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Un peuple sacerdotal. Sacerdoce baptismal et ministère sacerdotal
Torrell Jean-Pierre
CERF
24,00 €
Épuisé
EAN :9782204094528
Vous êtes une race élue, un sacerdoce royal...". Depuis la première épître de saint Pierre, les chrétiens savent que le Peuple de Dieu est aussi un peuple de prêtres. Les disciples du Christ sont les héritiers de la promesse faite par Dieu à Moïse quand il lui révèle le destin qu'il réserve au peuple qu'il s'est choisi : "Je vous tiendrai pour un royaume de prêtres et une nation consacrée". Les premières générations ont eu un sens très aigu de cette qualité sacerdotale que les chrétiens reçoivent du fait de leur appartenance au Christ : "Personne n'ignore, savant ou simple fidèle, que Christ signifie Oint... Nul autre que les prophètes, les prêtres et les rois n'ont été oints... Ceux-là jusqu'à l'avènement de Notre-Seigneur Jésus-Christ... Depuis ce moment-là, ceux qui croient en lui et sont purifiés par la sanctification de son baptême, non pas le petit nombre connue dans l'ancienne Loi, niais tous, reçoivent l'onction comme prophètes, prêtres et rois". Tout au long des siècles, les évêques et les prédicateurs les plus divers, les plus grands théologiens, de saint Augustin à saint Thomas d'Aquin, n'ont cessé de rappeler ce que signifiait cette doctrine. Aujourd'hui encore, chaque fois qu'un nouveau-né ou un adulte reçoit le baptême, la liturgie de l'Eglise ne manque pas de souligner qu'il fait son entrée dans une communauté sacerdotale, royale et prophétique. Pourtant, depuis la Réforme, cette vérité semblait avoir disparu de la conscience du peuple chrétien. Il a fallu le renouveau de Vatican II et son enseignement sur l'Eglise, le sacerdoce des fidèles et ses relations avec le ministère sacerdotal, pour qu'elle redevienne d'actualité. Capital pour le chrétien d'aujourd'hui, cet enseignement reste peu connu et laisse mal à l'aise nombre de fidèles et de prêtres. Le rappel de son enracinement dans le Nouveau Testament, la constance de son histoire, sa portée doctrinale et la spiritualité qui en découle devraient aider à redécouvrir sa richesse. Il y va de la vérité de l'existence chrétienne non seulement dans l'Eglise, niais aussi dans le monde et devant Dieu.
Seul Dieu parle bien de Dieu. " Le mot de Pascal a de quoi faire frémir les parleurs de tous les temps. Le désir profond de Jean-Pierre Torrell est bien de poursuivre dans le silence sa quête. Mais vient pourtant le jour où il faut parler, recourir aux mots, le jour où témoigner et prendre parti deviennent une obligation. Une longue pratique de la recherche théologique autoriserait l'auteur à rédiger un bon exposé dogmatique objectif ; mais il renonce ici à livrer un savoir d'école ; comment cela pourrait-il concerner la vie ? Il a préféré un genre plus compromettant. Il parle de ce qu'il vit et, loin de vouloir être neutre, il accepte délibérément d'être partial. " Comment discuter avec une froide indifférence de l'hôte de feu qui est en moi plus moi-même que moi ? " L'inspiration biblique comme le témoignage des spirituels, les visions de l'art comme la lecture de la vie quotidienne traversent ces pages de vraie profondeur mystique. Elles entraînent le lecteur à s'interroger sur l'essentiel de la vie : quel est donc votre Dieu, et vous, qui êtes-vous ? Car les deux sont inséparables.
La vie de Jésus en parabole de toute vie ? Son existence terrestre comme un exemple pour tous ? C'est en grand spécialiste de Saint Thomas que Jean-Pierre Torrel relit ici l'auteur de la Somme méditant le mystère du Christ. Une approche inédite, accessible, mariant la théologie et la philosophie à la spiritualité. L'oeuvre de saint Thomas d'Aquin ne saurait se limiter à la Somme de théologie. Travaillée, commentée durant des siècles, elle est le témoignage d'un enseignement rigoureux de la doctrine sacrée. Pensée pour les étudiants du XIIIe siècle, elle a traversé le temps. Son commentaire a toutefois toujours été nécessaire. L'ambition de Jean-Pierre Torrell est de renouveler la pensée thomiste. Pour ce faire, une autre approche, plus historique, de la pensée du maître, est nécessaire : il convient de privilégier la connaissance, à travers l'oeuvre de saint Thomas, du Jésus des évangiles et pas seulement celle du Christ des savants. Un propos réparti en trente-trois questions, pour une réflexion consacrée aux grands moments de la vie du Sauveur. De la naissance de Jésus à sa Résurrection et à son Ascension, l'auteur nous fait revivre les évènements qui ont jalonné son existence pour expliquer leur signification et leur portée chez saint Thomas, pour notre vie de croyants. Sous l'égide de Thomas d'Aquin, de sa pensée structurée et novatrice, le Christ devient Jésus. Sans renoncer en rien à l'essentiel. La théologie thomiste enfin accessible.
Parler de la Vierge Marie, ce n'est pas nécessairement verser dans une dévotion mariale incontrôlée. Le lecteur de ce livre doit le savoir. S'il vient chercher ici un discours pieux, ce n'est pas cela que j'ai l'intention de lui offrir. La théologie doit servir à la foi et à la piété. certes, mais à sa façon, qui n'est pas celle d'un discours édifiant. Ce n'est pas en accumulant les hyperboles au sujet de Marie que l'on sert sa cause ou celle de la foi. C'est à juste titre qu'on a pu parler de" littérature vide "pour qualifier ces discours sans fondement qui ont fait tant de tort à la vraie doctrine catholique sur Marie. Je ne suis pas le seul ni le premier à réagir sur ce point. Saint Bernard disait déjà:"La Vierge royale n'a nul besoin de faux honneurs."Au siècle suivant, saint Bonaventure disait de façon plus rude"Marie n'a pas besoin de nos mensonges."J'aimerais faire partager cette attitude à mes lecteurs. A long terme, leur foi et leur dévotion ne pourront qu'y gagner." (Jean-Pierre Torrell.) En s'appuyant sur la Bible et les meilleurs théologiens, l'auteur exprime, dans un langage non conventionnel, le contenu le plus profond de la doctrine catholique sur la Vierge Marie.
L'origine première de toute la production des choses est le Fils de Dieu : " Par lui tout a été fait. " C'est pourquoi il est aussi le Modèle originel que toutes les créatures imitent, à la façon dont il est lui-même la véritable et parfaite Image du Père. Selon l'épître aux Colossiens : " Il est l'Image du Dieu invisible, le Premier-né de toute la création, car en lui ont été créées toutes choses. "D'une façon spéciale toutefois, il est aussi le Modèle premier de toutes les grâces dont resplendissent les créatures spirituelles, selon ce qui est dit au Fils dans le psaume : " Du sein de l'aurore aujourd'hui je t'ai engendré dans la splendeur des saints. " Puisqu'il a été engendré avant toute créature par la grâce resplendissante, il possède en lui de façon exemplaire les splendeurs de tous les saints. Comme ce Modèle divin était très éloigné de nous, il a voulu devenir homme pour offrir aux hommes un modèle que les hommes puissent imiter.
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.