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Histoire du tourisme en Suisse de 1730 à nos jours
Tissot Laurent
LIVREO ALPHIL
24,00 €
Épuisé
EAN :9782889501281
Trois cents ans de tourisme suffisent à prouver l'importance de cette activité pour la Suisse. Comprendre cette continuité nécessite de prendre en compte de multiples aspects, les succès comme les échecs, les anticipations comme les adaptations, les innovations comme les imitations, les embellissements comme les enlaidissements, les créations comme les destructions, les mensonges comme les vérités. Sans se priver d'imiter des développements qui s'amorçaient hors de son territoire, la Suisse a aussi donné ses propres impulsions en indiquant la marche à suivre, innovant sur les modalités, anticipant les besoins, créant des marchés. Elle n'a pas hésité à construire les infrastructures nécessaires aux déplacements des touristes, là où personne ne pensait qu'il était possible de le faire, à bâtir des hôtels même sur des sommets très élevés, à mettre en valeur des points de vue inégalables, pas toujours consciente des impacts sur cet environnement. Mais loin d'accueillir passivement des touristes indifférents à ses habitants ou méfiants à leur vue, loin d'être simplement le sujet de stéréotypes, elle s'est offerte à eux avec malice, laissant transparaître ce qu'ils désiraient d'elle, cachant sous ses oripeaux ce qu'elle était vraiment. Elle s'est aussi vue contrainte, sous la pression de sa propre population, de renoncer à des projets jugés démesurés. Cet ouvrage se veut une exploration de l'histoire du tourisme en Suisse dans ses enchaînements technico-chronologiques. En suivant l'évolution des moyens de transport dans cette quête d'exotisme offert par l'espace national, il inventorie la façon dont le tourisme a pris racine en Suisse, s'est développé, s'est transformé, a été critiqué pour devenir non seulement un secteur économique-clé, mais encore un vecteur identitaire de première force et une arme publicitaire essentielle. "Le côté intrigant du tourisme, c'est qu'il n'est fondé sur aucune nécessité". Les propos de Catherine Bertho Lavenir font singulièrement écho à ce que nous avons tenté de montrer avec l'exemple helvétique.
Amorcer une réflexion sur l'importance du tourisme comme moteur d'évolutions historiques, qu'elles soient économiques, techniques ou socio-culturelles, tel est l'objectif de ce livre. A l'instar de l'industrialisation, la généralisation de cette activité de loisir au cours des XIXe et XXe siècles a eu des effets positifs et négatifs considérables, mais encore mal connus, autant sur les sociétés qui ont généré cette pratique que sur celles des régions d'accueil. De fait, la circulation toujours plus massive de touristes - un des premiers vecteurs de la mondialisation culturelle - a non seulement contribué à l'homogénéisation des habitus, mais aussi à la redistribution géographique des richesses, à travers les dépenses effectuées durant le séjour. Par ailleurs, la mise en place des infrastructures nécessaires au voyage d'agrément - transport, hébergement, divertissement - a stimulé le développement économique des régions touristiques. Quant à la compétition engagée pour attirer les touristes, elle a accéléré la modernisation technique par l'embellissement des lieux d'accueil, l'établissement d'infrastructures sanitaires et la construction de réseaux d'eau, d'énergie et de communication. L'ouvrage prend en compte une grande diversité spatio-temporelle, de l'Arc lémanique de la Belle Epoque au Québec des années 1960, et permet ainsi de développer une analyse en profondeur du tourisme et de ses effets dans les sociétés contemporaines occidentales.
Voulant affirmer auprès de ses concitoyens une image héroïque quelque peu mise à mal, Tartarin quitte Tarascon, piolet système Kennedy à la main, pour affronter les rudes parois de la Jungfrau et du Mont-Blanc. Après tout, n?est-il pas le président du Club des Alpines, ces gentilles petites collines de sa région provençale ?Après l?Afrique, c?est dans les Alpes qu?Alphonse Daudet entraîne son héros mythique, burlesque, naïf et hâbleur, pour des aventures qui égratignent au passage les touristes amateurs de sensations fortes ? mais en trains et en palaces ? qui ont remplacé, à la fin du XIXe siècle, les pionniers de l?exploration alpine.Publié pour la première fois en 1885 aux Éditions Calmann-Lévy, Tartarin sur les Alpes est préfacé ici par Laurent Tissot, professeur émérite de l?université de Neuchâtel, spécialiste notamment de l?histoire des loisirs, du tourisme et de l?industrie en Suisse.Journaliste, novelliste, dramaturge et poète, Alphonse Daudet (1840-1897) est surtout reconnu pour son talent de conteur : Les lettres de mon moulin, ainsi que les aventures de Tartarin de Tarascon, sont des classiques de la littérature francophone. Si Paris est devenu son port d?attache dès 1857, Alphonse Daudet reste très attaché à la Provence où il a grandi, qui marque son ?uvre.4e de couverture : Voulant affirmer auprès de ses concitoyens une image héroïque quelque peu mise à mal, Tartarin quitte Tarascon, piolet système Kennedy à la main, pour affronter les rudes parois de la Jungfrau et du Mont-Blanc. Après tout, n?est-il pas le président du Club des Alpines, ces gentilles petites collines de sa région provençale ?Après l?Afrique, c?est dans les Alpes qu?Alphonse Daudet entraîne son héros mythique, burlesque, naïf et hâbleur, pour des aventures qui égratignent au passage les touristes amateurs de sensations fortes ? mais en trains et en palaces ? qui ont remplacé, à la fin du XIXe siècle, les pionniers de l?exploration alpine.Publié pour la première fois en 1885 aux Éditions Calmann-Lévy, Tartarin sur les Alpes est préfacé ici par Laurent Tissot, professeur émérite de l?université de Neuchâtel, spécialiste notamment de l?histoire des loisirs, du tourisme et de l?industrie en Suisse.Journaliste, novelliste, dramaturge et poète, Alphonse Daudet (1840-1897) est surtout reconnu pour son talent de conteur : Les lettres de mon moulin, ainsi que les aventures de Tartarin de Tarascon, sont des classiques de la littérature francophone. Si Paris est devenu son port d?attache dès 1857, Alphonse Daudet reste très attaché à la Provence où il a grandi, qui marque son ?uvre.
Lorsque Philippe Suchard lance son commerce de chocolat à Neuchâtel en 1826, personne n'imagine que sa petite échoppe deviendra une société multinationale un siècle plus tard. C'est l'histoire de cette croissance que nous conte ce livre. C'est aussi l'histoire d'une famille qui a marqué l'histoire neuchâteloise avant qu'elle ne perde le contrôle financier et managérial de l'entreprise et qu'un de ses membres ne soit condamné dans un procès civil retentissant. Pour autant, les ouvriers ne sont pas oubliés, puisque le livre rend compte du paternalisme des premiers patrons et des premières luttes ouvrières. Enfin, c'est aussi la saga du chocolat, que les contemporains de Philippe Suchard considèrent presque comme un médicament, qui devient un produit de luxe, avant d'être transformé en une denrée de consommation de masse. Ce livre, c'est aussi les souvenirs de l'enfance qui émergent à nouveau, les tablettes de chocolat au lait que nous avons tant désirées... Ce livre résulte de recherches réalisées à l'Institut d'histoire de l'Université de Neuchâtel par une équipe d'étudiant-e-s sous la direction de Laurent Tissot, ainsi que du mémoire de licence de Claire-Aline Nussbaum qui s'est chargée de la rédaction finale.
La production mondiale de montres se concentre aujourd'hui essentiellement dans trois pays : la Suisse, le Japon et la Chine. Cette industrie est dominée par une dizaine de grandes entreprises, la plupart organisées à l'échelle globale, à l'exemple de Swatch Group, Richemont, LVMH, Seiko et Fossil. Par ailleurs, des pays comme la Grande-Bretagne, la France, les Etats-Unis et la Russie ont vu disparaître la fabrication industrielle de montres de leur territoire au cours du XXe siècle. Dans le même temps, Hong Kong est passé d'un statut de sous-traitant de composants de montres à celui d'intermédiaire entre les usines chinoises et le marché mondial. L'évolution et la transformation de l'industrie horlogère mondiale du milieu du XIXe siècle à nos jours fait l'objet de cet ouvrage, qui offre pour la première fois une histoire globale de ce secteur. Il met en lumière les conditions qui ont permis à la production de montres de toucher le monde entier et explique comment des entreprises multinationales ont peu à peu émergé pour dominer cette industrie.
Je pense que de nombreuses constructions de notre époque n'ont pas été bien comprises" notait l'architecte Robert Meystre lors de l'entretien qu'il nous a accordé au printemps 2020. Ce trente-huitième numéro des Cahiers de l'Institut neuchâtelois se donne ainsi pour but de faire découvrir et déchiffrer l'architecture moderne et contemporaine du canton de Neuchâtel grâce à une série de regards croisés. Architectes, historiens de l'architecture et photographes en livrent chacun leur vision par le biais d'entretiens, d'articles thématiques et de photographies. Une abondante illustration inédite agrémente le discours qui associe aspects techniques, historiques, pratiques et humains. Le livre contient plus de 200 images.
C'est bien". Ce 15 avril 1945, Ruth Fayon est libérée par la 2e armée britannique. Elle a survécu à l'horreur de l'extermination des juifs par les nazis. Mais l'adolescente juive originaire de Tchécoslovaquie n'a pas la force de se réjouir. Elle est clouée sur sa paillasse puante du camp de Bergen-Belsen où les nazis, en pleine débandade l'ont déportée avec sa mère et sa soeur. Ruth, 16 ans, est à bout de force. Elle ne peut que lâcher ces quelques mots avant de sombrer dans le coma. "Je ne pesais plus que 30 kilos", raconte aujourd'hui cette Genevoise d'adoption dans un témoignage exceptionnel qui retrace son parcours dans l'enfer de la Shoah. Theresienstadt, Birkenau, Hambourg et Bergen-Belsen... Celle qui est née à Karlsbad en 1928 est passée par les pires camps de concentration et d'extermination du régime hitlérien. Autre document exceptionnel : une photographie de Ruth Fayon prise par une garde SS.
J'ai jamais voulu être infirmière ! Je voulais pas avoir une blouse, être dans un hôpital, faire des prises de sang... Rien ne semblait prédisposer Madame Maceira à devenir infirmière. Voilà pourtant 15ans quelle exerce cette profession avec passion en psychiatrie. Mais sans blouse, sans faire de prises de sang, et loin de l'hôpital. Elle n'est donc pas une infirmière comme les autres. Mais qui sont donc ces autres infirmières ? Existe-t-il une infirmière type ? Est-ce nécessairement une femme qui, touchée par une vocation précoce, exerce dans un hôpital au chevet des patients ? En répondant à ces questions, les auteurs dressent un portrait totalement inédit de la profession qui rompt avec son apparente homogénéité. S'appuyant sur plusieurs dizaines d'entretiens et près de 3000 questionnaires, ils révèlent l'existence d'un espace infirmier fortement différencié et hiérarchisé, dans lequel les différents points de vue professionnels sont étroitement liés aux positions occupées. A l'heure où la profession se trouve confrontée à des enjeux majeurs (pénurie de personnel, vieillissement de la population, rationalisation des soins, académisation des formations et développement de la recherche), ce livre constitue un outil de compréhension précieux pour tous les professionnels de santé et les étudiants. En mobilisant la théorie des champs de Pierre Bourdieu, il contribue plus largement au renouvellement de l'analyse sociologique des professions. Postface de Patrice Pinell