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Les Eglises et le Talmud. Ce que les chrétiens savaient du judaïsme (XVIe-XIXe siècles)
Tollet Daniel
SUP
18,00 €
Épuisé
EAN :9782840504290
Quelle connaissance réelle du judaïsme et de l'hébreu pouvaient avoir les Chrétiens à l'Epoque moderne? Les communications proposées au lecteurs apportent de sérieux éléments de réponse. Le thème débattu, celui d'une connaissance, n'est pas une simple recherche d'érudition. Il prend toute son importance dans la mesure où il induit le problème essentiel de la compréhension d'autrui, une compréhension qui s'efforce d'aller au-delà des stéréotypes et des préjugés. Mais comment y parvenir? S'agissant du judaïsme et du christianisme, la chose n'est pas, à première vue, évidente. Car, à l'aube des Temps modernes, à partir des mêmes racines bibliques et donc d'une commune origine, ils se sont déjà affrontés depuis plus d'un millénaire, pour savoir qui, désormais, était le seul peuple élu, le Verus Israel. Au fil des onze études proposées au lecteur, il est donc apparu que les études hébraïques n'ont été conçues que comme un complément, un éclairage du christianisme destiné à prouver la véracité de sa doctrine et non à comprendre les vérités du judaïsme. Cependant, cet effort a imposé l'apprentissage des langues sémitiques et aux plus éclairés, l'analyse de modes de représentation qui n'étaient pas les leurs et au bout du compte, le respect de l'altérité.
Saint Paul consacra, pendant ses voyages apostoliques, beaucoup d'efforts à la conversion des Juifs : il considérait qu'elle devait être à la fois massive et nécessairement sincère, parce qu'elle était une " élection ". La conversion, ou retournement de l'indifférence vers la piété, qui ne saurait être le résultat d'une contrainte, n'a, a priori, aucun rapport logique avec le politique qui est l'art de diriger les sociétés humaines. Pourtant, au cours de l'histoire, les exemples de conversions massives et forcées sont légions et justifient le choix du thème de réflexion que cet ouvrage a choisi de traiter pour l'Époque moderne. Quatorze experts, issus de divers pays, proposent un panorama de la question pour l'Europe méditerranéenne, l'Europe occidentale, l'Europe centrale et le monde russe. Ils soulignent l'inextricable imbrication du politique et du religieux dans ces régions. Non seulement l'unité de la chrétienté n'était plus alors qu'un souvenir, mais la politique de conversion des " hérétiques " et des " infidèles " dépendait, dans chaque État, de son statut constitutionnel et des rapports de forces entretenus parmi les groupes sociaux et religieux.
La présence des Juifs en Pologne a duré un millénaire, au cours duquel cette population n'a cessé de s'accroître jusqu'à la catastrophe de la Shoah. Quelles sont les conditions économiques, culturelles, religieuses et politiques qui ont permis cette présence juive? Comment le climat s'est-il dégradé à partir de la vague européenne d'antisémitisme survenue à la fin du XIXe siècle? Quels ont été les apports des Juifs de Pologne à la pensée juive et à la culture polonaise? Parce que les Juifs ont voulu et ont pu s'intégrer en Pologne, leur histoire est indissociable de celle de ce pays. Et parce qu'ils ont été nombreux à s'y installer, l'histoire de la Pologne est indissociable de la leur.
Résumé : Choisir d'aborder les relations judéo-chrétiennes sous l'angle des textes, n'est qu'une manière d'agir ; par " texte ", on peut entendre des écrits normatifs émanant des Etats, de l'Eglise catholique ou des autres Eglises et aussi des textes de polémiques religieuses, sociales voire politiques. L'étude conjointe des textes judéophiles et judéophobes ne résulte pas d'un procédé d'amalgame formel ; les deux termes sont indissociables puisque les religions chrétiennes, comme le judaïsme, puisent aux mêmes sources bibliques mais divergent sur l'importance à donner à telle ou telle partie de la bible et surtout sur les commentaires. Selon les lieux, les époques et les préoccupations, il put donc y avoir des tendances au rapprochement et des tendances à la controverse. Onze auteurs, spécialistes de la pensée et de l'histoire de l'époque moderne, se sont rassemblés pour étudier les aspects de ces problèmes.
Résumé : Pour l'Europe occidentale, les multiples éléments du courant de pensée janséniste, les épisodes de la vie du mouvement et de ses personnages essentiels sont désormais connus, mais les processus de diffusion des idées, leur signification et leur impact en Europe centrale restent encore opaques ; l'important est de savoir si, dans cette zone géographique, on peut repérer un véritable courant religieux affectant l'ensemble de la société chrétienne ou simplement l'utilisation opportuniste d'éléments empruntés au jansénisme. On observe que ce courant poursuivait en Europe centrale les deux mêmes buts : lutter contre les jésuites et contre l'excès de pouvoir attribué à la Papauté. A la fin du XIXe siècle, persuadés que la Révolution française était le produit d'un complot, certains milieux catholiques y voyaient l'?uvre des jansénistes reconvertis en francs-maçons. Il fallait donc explorer, sous cet angle, la situation en Europe centrale. Nous y constatons, en Pologne, que les rapports entre jansénisme et maçonnerie apparaissent, au premier abord, à travers la médiation du prince éclairé. Dans l'Empire, la situation changea radicalement avec l'avènement, en 1780, de joseph II, qui était nettement moins favorable que sa mère le fut au jansénisme. Il y eut un heurt violent entre les deux conceptions du monde, celle de la religion catholique en quête du salut des âmes et celle des Lumières à la recherche du bonheur sur terre, contrairement à l'intention de l'empereur qui voulait les unir. La question de la continuité historique entre les deux mouvements est donc fort complexe et ses aspects varient à travers l'espace de l'Europe centrale. Pour plus de clarté, Daniel Tollet a réuni seize contributions de spécialistes français, hollandais, hongrois, italiens, polonais, tchèques, qui renouvellent largement la connaissance de ces phénomènes.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.
Tout en montrant la nouveauté radicale du bolchevisme, et les techniques de Staline pour faire régner sa tyrannie, ce livre fait ressortir les continuités de l'histoire russe et ses constantes (idéologie, pratiques du pouvoir, place et influence de l'empire, conceptions et méthodes de politique étrangère, utilisation de la propagande). L'ouverture des archives de l'URSS et leur abondance a enrichi la connaissance de ce monde autrefois fermé et rend indispensables certaines clés de compréhension : elles faciliteront aussi l'abord de la Russie post-communiste et son passé difficile à surmonter.
Carraud Vincent ; Bayle Claire ; Meyer-Bisch Gabri
L'un des traits caractéristiques de Leibniz est son rapport, positif, érudit et essentiel à toute la tradition philosophique antérieure. Le rapport qu'il assume à celle-ci peut s'entendre par analogie avec les parties célèbres où les joueurs d'échec apprennent leur art : un bon joueur, instruit de l'histoire des échecs, reconnaît aux premiers coups l'ouverture choisie par son adversaire. Il s'épargne ainsi supputations et hypothèses. Se trouvent ici non seulement restitué ce que Leibniz a pensé des auteurs antiques et médiévaux mais encore analysé son bon usage de l'histoire de la philosophie. "