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LE DESTIN DES IMMIGRES. Assimilation et ségrégation dans les démocraties occidentales
Todd Emmanuel
POINTS
12,90 €
Épuisé
EAN :9782020314503
Les vertus de l'assimilation Voici un essai qui tombe à pic. Il éclaire d'une lumière singulière plusieurs grands débats de cette fin de siècle, en France, en Europe et aux Etats-Unis. De la querelle sur le foulard islamique au débat sur les valeurs françaises, des polémiques sur l'existence d'une identité européenne aux attentats antiturcs en Allemagne, de la dérive des banlieues françaises à la recrudescence des émeutes raciales aux Etats-Unis, la magistrale démonstration d'Emmanuel Todd sur l'assimilation et la ségrégation dans les sociétés occidentales ruine de nombreuses idées reçues. L'historien délaisse le champ de l'idéologie pure et démonte, en bon anthropologue, les structures sociales de quatre sociétés témoins: les Etats-Unis, l'Angleterre, l'Allemagne et la France. Il fait voler en éclats le mythe d'une convergence culturelle inéluctable sous le coup du progrès technologique, des médias et de la mondialisation de l'économie. Bien au contraire, dans son comportement à l'égard des populations immigrées, chaque société possède sa propre matrice, héritée d'un passé lointain. L'analyse des structures familiales, des mécanismes d'héritage, de la pratique des mariages mixtes et des systèmes de croyance permet de distinguer deux types de sociétés: les différentialistes, telles l'américaine, l'allemande, l'anglaise ou la japonaise, et les universalistes, comme la française, l'espagnole ou la chinoise. Exemple: les enfants ne sont pas égaux en matière d'héritage dans les premières, le partage est égalitaire dans les secondes. Cette dichotomie détermine les attitudes à l'égard des populations immigrées. La société allemande cultive ainsi à l'égard des Turcs une ségrégation qui va jouer un rôle fondamental dans l'islamisation très forte de cette communauté. La société américaine s'est construite sur une ségrégation à l'égard des Noirs qui, effet paradoxal, va favoriser l'assimilation de tous les autres peuples, dès lors perçus comme blancs. Le cas de la France est plus singulier encore. La force du vote d'extrême droite, signe d'intolérance, masque le niveau rapidement élevé des taux d'exogamie, signe anthropologique de tolérance, écrit Todd, pour qui jamais le processus d'assimilation n'a été aussi rapide qu'aujourd'hui. Certes, une telle grille de lecture ne peut prétendre tout trancher, l'éloge brutal de l'assimilation trouvera sans nulle doute de solides contradicteurs. Mais l'analyse, étayée de cartes, de tableaux et de graphiques, fait de ce livre un ouvrage de référence. --Vincent Giret--
La crise de la société française – et des sociétés occidentales en général – conduit à se poser une question de fond: faut-il envisager la disparition du système démocratique? Et, par voie de conséquence, quel système serait alors susceptible de le remplacer?Cet ouvrage combine l’analyse instantanée et l’étude des processus de longue durée pour envisager la situation de la politique et de l’économie et l’évolution des structures familiales. De ce travail d’investigation se dégagent, entre autres thèmes, le caractère fondamentalement religieux de la crise actuelle (le religieux étant considéré comme structurant la société), le pessimisme culturel ambiant (conséquence de la stagnation éducative), la réapparition d’une stratification de la société (l’ascenseur social cher à la démocratie fait place à l’instauration d’une nouvelle oligarchie), l’impact du libre-échange provoqué par la mondialisation, la possibilité d’une réémergence de la lutte des classes (conséquence de la disparition des classes moyennes)… Dans ce nouvel ouvrage qui ne ménage personne dans aucun camp, Emmanuel Todd brille une fois de plus dans son rôle d’historien et d’observateur et se passionne pour ce sujet essentiel: où va notre société?
De l?émergence d?homo sapiens à nos jours, cette brève histoire de l?humanité est délibérément tournée vers l?intelligence du monde tel qu?il se recompose sous nos yeux.Or, c?est dans les profondeurs les moins conscientes de la vie sociale, celles auxquelles Emmanuel Todd a consacré sa vie de chercheur, que gît l?explication de ce qui nous apparaît aujourd?hui comme le grand désordre du monde.Il s?agit ainsi de saisir la dynamique de longue durée des systèmes familiaux, l?articulation de ces systèmes avec la religion et l?idéologie, d?explorer les ruptures induites par le progrès éducatif si l?on veut comprendre l?effet de divergence qui affecte les nations avancées : le paradoxe d?un homo americanus simultanément innovateur et archaïque, le phénomène Trump, le manque de réalisme des volontés de puissance allemande et chinoise, l?efficacité russe, la renonciation japonaise. Cette plongée dans les profondeurs inconscientes de la vie sociale permet aussi d?expliquer les récentes métamorphoses de l?Europe et le Brexit.Cette revisitation magistrale de l?histoire de l?humanité nous permet finalement d?apercevoir en toute lucidité ce qui nous attend demain.Emmanuel Todd est historien et anthropologue. Il a notamment publié Le Rendez-vous des civilisations (Seuil, 2007, avec Youssef Courbage), Après la démocratie (Gallimard, 2008), L?Origine des systèmes familiaux (vol. 1, Gallimard, 2011) et Qui est Charlie ? (Seuil, 2015).
Résumé : "Ce livre n'a pas été écrit "pour" ou "contre" l'Europe. Il teste une hypothèse sur le lien entre diversité des structures familiales et diversité des trajectoires historiques. Mais j'espère qu'il permettra à certains européistes de sonder l'épaisseur anthropologique des nations. J'espère que certains d'entre eux, partant comme moi de bons sentiments européens, arriveront aussi à la conclusion que le traité de Maastricht est une oeuvre d'amateurs, ignorants de l'histoire et de la vie des sociétés."
Résumé : La chute des taux de croissance, la montée des inégalités et de la pauvreté, l'incohérence des évolutions monétaires sont des phénomènes bien réels, et de nature économique. Ils ne font cependant que refléter des déterminants culturels et anthropologiques beaucoup plus profonds. Le déclin éducatif américain, le choc malthusien produit en Europe par l'arrivée des classes creuses à l'âge adulte, l'émergence d'une stratification culturelle inégalitaire, l'affaissement des croyances collectives - parmi lesquelles la nation - définissent ensemble bien plus qu'une crise économique : une crise de civilisation. C'est dans ce contexte que s'épanouissent la " pensée zéro " des classes dirigeantes françaises et le projet d'une impossible monnaie unique européenne. Mais l'idée d'une contrainte économique agissant " de l'extérieur " sur les Etats-Unis, le Japon, l'Allemagne ou la France, baptisée mondialisation, n'est qu'une illusion. Le sentiment d'impuissance qui paralyse les gouvernements ne sera surmonté que si renaît l'idée de nation.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Edward T. Hall a montré, dans La Dimension cachée, que l'espace interpersonnel est une dimension de la culture. Le Langage silencieux avait conduit cette réflexion sur d'autres systèmes du même genre, et notamment le temps. Qu'est-ce qu'être en retard? qu'est-ce qu'attendre? par exemple. Le message exprimé là est différent selon qu'il vient d'un Européen, d'un Américain ou d'un Japonais. Ainsi le temps et, plus largement, la culture, sont-ils communication, autant que la communication est culturelle. Communication qui cache plus de choses qu'à première vue elle n'en révèle. A travers de nombreux exemples aussi précis que souvent cocasses, Edward T. Hall développe ainsi la théorie des systèmes de communication non verbaux.
Schrödinger Erwin ; Keffler Léon ; Danchin Antoine
Qu'est-ce que la vie ? "Quand j'étais jeune étudiant en mathématiques, au début des années cinquante, je ne lisais pas beaucoup, mais ce que je lisais - quand j'arrivais à finir le livre - était souvent d'Erwin Schrödinger. J'ai toujours été fasciné par son style, par la façon dont il transmettait l'excitation de la découverte et ouvrait des perspectives vers une compréhension vraiment nouvelle du monde dans lequel nous vivons. Aucun de ses livres ne possède ces qualités davantage que son célèbre Qu'est-ce que la vie ? - qui, je le sais aujourd'hui, compte parmi les écrits scientifiques les plus importants de ce siècle."
Erwin Schrödinger, le grand pionnier de la théorie quantique, est-il vraiment mort en 1961 ? On peut légitimement en douter à la lecture des textes ici rassemblés, qui montrent que sa pensée n'a rien perdu de son actualité. Il y évoque la "barbarie de la spécialisation" et la nécessaire intégration de la science à la culture, convaincu que la recherche scientifique doit aller de pair avec l'"enquête" philosophique et la réflexion épistémologique. Il y parle de la science d'une voix étonnamment proche, avec cet inimitable mélange de profondeur et de légèreté, et ce lumineux sens de l'analogie qui a fait le succès du célèbre article (inédit en français) du "Chat de Schrödinger". Un chat qu'il faut bien - comme Schrödinger lui-même - imaginer à la fois mort et vivant. Né à Vienne. Son oeuvre de physicien culmine en 1926 avec la formation de l'"équation Schrödinger", élément décisif de la théorie quantique qui venait alors d'être crée. Ce travail lui vaut le prix Nobel en 1933. En 1939, il émigre en Irlande, où il demeure jusqu'en 1956. Passionné par la philosophie depuis son adolescence, il s'y consacre presque exclusivement à plusieurs reprises durant sa vie.
Premier ouvrage du genre, le Dictionnaire de l'immigration en France est un recueil critique de mots et de concepts que le droit, le discours politique, le propos ordinaire véhiculent pour nommer et qualifier des personnes et des groupes n'appartenant pas à l'ordre national, ou n'étant pas perçus comme lui appartenant naturellement. Il y a peu de domaines de la vie sociale, économique, politique et culturelle où les mots employés vont de soi. Le débat public sur l'immigration et les immigrés, quelle que soit leur nationalité, est celui qui, sans aucun doute, permet toutes les approximations et les inexactitudes. Cet ouvrage se propose donc d'être un répertoire rigoureux de mots à enjeux, ceux qui soulèvent des difficultés de définition et des problèmes de compréhension. Expliquer et faire le point sur un thème au carrefour d'une pluralité de disciplines en sciences humaines, telle fut notre ambition. Ce dictionnaire était plus que nécessaire. Il était devenu une urgence intellectuelle et scientifique.
L'immigration est devenue en France un objet essentiel de controverse politique. Cet ouvrage, dirigé par Benjamin Stora et Enfile Temime, rassemble les contributions de quatorze des meilleurs spécialistes des questions migratoires. Il présente l'état de la recherche aujourd'hui, selon trois grandes parties: les politiques de l'immigration, les problèmes économiques et sociaux rencontrés par les immigrés et enfin les représentations de l'immigration. La succession des statuts, lois et décrets définissant la place des étrangers n'a cessé de scander les politiques suivies, ne permettant pas toujours d'accueillir dignement les immigrés. La place croissante des femmes dans l'immigration, l'accélération des migrations du travail, la mondialisation du marché ont profondément transformé, en France comme en Europe, les flux et les modalités des mouvements migratoires. En ce début du XXIe siècle, les notions comme "intégration" ou "assimilation" sont remises en question. Ces débats révèlent les tensions entre modèle républicain français et dérives communautaires, réelles ou supposées.
Résumé : Le voile intégral porté par un certain nombre de femmes musulmanes a fait l'objet en 2010 d'une loi d'interdiction générale, à l'issue d'un débat qui a impliqué les plus hautes institutions de la République et mobilisé l'attention de nombreux citoyens. Le cas peut paraître très particulier et d'une portée limitée, mais il est cependant très révélateur. L'ouvrage part de l'analyse de la discussion qu'il a provoquée. Sa dissection minutieuse fait ressortir la contradiction entre la logique des juristes et la logique politique du législateur, une contradiction lourde de conséquences pour la vie collective. Bien au-delà du cas de la burqua, c'est l'ensemble des problèmes soulevés par le multiculturalisme et plus profondément encore par l'idéal du cosmopolitisme qui reçoit un puissant éclairage. Comment accorder les principes de droit et les exigences politiques du vivre-ensemble ?