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Le jansénisme et la franc-maçonnerie en Europe centrale aux XVIIème et XVIIIème siècles
Tollet Daniel
PUF
25,36 €
Épuisé
EAN :9782130515159
Pour l'Europe occidentale, les multiples éléments du courant de pensée janséniste, les épisodes de la vie du mouvement et de ses personnages essentiels sont désormais connus, mais les processus de diffusion des idées, leur signification et leur impact en Europe centrale restent encore opaques ; l'important est de savoir si, dans cette zone géographique, on peut repérer un véritable courant religieux affectant l'ensemble de la société chrétienne ou simplement l'utilisation opportuniste d'éléments empruntés au jansénisme. On observe que ce courant poursuivait en Europe centrale les deux mêmes buts : lutter contre les jésuites et contre l'excès de pouvoir attribué à la Papauté. A la fin du XIXe siècle, persuadés que la Révolution française était le produit d'un complot, certains milieux catholiques y voyaient l'?uvre des jansénistes reconvertis en francs-maçons. Il fallait donc explorer, sous cet angle, la situation en Europe centrale. Nous y constatons, en Pologne, que les rapports entre jansénisme et maçonnerie apparaissent, au premier abord, à travers la médiation du prince éclairé. Dans l'Empire, la situation changea radicalement avec l'avènement, en 1780, de joseph II, qui était nettement moins favorable que sa mère le fut au jansénisme. Il y eut un heurt violent entre les deux conceptions du monde, celle de la religion catholique en quête du salut des âmes et celle des Lumières à la recherche du bonheur sur terre, contrairement à l'intention de l'empereur qui voulait les unir. La question de la continuité historique entre les deux mouvements est donc fort complexe et ses aspects varient à travers l'espace de l'Europe centrale. Pour plus de clarté, Daniel Tollet a réuni seize contributions de spécialistes français, hollandais, hongrois, italiens, polonais, tchèques, qui renouvellent largement la connaissance de ces phénomènes.
Quelle connaissance réelle du judaïsme et de l'hébreu pouvaient avoir les Chrétiens à l'Epoque moderne? Les communications proposées au lecteurs apportent de sérieux éléments de réponse. Le thème débattu, celui d'une connaissance, n'est pas une simple recherche d'érudition. Il prend toute son importance dans la mesure où il induit le problème essentiel de la compréhension d'autrui, une compréhension qui s'efforce d'aller au-delà des stéréotypes et des préjugés. Mais comment y parvenir? S'agissant du judaïsme et du christianisme, la chose n'est pas, à première vue, évidente. Car, à l'aube des Temps modernes, à partir des mêmes racines bibliques et donc d'une commune origine, ils se sont déjà affrontés depuis plus d'un millénaire, pour savoir qui, désormais, était le seul peuple élu, le Verus Israel. Au fil des onze études proposées au lecteur, il est donc apparu que les études hébraïques n'ont été conçues que comme un complément, un éclairage du christianisme destiné à prouver la véracité de sa doctrine et non à comprendre les vérités du judaïsme. Cependant, cet effort a imposé l'apprentissage des langues sémitiques et aux plus éclairés, l'analyse de modes de représentation qui n'étaient pas les leurs et au bout du compte, le respect de l'altérité.
Résumé : Choisir d'aborder les relations judéo-chrétiennes sous l'angle des textes, n'est qu'une manière d'agir ; par " texte ", on peut entendre des écrits normatifs émanant des Etats, de l'Eglise catholique ou des autres Eglises et aussi des textes de polémiques religieuses, sociales voire politiques. L'étude conjointe des textes judéophiles et judéophobes ne résulte pas d'un procédé d'amalgame formel ; les deux termes sont indissociables puisque les religions chrétiennes, comme le judaïsme, puisent aux mêmes sources bibliques mais divergent sur l'importance à donner à telle ou telle partie de la bible et surtout sur les commentaires. Selon les lieux, les époques et les préoccupations, il put donc y avoir des tendances au rapprochement et des tendances à la controverse. Onze auteurs, spécialistes de la pensée et de l'histoire de l'époque moderne, se sont rassemblés pour étudier les aspects de ces problèmes.
La confédération nobiliaire polono-lituanienne 1- La République polono-lituanienne (XVIe siècle-première moitié du XVIIe siècle) 2- La situation juridique des Juifs et de leurs communautés Du Déluge aux partages (1668-1795)
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
Résumé : Trente ans après la chute du Mur, de nouvelles et profondes fractures menacent l'Europe, le duo franco-allemand qui en a été le moteur, et l'Allemagne elle-même. Face au Brexit ou aux appétits des Etats-Unis et de la Chine, il est vital que les deux riverains du Rhin rebâtissent leur partenariat. Pour cela, ils doivent réapprendre à se connaître. Or prévaut aujourd'hui un double malentendu : la France observe l'Allemagne avec passion, que ce soit pour la haïr ou l'imiter, tandis que celle-ci hésite entre admiration et condescendance, sans qu'aucune ne comprenne vraiment plus l'autre ? notamment les élites françaises qui ont une vision dépassée de notre voisin. Cet ouvrage porte sur l'Allemagne un regard incisif, nourri d'une profonde connaissance de sa culture et de sa politique, d'expériences, et de rencontres. Il la met en perspective depuis la fin du nazisme puis du communisme, en passant par la réunification, jusqu'au long mandat de la chancelière Merkel, confrontée au défi migratoire et à la résurgence de l'extrême droite tandis que le modèle économique et social, autrefois tant admiré, atteint ses limites. Ce plaidoyer nous éclaire sur les pistes que peuvent frayer ensemble Paris et Berlin pour assurer le sursaut de l'Europe.
Résumé : Du Brexit aux élections européennes de 2019, en passant par la qualification de Marine Le Pen pour le second tour de l'élection présidentielle de 2017, les partis nationalistes-identitaires ont le vent en poupe dans toute l'Union européenne. V. Orbán, M. Salvini ou M. Le Pen sont les dirigeants de ces partis qui, ensemble, pourraient menacer l'édifice européen. Ces partis siègent au sein de différents groupes au Parlement européen. S'ils s'accordent sur l'immigration, d'autres sujets constituent de véritables lignes de fractures. Anaïs Voy-Gillis, analysant leurs stratégies, questionne le mythe d'une grande coalition nationaliste-identitaire et prouve que ces partis défendent, avant tout, des visions nationales. Leur progression électorale s'explique par plusieurs facteurs, notamment l'idée de trois crises (économique, migratoire, représentativité) ayant montré les fragilités de l'édifice européen. Au-delà des discours, ces partis ont réussi à construire une représentation du monde excluante, mais cohérente, répondant aux questionnements d'une partie de la population. Anaïs Voy-Gillis est docteur en géographie de l'Institut Français de Géopolitique. Ses recherches concernent la montée des nationalismes et des droites extrêmes en Europe.
Résumé : "Pour mieux comprendre ce qui lui reste d'emprise sur les esprits, il faut rendre à l'idée sublime d'Union européenne son aura d'origine. Et rappeler à ceux de ses vingt-sept membres qui l'auraient oublié d'où vient la bannière bleue aux seulement douze étoiles d'or : du Nouveau Testament, Apocalypse de saint Jean, 12. L'emblème qui flotte au-dessus de nos têtes qui ne croient plus au Ciel remonte à l'an 95 de notre ère et célèbre l'imminent avènement du Royaume. Vision mystique engrisaillée, projet politique encalminé : les deux ne sont pas sans rapport". Régis Debray.
L'Europe, l'ancienne, celle d'un vieux monde bouleversé par la révolution industrielle, et l'Union européenne, belle utopie née sur les cendres de deux grandes guerres, sont l'alpha et l'oméga de ce texte en vers libres relatant un siècle et demi de constructions, d'affrontements, d'enthousiasmes, de défaites et d'espoirs. A l'heure où certains doutent, où d'autres n'y croient plus, ce récit européen humaniste rappelle qu'une mémoire commune, même douloureuse, est un ferment d'avenir. C'est donc d'une plume ardente que Laurent Gaudé compose une épopée invitant à la réalisation d'une Europe des différences, de la solidarité et de la liberté.