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Le Coran européen
Tolan John ; Afif Naima ; Loop Jan
HERMANN
25,10 €
Épuisé
EAN :9791037043474
Quel rôle a joué le Livre sacré de l'Islam, le Coran, dans l'histoire de la pensée européenne ? Comment a-t-il été lu et compris en Europe depuis ses premières traductions au Moyen Age ? Si en Europe entre le Moyen Age et le début de la modernité on traduisait le Coran pour pouvoir mieux réfuter l'islam, ces traductions donnaient lieu à d'autres lectures moins polémiques et plus positives. Le rôle et l'importance du Coran au sein de la culture européenne ont évolué au fil des siècles : les Lumières, par exemple, y ont vu une célébration de la raison et de la religion naturelle, tandis que les romantiques l'ont salué comme étant un chef-d'oeuvre littéraire. Au XIXe siècle, des puissances européennes ont conquis des territoires majoritairement musulmans en Inde, en Asie du Sud-Est et en Afrique, générant parfois de nouveaux préjugés contre l'Islam et le Coran, mais aussi de la curiosité et de l'admiration. Pour des Européens non musulmans, le Coran est un objet ambigu, provoquant tour à tour la polémique, la fascination, et de l'admiration. C'est cette place complexe et ambivalente du Coran dans la culture européenne que nous découvrons dans ce livre. Cette publication est conçue en parallèle avec une série d'expositions au Weltmuseum de Vienne, à la Bibliothèque nationale de Tunisie, à la Bibliothèque municipale de Nantes et à l'Hospital Real de Granada. Ce livre explore le rôle du Coran dans la culture et l'identité européennes depuis le début du Moyen Age. Tout comme l'exposition, il est le fruit d'une collaboration avec le programme de recherche "The European Qur n. Islamic Scripture in European Culture and Religion 1150-1850" (EuQu), financé par le Conseil européen de la recherche (ERC). Ce projet examine le rôle du Coran dans la vie intellectuelle, religieuse et culturelle de l'Europe au Moyen Age et à l'époque moderne.
Clément François ; Tolan John ; Wilgaux Jérôme ; B
Issu d'un colloque international et pluridisciplinaire organisé à Nantes en juin 2004, cet ouvrage prend pour point de départ le postulat que la Méditerranée antique et médiévale doit être vue comme un espace privilégié d'échanges, de convergences et de ruptures entre les civilisations qui se sont développées le long. de ses rivages, Orient et Occident, Nord et Sud. En ce sens, trois espaces emblématiques, le port, la place et le lieu de culte, ont été choisis afin de vérifier s'ils ont bien joué ce rôle qu'on leur prête de contact et d'échange entre les cultures, favorisant l'acculturation ; ou s'ils ont servi de terrain de confrontation et de conflit ; ou encore, s'ils ont été, en quelque sorte, neutres, hors circuit. Les contributions publiées émanent de chercheurs provenant d'une demi-douzaine de. pays (Espagne ; France, Grèce, Italie, Russie, Tunisie). Récits de voyages et autres sources littéraires, sources épigraphiques, fouilles archéologiques, documents iconographiques. :. sont ainsi sollicités, et apportent de nouvelles données, en particulier sur des cultures souvent négligées par les recherches historiques francophones (Étrurie, monde musulman médiéval notamment). Au final, il apparaît que si les " interfaces ". étudiées sont d'incontestables espaces de rencontre, de médiation et d'échanges entre cultures et États du pourtour méditerranéen, elles ne doivent pas cependant être appréhendées à l'aune de ces seules fonctions. Relevant en effet de la sphère publique, elles apparaissent, ainsi comme, des lieux privilégiés de construction et d'affirmation des identités collectives et des structures politiques. Si la sécurité des biens et des personnes, des commerçants comme des pèlerins, y est le plus souvent garantie, ces lieux ne sont que très rarement des espaces " neutres ". Au contraire, s'y manifestent et s'y imposent constamment des normes, des systèmes administratifs 'et politiques qui s'efforcent de contrôler autant que faire se peut déplacements et transactions de toutes sortes. Enjeux politiques, économiques et militaires, ces espaces deviennent ainsi des lieux d'investissement symbolique, de " théâtralisation " de la vie politique et des relations internationales, nous invitant ainsi à une approche plus globale des phénomènes d'interaction.
L'échange est sans doute le terme qui exprime le mieux le monde dans lequel nous vivons aujourd'hui. Il évoque pour nos contemporains tant l'univers immédiat de la Toile, que la complexité des réseaux qui permettent les échanges en temps " quasi " réel. Mais l'ensemble des textes présentés ici, d'historiens, de sociologues, de linguistes, de juristes, d'économistes et gestionnaires, montre que les nouvelles technologies de la communication n'ont peut-être rien apporté de plus à la réalisation des échanges que la notion de vitesse. Traversant les lieux géographiques les plus divers et les époques historiques, l'échange produit depuis toujours, quelle que soit sa nature, une transformation profonde des sociétés, des personnes, des objets et des rituels. Mais il permet aussi, paradoxalement, la possibilité de leur survie, le maintien des identités, des traditions renouvelées. C'est toute la complexité de cette notion que les chercheurs réunis dans cet ouvrage tentent, chacun dans leur discipline, de donner à penser.
Voici l'histoire d'une relation tumultueuse sans laquelle il est impossible de comprendre notre temps. La conquête arabe, la décomposition de Byzance, les croisades, l'Espagne maure et la Reconquista, les échanges et les conflits du XVIIIe siècle, l'Empire ottoman, la colonisation européenne et la décolonisation: depuis 630, lorsque les armées de Constantinople et de Médine se disputèrent le contrôle de la Syrie-Palestine, les contacts entre l'Europe et le monde musulman n'ont cessé. Leur importance, leur richesse, leur variété, si manifestes pour celui qui connaît l'histoire, ne sont pourtant pas si évidentes pour tous. Pour les comprendre, il ne s'agit pas d'opposer les deux "civilisations" rivales que seraient, selon Samuel Huntington, Islam et Europe, mais d'explorer les relations multiples entre Génois et Tunisiens, Constantinopolitains et Alexandrins ou encore Catalans et Maghrébins, bref, entre tous les individus et les groupes qui ont forgé ce que nous appelons désormais l'Europe et le monde musulman, dont les racines s'enfoncent profondément dans un héritage religieux, culturel et intellectuel commun. Trois grands spécialistes font revivre ici cette histoire multiséculaire et proposent une somme historique de référence pour éclairer la complexité des enjeux, des héritages et des événements contemporains. Biographie de l'auteur Henry Laurens, spécialiste du monde arabomusulman, est professeur au Collège de France (chaire d'histoire contemporaine du monde arabe). John Tolan, médiéviste, est professeur d'histoire à l'université de Nantes et directeur de la Maison des sciences de l'homme Ange-Guépin. Gilles Veinstein est professeur au Collège de France (chaire d'histoire turque et ottomane) et directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales.
L'Europe découvre l'islam avec la conquête de l'Espagne au VIIIe siècle, mais c'est avec les croisades que s'améliore la connaissance de la culture arabe au XIIe siècle. Des moines et des clercs recherchent la science grecque dans le monde musulman, apprennent la langue arabe et procèdent aux premières traductions du Coran, que l'on appelle à l'époque l'Alcoran. Le commerce et la diplomatie en Méditerranée exigent de comprendre l'adversaire dans sa langue pour mieux échanger. Des Européens polyglottes se risquent en Orient. Les traductions se multiplient, accompagnées de dossiers polémiques. Pourtant, malgré les préjugés, la connaissance du Coran se répand, enrichissant les réflexions des savants de la Renaissance et des Lumières. L'arabe entre dans la culture classique européenne, jusqu'à susciter une véritable fascination au XIXe siècle à travers l'orientalisme. Comment les Européens ont-ils appris l'existence du Coran et ont-ils pu se le procurer ? Comment traduisait-on ce texte dont la religion paraissait si étrangère ? Qui parlait l'arabe en Europe avant le XXe siècle ? Cet ouvrage retrace quatorze siècles d'étude de la langue arabe et du Coran en Europe, montre comment la civilisation occidentale a construit son rapport à l'islam, et pourquoi la question culturelle l'emporte finalement sur la différence religieuse.
Les principes directeurs du présent livre sont la libre pensée et la libre expression, ouvertes, mobiles et affranchies des idéologies conservatrices ou progressistes". La guerre des sexes n'est pas morte : sous la pression de mouvements dénonciateurs ou en raison de clivages politiques grandissants, hommes et femmes semblent poussés à l'affrontement. Aussi nombreuses que soient les voix s'élevant pour arbitrer la rixe, celle de Camille Paglia connaît peu d'égales. Ce recueil convie à un riche programme : l'histoire du féminisme, les rapports entre l'inné et l'acquis, l'avortement, la chirurgie plastique, les femmes en politique, le sadomasochisme ou encore l'esthétique (qu'il s'agisse de la représentation évolutive des corps féminins dans l'histoire de l'art ou de l'étude de figures inspirantes, du buste de Néfertiti à la belle du Sud, en passant par Madonna et Germaine Greer). Pareille diversité atteste un apport précieux et original aux débats féministes et culturels contemporains.
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
La dépression est-elle une vraie maladie, que seuls les psys et les docteurs savent diagnostiquer ? Peut-elle être traitée avec des médicaments efficaces ? Ou bien est-ce une sorte de "maladie imaginaire" dont ceux qui en souffrent sont des tire-au-flanc qui s'écoutent trop ? Les médicaments antidépresseurs marchent-ils, ou bien sont-ils une sorte de drogue légale qui rapporte beaucoup d'argent ? En somme, qu'est-ce réellement que la dépression, ce phénomène si répandu et pourtant si mal connu ? Dans ce petit livre ingénieux, Maël Lemoine nous aide à distinguer, à rebours des idées reçues, ce qu'est, et n'est pas, la dépression, quels sont les faits scientifiquement établis, loin du discours des philosophies feel good qui vendent un bonheur kitsch et irréaliste. Cette Petite philosophie de la dépression, qui prend au sérieux la réalité des phénomènes dépressifs, propose ainsi en creux une réflexion sur le véritable bonheur.