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Dieu qui es-tu ? Un homme et son Dieu
Torrell Jean-Pierre
CERF
9,00 €
Épuisé
EAN :9782204062756
Seul Dieu parle bien de Dieu. " Le mot de Pascal a de quoi faire frémir les parleurs de tous les temps. Le désir profond de Jean-Pierre Torrell est bien de poursuivre dans le silence sa quête. Mais vient pourtant le jour où il faut parler, recourir aux mots, le jour où témoigner et prendre parti deviennent une obligation. Une longue pratique de la recherche théologique autoriserait l'auteur à rédiger un bon exposé dogmatique objectif ; mais il renonce ici à livrer un savoir d'école ; comment cela pourrait-il concerner la vie ? Il a préféré un genre plus compromettant. Il parle de ce qu'il vit et, loin de vouloir être neutre, il accepte délibérément d'être partial. " Comment discuter avec une froide indifférence de l'hôte de feu qui est en moi plus moi-même que moi ? " L'inspiration biblique comme le témoignage des spirituels, les visions de l'art comme la lecture de la vie quotidienne traversent ces pages de vraie profondeur mystique. Elles entraînent le lecteur à s'interroger sur l'essentiel de la vie : quel est donc votre Dieu, et vous, qui êtes-vous ? Car les deux sont inséparables.
Biographie de l'auteur Jean-Pierre Torrell, dominicain, est professeur émérite à la Faculté de théologie de l'Université de Fribourg en Suisse. Spécialiste de saint Thomas d'Aquin, il a publié de nombreux ouvrages de théologie et de spiritualité, en particulier Initiation à saint Thomas d'Aquin. Sa personne et son uvre (Ed. du Cerf, 1993) et Saint Thomas d'Aquin, maître spirituel (Ed. du Cerf, 1996).
Le Père Torrell montre comment la Somme de théologie réussit, sans confusion des plans, à être un magnifique condensé de la sagesse antique et de la foi chrétienne.
Résumé : Cette approche catholique de la théologie la situe d'abord dans son rapport à la révélation et à la foi et en décrit la genèse et la structure interne. On rappelle ensuite les principales formes historiques qu'elle a connues, depuis les origines jusqu'à nos jours. Deux grands chapitres, inspirés de saint Thomas et des deux conciles du Vatican, exposent la nature de cet effort d'intelligence de la foi, les sources utilisées et les méthodes mises en ?uvre. Le chapitre final propose un panorama de la situation en divers domaines : herméneutique, pastorale, théologie de la libération, théologie féministe, théologie et magistère. Chaque sujet traité est accompagné d'une bibliographie très au point qui permet au lecteur de poursuivre la découverte par lui-même. Cette deuxième édition offre un texte substantiellement identique, mais bien des notes en ont été refaites pour tenir compte des parutions les plus récentes. Elle est surtout enrichie d'un ample post-scriptum qui met à jour l'ultime chapitre consacré aux " Courants et problèmes actuels ". Pour préserver son acquis historique et doctrinal - mais aussi son témoignage de ce qu'était l'actualité théologique il y a vingt ans -, ce dernier chapitre n'a pas été refait, mais complété. Chaque paragraphe en a été prolongé par la mise à jour appelée par les changements intervenus entre-temps. Le lecteur aura donc sous la main tout ce qui lui est nécessaire pour s'initier à la théologie catholique aujourd'hui. Longtemps titulaire de la Chronique de théologie fondamentale de la Revue thomiste et professeur émérite de l'Université de Fribourg, Jean-Pierre Torrell, dominicain, est un spécialiste reconnu en ces matières. Il a publié récemment, aux Éditions du Cerf de nombreux ouvrages de théologie (Initiation à saint Thomas d'Aquin. Sa personne et son ?uvre ; Saint Thomas d'Aquin, maître spirituel ; Thomas d'Aquin : Abrégé de théologie) et de spiritualité (Inutile sainteté ? ; La Parole et la voix ; La Splendeur des saints ; Voici l'instant favorable).
Résumé : La vie et l'oeuvre de Jésus selon saint Thomas d'AquinConnue depuis longtemps sous le titre peu exact de " Vie de Jésus ", la partie de la Somme de Théologie présentée dans ce livre est bien plutôt une méditation théologique et spirituelle sur les principaux événements qui ont jalonné l'existence du Christ. Injustement tenu pour un intellectuelà la pensée austère, Thomas d'Aquin se révèle ici passionné du Christ et de son mystère. Et il ne craint pas de poser à son sujet toutes les questions que lui suggère son amour : Que signifie pour Jésus d'être né de Marie la Vierge ? Pourquoi a-t-il voulu être baptisé ? Que s'est-il passé exactement lors de la transfiguration ? Comment a-t-il vécu sa passion et sa mort ? Qu'est-il allé faire aux Enfers ? Comment est-il monté aux cieux ?... Ces interrogations et bien d'autres encore n'ont évidemment pas pour but de satisfaire la curiosité du chercheur : il s'agit chaque fois de comprendre ce qui s'est réellement passé et d'en dégager la signification : mieux découvrir en Jésus la parfaite révélation de Dieu et du mystère trinitaire. Constamment appuyé sur l'Evangile et les Pères de l'Eglise, Thomas apporte à toutes ces questions une réponse originale et profonde qui n'a rien perdu de son actualitéAlors que le premier tome s'arrêtait à la transfiguration, celui-ci prend en considération la suite de la vie et de l'oeuvre du Christ : passion et mort, descente aux enfers, résurrection et ascension, et, finalement, session à la droite du Père dans la communion de l'Esprit Saint. Une collection de référence en christologie sous la direction de Monseigneur Doré.
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.