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Le décrochage français. Histoire d'une contre-performance politique et économique (1983-2017)
Torres Félix ; Hau Michel
PUF
26,00 €
Épuisé
EAN :9782130863014
Affaissement, déclin, déclassement, suicide : les qualificatifs ne manquent pas pour qualifier la contre-performance de la France depuis 40 ans. A la différence de la plupart des pays développés et émergents, la France s'est enlisée durablement dans une série de domaines clés : désindustrialisation, commerce extérieur, chômage de masse, désespérance sociale... On trouve ici la première explication d'ensemble de ce phénomène, qui contraste avec la période faste des Trente Glorieuses. Le recul français est d'abord la conséquence d'un virage manqué qui aurait adapté le modèle de croissance français à la crise des années 1970, puis à l'ère d'un monde globalisé. Alors que la plupart de nos voisins européens se sont insérés dans l'échange international et ont augmenté le taux d'emploi de leur population, la France et ses élites se sont enferrés dans des choix politiques et économiques erronés : politique de la demande favorisant les producteurs étrangers, impôts de production décourageant l'offre, alourdissement continu d'un Etat-providence devenu le brancardier d'une crise sociale structurelle. Le décrochage français nous donne à comprendre les raisons de cette adaptation si difficile et de réformes si souvent impossibles.
Bâtir un aéroport d'envergure mondiale qui soit la nouvelle porte de la France : c'est le projet que remet fin 1944 au général de Gaulle l'un de ses compagnons d'armes à Londres, Alain Bozel. Cette idée ambitieuse amorce le fil d'une histoire qui a fait d'Aéroports de Paris, désormais Groupe ADP, l'un des premiers groupes aéroportuaires du globe, avec une trentaine d'aéroports, aux premiers rangs desquels Paris-Charles de Gaulle, Paris-Orly et Paris-Le Bourget. Mais connaissons-nous vraiment la réalité de l'aéroport, ce lieu-charnière qu'arpentent chaque jour des dizaines de milliers de voyageurs aériens, dont beaucoup d'entre nous ? Histoire totale, La Fille du ciel nous plonge dans les coulisses de ce qui est à la fois une organisation, un pôle de développement régional et national, une entreprise en compétition européenne et mondiale, mais aussi un geste architectural, culturel et patrimonial. Objet de fascination à ses débuts - comme le montrent les belles heures du Bourget de l'entre-deux-guerres et d'Orly durant les sixties -, l'aéroport s'est peu à peu banalisé jusqu'à devenir un "non-lieu" contesté pour ses nuisances. Depuis quelques années, il se métamorphose, devenant un élément essentiel de rayonnement : hub économique et multimodal, espace de consommation et de loisirs, d'hospitalité et de brassage, où le temps suspend son vol... La Ville du ciel nous convie à découvrir le nouvel aéroport à l'heure de l'après-Covid et des défis environnementaux du transport aérien.
Nous sommes entrés dans un monde incertain et brutal, celui d'un désordre croissant, quand se brouillent les repères et les règles existants. Le Brexit, les guerres commerciales des présidences Trump et Biden, la pandémie du Covid-19, la guerre de la Russie contre l'Ukraine et les sanctions qu'elle a entraînées ont changé la mondialisation. Nous assistons à une " géopolitisation du monde ", marquée par le rôle croissant des Etats, la montée générale des rapports de force au sein de l'économie, la réorientation des flux commerciaux et des lieux de production. Cette nouvelle donne impacte directement les entreprises : internationales, exportatrices, domestiques. C'est un basculement au long terme, celui d'une nouvelle globalisation multipolaire et fragmentée. Nourri par le point de vue de chefs d'entreprise de divers horizons, Les entreprises face au morcellement du monde dessine cette nouvelle globalisation et la façon dont les acteurs économiques commencent à s'y adapter. La souplesse est nécessaire pour prendre en compte un nouveau paradigme géostratégique et ses contradictions, pour contribuer aussi à faire vivre l'entreprise privée.
Les patrons réfléchissent-ils ?" , "Y a-t-il une pensée collective de l'entreprise française - et si oui, laquelle ?" . Si l'économie et l'organisation des sociétés françaises, le monde patronal et son représentant privilégié, le MEDEF, sont des sujets bien connus, celui de la pensée entrepreneuriale et des grands thèmes qui la structurent dans la durée l'est beaucoup moins. Le principal lieu de réflexion collectif de l'entreprise française est sans nul doute l'Institut de l'entreprise, créé en 1975 dans le sillage de renouveau de l'entreprise française provoqué notamment par Mai 1968, rejoint à partir des années 2000 par plusieurs clubs de réflexion et autres think tanks. Cercles de réflexion, boîtes à idées, lieux de sociabilité tout court, ils structurent tout autant une philosophie de l'entreprise qu'un champ de réflexion et d'action collectif, ils forgent une intelligence de l'entreprise au sens fort du terme. Dont les thèmes clés restent étonnamment stables au fil des ans : faire dialoguer entreprise et société ; réfléchir à un meilleur rôle de l'homme dans l'entreprise ; appuyer la mondialisation nécessaire des sociétés françaises ; améliorer l'efficacité de l'Etat providence dans une perspective résolument libérale. Celle d'un libéralisme tempéré à la française, à mi-chemin entre les capitalismes anglo-saxon et allemand, conjuguant solidarité et réforme du rôle de l'Etat. Nourri par de nombreux entretiens et sources inédites, L'intelligence de l'entreprise. 40 ans de réflexion patronale en France aide à mieux comprendre la réflexion des hommes d'action que sont les chefs d'entreprise en matière économique, sociale, managériale et culturelle. L'intelligence de l'entreprise reste en effet un challenge perpétuel : c'est aussi le meilleur de ses atouts pour avancer dans un futur jamais écrit à l'avance.
Résumé : Didier Pineau-Valencienne a été l'un des chefs d'entreprise français les plus en vue des années 1980 et 1990. Il a livré quelques-unes des grandes batailles industrielles et financières qui ont façonné le nouveau paysage du capitalisme contemporain mutation de Rhône-Poulenc, renaissance du groupe Schneider, bras de fer avec l'Etat et dépôt de bilan de Creusot-Loire, conquêtes de Telemecanique et de Square D - la première OPA hostile réussie par une entreprise française outre-Atlantique... Sous son impulsion, le conglomérat Empain-Schneider a donné naissance à Schneider Electric, un groupe fort de 85 000 personnes et de 50 milliards d'euros de capitalisation boursière. Dans ses mémoires, Didier Pineau-Valencienne nous plonge au c?ur des décisions d'un groupe industriel moderne. Un ouvrage majeur pour comprendre la grande transformation de l'entreprise française et mondiale de la fin du XXe siècle.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.