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Espaces d'échanges en Méditerranée. Antiquité et Moyen Age
Clément François ; Tolan John ; Wilgaux Jérôme ; B
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753502031
Issu d'un colloque international et pluridisciplinaire organisé à Nantes en juin 2004, cet ouvrage prend pour point de départ le postulat que la Méditerranée antique et médiévale doit être vue comme un espace privilégié d'échanges, de convergences et de ruptures entre les civilisations qui se sont développées le long. de ses rivages, Orient et Occident, Nord et Sud. En ce sens, trois espaces emblématiques, le port, la place et le lieu de culte, ont été choisis afin de vérifier s'ils ont bien joué ce rôle qu'on leur prête de contact et d'échange entre les cultures, favorisant l'acculturation ; ou s'ils ont servi de terrain de confrontation et de conflit ; ou encore, s'ils ont été, en quelque sorte, neutres, hors circuit. Les contributions publiées émanent de chercheurs provenant d'une demi-douzaine de. pays (Espagne ; France, Grèce, Italie, Russie, Tunisie). Récits de voyages et autres sources littéraires, sources épigraphiques, fouilles archéologiques, documents iconographiques. :. sont ainsi sollicités, et apportent de nouvelles données, en particulier sur des cultures souvent négligées par les recherches historiques francophones (Étrurie, monde musulman médiéval notamment). Au final, il apparaît que si les " interfaces ". étudiées sont d'incontestables espaces de rencontre, de médiation et d'échanges entre cultures et États du pourtour méditerranéen, elles ne doivent pas cependant être appréhendées à l'aune de ces seules fonctions. Relevant en effet de la sphère publique, elles apparaissent, ainsi comme, des lieux privilégiés de construction et d'affirmation des identités collectives et des structures politiques. Si la sécurité des biens et des personnes, des commerçants comme des pèlerins, y est le plus souvent garantie, ces lieux ne sont que très rarement des espaces " neutres ". Au contraire, s'y manifestent et s'y imposent constamment des normes, des systèmes administratifs 'et politiques qui s'efforcent de contrôler autant que faire se peut déplacements et transactions de toutes sortes. Enjeux politiques, économiques et militaires, ces espaces deviennent ainsi des lieux d'investissement symbolique, de " théâtralisation " de la vie politique et des relations internationales, nous invitant ainsi à une approche plus globale des phénomènes d'interaction.
Les crises sanitaires ont contribué de façon autonome à modeler l'évolution des sociétés. La maladie dévoile le corps tout autant que le corps, par les marques qu'il porte ou par sa position dans l'espace, révèle la crise sanitaire. Or ce corps disparu demeure paradoxalement quelque chose de vivant à cause de la maladie, fût-il réduit à des ossements ou à une citation dans un texte. Le présent ouvrage constitue le deuxième volume d'Histoire et Nature paru aux PUR en 2011. Avec le soutien de l'université de Nantes.
La période médiévale, autour de la Méditerranée, fut à la fois marquée par de multiples conflits et par de riches échanges culturels au sein des trois grandes civilisations, hébraïque, chrétienne et musulmane. C'est dans cette ambiance de luttes mais aussi d'emprunts mutuels que s'est développée une poésie lyrique étonnamment inventive, alliant avec art musique et littérature. Les avancées de la recherche depuis quelques années permettent aujourd'hui d'esquisser un nouvel état de la question dans une approche nécessairement interculturelle. C'est ce que tente de faire le présent ouvrage. La collaboration de chercheurs en littérature et en linguistique, en histoire et en musicologie, donne l'occasion de confronter les différentes pratiques de la lyrique et de préciser les jeux d'échange, d'influence et parfois de convergence que ces domaines,, ont connus au long du Moyen Age, dans ce que l'on peut appeler à bon droit " L'espace lyrique méditerranéen".
Depuis la fin du XXe siècle, une succession d'événements dramatiques a mis sur le devant de la scène les questions touchant au climat, aux risques naturels et à la santé : ouragans et tempêtes, inondations, séismes, tsunamis, éruptions volcaniques, pandémies, épizooties... L'attention qui leur est portée dans la société lance un défi à la communauté scientifique, dont on attend qu'elle éclaire l'opinion au moyen de données précises et fiables. Si les travaux des climatologues, des physiciens et des biologistes aident à comprendre les mécanismes qui sont. à l'oeuvre dans le fonctionnement de la nature, ils n'apportent des réponses qu'à une partie des interrogations : la dimension historique et sociale des phénomènes étudiés apparaît à peine, alors qu'elle devient primordiale quand il s'agit de raisonner à hauteur d'homme. Il revient donc aux chercheurs en sciences humaines, notamment aux historiens, de combler cette lacune, car ils possèdent en propre l'expertise nécessaire pour exploiter les informations conservées dans la mémoire humaine, et aussi pour appréhender l'impact réel des mouvements de la nature sur la vie des individus et des sociétés. Les auteurs des contributions rassemblées ici se sont approprié des problématiques que leurs disciplines ont longtemps délaissées. ils l'ont fait dans le respect de leur propre diversité et des prérogatives des autres acteurs de la recherche. Historiens, géographes, philologues, spécialistes des mondes antiques et médiévaux, travaillant entre Byzance et Cordoue et de la Cyrénaïque au Vésuve, ayant accès aux sources dans leur version originale, ils sont réunis autour de la conviction que, non seulement Nature et Histoire ont à voir ensemble, mais qu'une vision synoptique s'avère nécessaire et que cela concerne également leur horizon disciplinaire.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.