome, Lacan oppose Freud à la version américaine de la psychanalyse, avec sa psychologie du moi robuste et adapté. 1996 : tandis que les milieux de la psychologie et de la psychanalyse américaines s'emploient à récuser la théorie freudienne, c'est par la voie du féminisme universitaire que Lacan s'introduit aux Etats-Unis. Le présent ouvrage entreprend d'éclairer certains aspects de cette histoire paradoxale et tourmentée, en choisissant résolument le terrain de la confrontation clinique entre psychanalystes. Les états-limites opèrent au départ une ligne de démarcation explicite dans la mesure où cette catégorie diagnostique apparaît difficilement compatible avec la nosographie freudienne et lacanienne des névroses, psychoses et perversions. Cette confrontation fait ressortir de façon inattendue les transformations dialectiques de la psychanalyse américaine et ses tentatives de soutenir la dimension du sujet et du sexe dans le contexte des concepts américains de l'ego puis du self. Lacan avec la psychanalyse américaine ? Il ne s'agirait pas ici de répéter la critique lacanienne de la psychanalyse des années cinquante, mais de s'interroger aujourd'hui avec des collègues américains sur la part de résistances qui sous-tend des positions contradictoires vis-à-vis de la découverte freudienne, en explicitant les enjeux et les choix théoriques et techniques. Les textes présentés ici sont issus d'un colloque intitulé Etats-limites, qui s'est tenu à Paris les 4 et 5 novembre 1994, dans le cadre du Laboratoire de psychopathologie fondamentale et de psychanalyse de l'université Denis-Diderot à Paris-VII.
L'actualité sociale et politique soulève constamment des questions sur l'Islam dont les réponses réclament une réflexion approfondie et structurée, en dehors des thèses partisanes souvent dévolues à des enjeux électoralistes, communautaristes ou aux deux à la fois. L'imaginaire collectif véhicule tant d'archétypes sur l'Islam qu'il est utile pour construire un point de vue tangible de se pencher sur l'étude passionnante de cette religion, en remontant aux sources. C'est cette démarche que propose cet ouvrage qui aborde les questions du terrorisme, du port du voile, du mariage inter-religieux, du rapport ancestral de l'islam au judaïsme et à la chrétienté, et de la rigueur normative du discours religieux. A cette lecture, on effeuille des livres d'histoire ancienne et on découvre des événements d'actualité et des tragédies du passé qui, tous, se rejoignent pour dénoncer l'intolérance ou la volonté de réduire au silence. Si cette approche critique des représentations de l'Islam contemporain peut ouvrir de nouvelles perspectives pour l'exégèse musulmane, elle garde une dimension humaine en plaçant l'être humain au centre, et elle conduit à comprendre, outre les causes, que l'enjeu dont il s'agit est celui du partage de la vérité en général, celui du droit au doute et du droit de s'interroger
Résumé : Le RN est rarement crédité d'un vote d'adhésion. Jugeant l'hypothèse trop décourageante, ses détracteurs préfèrent évoquer le désaveu qui frappe ses rivaux, la toxicité de l'espace médiatique ou le délitement des solidarités ouvrières. Producteurs et parasites entreprend au contraire d'examiner la popularité de l'extrême droite à la lumière des satisfactions que sa vision du monde procure à ses électeurs. Le parti lepéniste divise la société française en deux classes moralement antinomiques : les producteurs qui n'aspirent qu'à vivre du produit de leurs efforts et les parasites réfractaires à la " valeur travail " mais rompus à l'accaparement des richesses créées par autrui. Les premiers contribuent à la prospérité nationale par leur labeur, leurs investissements et leurs impôts, tandis que les seconds sont tantôt des spéculateurs impliqués dans la circulation transnationale du capital, financier ou culturel, et tantôt des bénéficiaires illégitimes de la redistribution des revenus. Ancrée dans la critique des privilèges et des rentes, l'assimilation de la question sociale à un antagonisme entre producteurs et parasites n'a pas toujours été la chasse gardée de l'extrême droite. Sa longue histoire révèle toutefois que le désir d'épuration auquel elle donne naissance passe toujours par une racialisation des catégories réputées parasitaires. Pour résister au RN, il est donc aussi nécessaire de dénoncer son imaginaire que de reconnaître l'attrait qu'il exerce.
Alors que l'Algérie célèbre le cinquantième anniversaire de son indépendance, combien sommes-nous à souhaiter une réconciliation effective et définitive entre nos deux peuples ? A cette question cruciale, un Français d'Algérie et un Algérien de France ont cherché, par le dialogue, des réponses qui permettent de sortir des sentiers battus et d'abandonner enfin les réactions de frustration et de ressentiment qui, si souvent, colorent encore ces rapports. Se fondant sur l'évocation d'un passé ambigu et sans s'interdire de le juger - parfois sévèrement -, ils relèvent nombre d'erreurs commises de part et d'autre et se demandent de quelle manière il serait possible de construire un avenir meilleur. Leur réponse tient en fait en deux grandes idées : transcender la colonisation et enrichir la coopération.
4e de couverture : IQ, le Sherlock Holmes du ghetto.Isaiah Quintabe, dit IQ, est un jeune détective afro-américain atypique. Loup solitaire, il cache sous une apparence nonchalante une intelligence et un sens de l'observation hors du commun. Ses clients sont les miséreux, les marginaux de Los Angeles, ceux à qui la police tourne le dos.Isaiah est hanté depuis l'enfance par l'assassinat de son frère Marcus. Devenu adulte, il décide de consacrer toute son énergie à la résolution du crime. Et, lorsque l'ex-petite-amie de son frère l'appelle à la rescousse depuis le royaume des casinos qu'est Las Vegas, il le prend comme un signe.Personnages hors normes, dialogues flamboyants et sens du détail : Joe Ide est l'une des voix les plus intéressantes du polar côte Ouest.
Résumé : Rien de tel qu'un parfait inconnu pour se révéler à soi-même. Lorsque Tina Hopgood écrit une lettre depuis sa ferme anglaise à un homme qu'elle n'a jamais rencontré, elle ne s'attend pas à recevoir de réponse. Et quand Anders Larsen, conservateur solitaire d'un musée de Copenhague, lui renvoie une missive, il n'ose pas espérer poursuivre les échanges. Ils ne le savent pas encore, mais ils sont tous deux en quête de quelque chose. Anders a perdu sa femme, ses espoirs et ses rêves d'avenir. Tina se sent coincée dans son mariage. Leur correspondance s'épanouit au fur et à mesure qu'ils s'apprivoisent au travers de leurs histoires personnelles : des joies, des angoisses, toutes sortes de découvertes. Quand les lettres de Tina cessent soudainement, Anders est plongé dans le désespoir. Leur amitié inattendue peut-elle survivre ? Un premier roman plein de grâce et de fantaisie.
Résumé : Dans sa bourgade du Kentucky, où il vit une enfance difficile entre un père inexistant et une mère brutale, Harry Monroe rêve d'Hollywood. Depuis qu'il a vu le Nosferatu de Murnau, il n'a plus qu'une idée : travailler dans le cinéma. Il débarque à Los Angeles en 1929 dans l'espoir de devenir scénariste. La chance finit par lui sourire. Il est engagé à la MGM comme troisième assistant sur le tournage du prochain film du grand réalisateur Tod Browning : Freaks - La Monstrueuse Parade. Il comprend vite à quoi il doit cette opportunité : les postulants habituels, rebutés par la présence d'authentiques phénomènes de foire, ont tous refusé le job. Entre les caprices des Freaks, les humeurs d'Olga Baclanova, la star féminine, soumise à l'influence de Frank, son imprésario louche, les manoeuvres douteuses de Jack, le premier assistant, et les extravagances alcoolisées de Tod Browning, l'atmosphère du studio devient vite irrespirable. Ce film maudit semble rendre fous ses acteurs et ses créateurs. Sans parler du "spectre" qui hante le plateau, dont Harry s'imagine qu'il pourrait être celui de sa mère haïe. En charge des Freaks, il contient tant bien que mal les débordements de ses protégés. Certains, comme les soeurs siamoises, les pinheads Pip & Zip, Prince Randian l'homme-tronc, le cul-de-jatte Johnny Heck, les nains Harry et Daisy, lui témoignent une véritable affection. Il est vrai qu'avec sa main gauche atrophiée, il est un peu l'un des leurs...
Johnny a trouvé un mystérieux manuscrit à la mort d'un vieil homme aveugle. Il décide de le mettre en forme et de l'annoter de façon très personnelle. Le texte se présente comme un essai sur un film, le Navidson Record, réalisé par Will Navidson, un photoreporter, lauréat du prix Pulitzer. Will, qui vient d'emménager avec sa famille dans une maison en Virginie, filme son installation, réalisant une sorte de «home movie». Tout s'annonce bien jusqu'à ce qu'il découvre une pièce qui n'existait pas. Passé l'étonnement, il se rend à une évidence troublante: la maison est plus grande à l'intérieur qu'à l'extérieur. Navidson tente d'explorer les lieux mais, après avoir manqué se perdre, il engage des explorateurs professionnels. L'horreur commence alors. Aussi bien pour les membres de l'expédition que pour le lecteur - lui-même égaré dans le dédale des notes qui envahissent les pages comme un lierre maléfique.Que cache la maison? Quel est ce grondement qu'elle émet de temps en temps? Pourquoi Johnny a-t-il ces cicatrices? Pourquoi le manuscrit de Zampanó semble-t-il le rendre fou?À la fois jeu de piste, récit fantastique, dérive personnelle, essai faussement académique, La Maison des feuilles a pour effet de changer progressivement le lecteur en apprenti sorcier, monteur de salle obscure, détective amateur, spectateur. Une lecture littéralement habitée.