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La conversion et le politique à l'époque moderne
Tollet Daniel
SUP
20,00 €
Épuisé
EAN :9782840503262
Saint Paul consacra, pendant ses voyages apostoliques, beaucoup d'efforts à la conversion des Juifs : il considérait qu'elle devait être à la fois massive et nécessairement sincère, parce qu'elle était une " élection ". La conversion, ou retournement de l'indifférence vers la piété, qui ne saurait être le résultat d'une contrainte, n'a, a priori, aucun rapport logique avec le politique qui est l'art de diriger les sociétés humaines. Pourtant, au cours de l'histoire, les exemples de conversions massives et forcées sont légions et justifient le choix du thème de réflexion que cet ouvrage a choisi de traiter pour l'Époque moderne. Quatorze experts, issus de divers pays, proposent un panorama de la question pour l'Europe méditerranéenne, l'Europe occidentale, l'Europe centrale et le monde russe. Ils soulignent l'inextricable imbrication du politique et du religieux dans ces régions. Non seulement l'unité de la chrétienté n'était plus alors qu'un souvenir, mais la politique de conversion des " hérétiques " et des " infidèles " dépendait, dans chaque État, de son statut constitutionnel et des rapports de forces entretenus parmi les groupes sociaux et religieux.
La présence des Juifs en Pologne a duré un millénaire, au cours duquel cette population n'a cessé de s'accroître jusqu'à la catastrophe de la Shoah. Quelles sont les conditions économiques, culturelles, religieuses et politiques qui ont permis cette présence juive? Comment le climat s'est-il dégradé à partir de la vague européenne d'antisémitisme survenue à la fin du XIXe siècle? Quels ont été les apports des Juifs de Pologne à la pensée juive et à la culture polonaise? Parce que les Juifs ont voulu et ont pu s'intégrer en Pologne, leur histoire est indissociable de celle de ce pays. Et parce qu'ils ont été nombreux à s'y installer, l'histoire de la Pologne est indissociable de la leur.
Longtemps l'histoire des relations internationales a été regardée avec méfiance, en France surtout, et pour l'époque moderne en particulier, ce qui décourageait les chercheurs de s'y consacrer. Depuis une décennie, au contraire, ces approches historiques sont en plein renouveau. Disciple de Victor-Lucien Tapié, Jean Bérenger, professeur émérite à l'université Paris-IV Sorbonne, ne s'est jamais éloigné de l'histoire des relations internationales, mais il a choisi de l'aborder par des voies originales et de concentrer ses travaux sur l'Europe centrale. Ce volume de Mélanges, préparé par Lucien Bély et Daniel Tollet, regroupe des textes que jean Bérenger a consacrés aux relations internationales et des études que d'autres historiens ont conduites sur des thèmes voisins des siens. La lecture de ces textes permet à la fois, de mieux comprendre l'histoire de l'Europe centrale et de suivre le déroulement de la recherche dans le domaine des relations internationales.
Alors que l'Amérique s'interroge sur l'héritage de la révolution fondatrice, et doit faire face à de grandes questions telles que l'expansion territoriale vers l'Ouest, l'industrialisation naissante, l'afflux massif d'immigrants ou encore la question de l'esclavage, les Américains manifestent un vif intérêt pour les deux révolutions qui secouent la France en 1830 et 1848. Ces événements font l'objet de multiples célébrations officielles et populaires aux Etats-Unis et donnent lieu à des débats passionnés dans la presse américaine, au Congrès et dans les milieux contestataires tels que les premiers mouvements ouvriers, les abolitionnistes ou encore le féminisme naissant. L'approche transnationale de Yohanna Alimi-Levy se démarque de l'historiographie traditionnelle et invite à penser autrement la démocratie américaine en soulignant la circulation d'idées entre les deux rives de l'Atlantique.
Carraud Vincent ; Bayle Claire ; Meyer-Bisch Gabri
L'un des traits caractéristiques de Leibniz est son rapport, positif, érudit et essentiel à toute la tradition philosophique antérieure. Le rapport qu'il assume à celle-ci peut s'entendre par analogie avec les parties célèbres où les joueurs d'échec apprennent leur art : un bon joueur, instruit de l'histoire des échecs, reconnaît aux premiers coups l'ouverture choisie par son adversaire. Il s'épargne ainsi supputations et hypothèses. Se trouvent ici non seulement restitué ce que Leibniz a pensé des auteurs antiques et médiévaux mais encore analysé son bon usage de l'histoire de la philosophie. "
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.