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La ville du ciel. Aéroports de Paris, des premiers terrains d'aviation à la planète monde
Torres Félix
CHERCHE MIDI
24,50 €
Épuisé
EAN :9782749180779
Bâtir un aéroport d'envergure mondiale qui soit la nouvelle porte de la France : c'est le projet que remet fin 1944 au général de Gaulle l'un de ses compagnons d'armes à Londres, Alain Bozel. Cette idée ambitieuse amorce le fil d'une histoire qui a fait d'Aéroports de Paris, désormais Groupe ADP, l'un des premiers groupes aéroportuaires du globe, avec une trentaine d'aéroports, aux premiers rangs desquels Paris-Charles de Gaulle, Paris-Orly et Paris-Le Bourget. Mais connaissons-nous vraiment la réalité de l'aéroport, ce lieu-charnière qu'arpentent chaque jour des dizaines de milliers de voyageurs aériens, dont beaucoup d'entre nous ? Histoire totale, La Fille du ciel nous plonge dans les coulisses de ce qui est à la fois une organisation, un pôle de développement régional et national, une entreprise en compétition européenne et mondiale, mais aussi un geste architectural, culturel et patrimonial. Objet de fascination à ses débuts - comme le montrent les belles heures du Bourget de l'entre-deux-guerres et d'Orly durant les sixties -, l'aéroport s'est peu à peu banalisé jusqu'à devenir un "non-lieu" contesté pour ses nuisances. Depuis quelques années, il se métamorphose, devenant un élément essentiel de rayonnement : hub économique et multimodal, espace de consommation et de loisirs, d'hospitalité et de brassage, où le temps suspend son vol... La Ville du ciel nous convie à découvrir le nouvel aéroport à l'heure de l'après-Covid et des défis environnementaux du transport aérien.
Résumé : Quoi de plus quotidien qu'un yoghourt ? Mais qui sait que le yoghourt moderne a été créé par Isaac Carasso ? C'est lui qui en 1919, à Barcelone, a lancé les premiers pots fabriqués en incorporant à l'empirisme traditionnel les acquis scientifiques de l'Institut Pasteur. Il les vendait dans les pharmacies de la ville, sous la marque Danone qu'il avait inventée en s'inspirant du prénom de son fils Daniel. Moins d'un siècle plus tard, Danone est présente sur tous les continents. C'est l'?uvre de Daniel Carasso qui l'a implantée à Paris dès 1929 et en 1942 à New York. En 1967, il fusionne son entreprise avec Gervais, puis en 1973 avec BSN qui va devenir le numéro un mondial des produits laitiers frais et prendre en 1994 GROUPE DANONE pour nouveau nom. Cette aventure recèle tous les ingrédients des grands succès des entreprises au XXe siècle : une intuition remarquable, un produit à la fois naturel et sophistiqué, la vision de son développement futur.
Dans un mouvement continu, mais qui s'accélère, l'entreprise se transforme en s'adaptant aux mutations de l'écosystème dans lequel elle s'inscrit. Depuis deux décennies cette transformation intègre les demandes sociétales croissantes dont elle est la cible. Parce qu'elle est devenue incontournable dans les société modernes, l'entreprise voit son champ d'intervention s'élargir toujours plus. Dans Que peut l'entreprise ? , Félix Torres interroge les limites de cette extension et pointe le risque d'une socialisation de l'entreprise qui ferait passer au second plan son rôle essentiel de création de valeur et sa nature privée. Le risque de voir la fonction économique de l'entreprise transformée en mission sociale prend une nouvelle tournure dans le contexte de crise économique provoquée par la pandémie de la Covid-19. S'il est légitime que l'Etat soutienne financièrement les entreprises dont il a réduit ou suspendu l'activité, ce soutien ne saurait devenir subrepticement un modèle économique. L'entreprise doit au contraire préserver la spécificité économique d'organisation hiérarchisée qui fait son dynamisme et son efficacité dans un marché concurrentiel. Ni acteur politique, ni institution sociale, l'entreprise est d'abord une entité économique animée par un état d'esprit, celui de la liberté d'entreprendre. Face aux défis contemporains, l'enjeu est moins de "réinventer" l'entreprise que de "réencastrer", à l'échelle du capitalisme, les dimensions économique et sociale pour restaurer les termes d'une nouvelle prospérité et d'un nouveau compromis social. Une nouvelle donne qui passera par la capacité d'initiative, d'efficacité et de profitabilité propres aux entreprises en économie ouverte démocratique de marché.
L'Etat-providence encadre le quotidien de nos existences modernes depuis les lendemains de la Seconde Guerre mondiale. Dans les domaines de la santé, de la vieillesse, de la famille, de l'aide sociale, du non-emploi, les politiques sociales qu'il recouvre apparaissent comme un horizon indépassable. Le Léviathan social ne cesse d'étendre son intervention au travers d'une universalisation qui prend des allures d'universalité obligatoire. Loin d'être une particularité française, l'Etat social, appelé chez nous Etat-providence, a été inventé en Europe à la fin du XIXe siècle. Au fil du temps, l'Etat social s'est élargi et étendu vers les pays d'Europe sortis des dictatures et du communisme et désormais vers les pays émergents. A la citoyenneté politique, consubstantielle de la démocratie moderne, les politiques de protection sociale ajoutent une dimension de "citoyenneté sociale" incontournable et plurielle. Les assurances sociales se conjuguent désormais avec des politiques d'assistance aux plus démunis, sous l'horizon d'un "bien-être social" à la fois universel et personnalisé. La question du devenir de l'Etat-providence prend un caractère particulier en France, adossée à l'imaginaire d'une Sécurité sociale qui aurait surgi telle quelle du programme du Conseil national de la Résistance. Bien plus composite qu'il n'y parait, le modèle français de protection sociale s'est fortement transformé depuis cette date. Sa complexité actuelle crée un voile d'ignorance et de désaffection : nul ne sait plus très bien qui paie et qui reçoit ou qui a droit à quoi. Pesant sur les revenus du travail, devenu quasi illisible, ce modèle tend à effacer l'idée clé de contributivité qui lie les bénéficiaires cotisants à leurs prestations. Au fil d'une relecture historique et conceptuelle de la notion de protection sociale, Félix Torres questionne ses modes de fonctionnement et de financement et leur évolution récente. Analyser aujourd'hui la notion d'Etat social ou d'Etat-providence, c'est esquisser des pistes de réforme faisant place à davantage de liberté de choix, de responsabilité individuelle et d'incitation. Il s'agit en définitive d'une exigence politique, économique et sociale, parce que citoyenne. Car c'est notre condition d'individus modernes, à la fois citoyens politiques et citoyens sociaux.
Amateurs de révélations, réjouissez-vous ! Adeptes du politiquement correct, abstenez-vous. Jean-Pierre Mocky n'est pas seulement une légende du cinéma français. Inclassable et rebelle, il ressemble aux personnages de ses films. "Langue de bois, connais pas !" Telle est la devise de Mocky l'indomptable, dont la filmographie illustre les révoltes et indignations. Scandales politiques et religieux, crimes sexuels, abus de faiblesse : tirant à vue sur la bien-pensance, il a souvent payé cher son indépendance et son franc-parler. Aujourd'hui, une fois n'est pas coutume, il troque sa caméra contre une plume bien affûtée... et tout le monde y passe ! Famille, amours, réalisateurs, acteurs : la mémoire vive et le verbe haut, il nous livre une savoureuse galerie de portraits, riche en coups de coeur, coups de gueule et coups de sang. Car, s'il a su nouer des amitiés durables dans le métier, sa route est semée de fâcheries d'un soir et de brouilles définitives. Bourvil, de Funès, Delon, Deneuve, Visconti, Chaplin, Serrault, Godard, Eastwood et bien d'autres jalonnent son parcours atypique, pour le meilleur et pour le pire. Qu'importe ! Son amour du cinéma prévaut sur le reste. Après quelque soixante ans de carrière, il tourne plus que jamais et c'est loin d'être terminé. Mais, au fond, qu'est-ce qui fait courir Mocky ? On le découvre au fil de ce récit truculent, sulfureux, drôle et nostalgique où, évoquant sans fard ses blessures de jeunesse, il nous dévoile une autre sensibilité, inattendue.
L'histoire d'un héros français : quand la réalité dépasse la fiction ! Juin 1940. Robert de La Rochefoucauld a 16 ans lorsque l'Allemagne nazie envahit la France. Farouchement décidé à défendre son pays, il gagne Londres, y rencontre le général de Gaulle avant d'être recruté par la branche action des services secrets anglais. Après un entraînement commando, il est parachuté en France. Multipliant les fausses identités, il y accomplit de nombreuses missions, il est capturé à plusieurs reprises par les Allemands, s'évade à chaque fois, dans des conditions souvent rocambolesques. A partir de centaines d'heures d'entretiens, de recherches inédites dans les dossiers officiels, Paul Kix a reconstitué la vie romanesque et palpitante de ce héros peu ordinaire. Avec un sens de l'intrigue et de la construction digne des plus grands romanciers, il nous offre ici un document exceptionnel qui se lit comme un véritable thriller. Les droits de cette incroyable aventure ont été cédés à la maison de production de Steven Spielberg, avec Cary Fukunaga, réalisateur de True Detective, à la mise en scène.
Richard Kraft est interne en chirurgie pédiatrique au Carver Hospital, à Los Angeles. Au coeur de cette mégalopole, qui a renoncé à l'idée même de service public, la pression est permanente. Maladie du corps social, maladie du corps physique : tout est sur le point de se défaire, de voler en éclats. Dans cette atmosphère explosive, Richard et sa collègue thérapeute Linda essaient de soigner un groupe d'enfants malades, des enfants qui semblent en savoir plus long qu'eux sur l'âme humaine et recèlent tous des secrets étonnants. A leur contact, la thérapie peut basculer dans l'enquête, et l'Amérique révéler ses failles les plus noires.
La joie de vivre d'Henri Salvador n'était pas qu'un ouragan d'éclats de rires! C'était aussi une gouaille, une lucidité sur la vie, la mort, et l'amour des mots, de la chanson, de l'être humain, des femmes et de demain! Un sentimental, pudique et solaire insufflant son légendaire optimisme. A travers ses pensées et répliques, nous découvrons un homme sensible doublé d'un éternel enfant farceur avec ses peines, ses peurs, son bonheur de vivre et de rire de tout et malgré tout. Des amis témoignent de sa fidélité, de sa générosité, de son amour pour la musique et la chanson françaises, de son humour potache et de sa simplicité de fantaisiste crooner. Il tisse ainsi au fil des mots le portrait d'un homme libre pour vivre toutes ses passions.