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Marie Velardi. 2 volumes : Monographie 2006-2009 ; Atlas de Terre-Mer, Edition français-anglais-alle
Tissot Karine ; Hache Emilie ; Michaud François ;
INFOLIO
52,00 €
Épuisé
EAN :9782884748421
Découvrez Marie Velardi, une artiste écolo et engagée. Artiste d'origine italienne, basée à Genève, Marie Velardi tend à rendre visible l'invisible. L'impermanence, le passage du temps, les temporalités croisées qui ont une réelle influence sur la vie de l'être humain, sont autant de faits qu'elle observe en s'appuyant sur les recherches les plus actuelles avant de les traduire dans une forme plastique appropriée. Elle participe de cette manière à la famille des artistes dont le mouvement se dit écologique depuis la fin du XXe siècle. Une position liée à la concentration des problématiques environnementales contemporaines, telles que la pollution, le réchauffement climatique, ou l'extinction des espèces pour ne citer que quelques exemples. Cette publication, présentée en deux volumes, rend compte de la densité de ses travaux (volume 1) et du travail singulier Terre-Mer (volume 2) développé ces cinq dernières années sur la relation entre la terre et la mer, et le déplacement du trait de côte, dans le passé ou à venir.
Entre 2014 et 2017, Karine Tissot a tenu une chronique régulière dans La Région Nord vaudois. Historienne de l'art, directrice et fondatrice du CACY (Centre d'art contemporain d'Yverdon-les-Bains), elle réunit dans la présente édition cinquante textes qui sensibilisent le lecteur aux questions actuelles à travers le prisme de l'art. Véritable tribune ouvrant sur le monde de l'art contemporain, l'ouvrage met en lumière différents travaux d'artistes parmi lesquels Peter Aerschmann, Luc Andrié, Edouard Chapallaz, Mio Chareteau, Frédéric Clot, Thomas Flechtner, Franziska Furter, Andrea Mastrovito, Karim Noureldin, Tatzu Nishi, Gregory Stauffer, Bernard Volta, Eric Winarto pour n'en citer que quelques-uns.
LE SALON SCHEERBARTSiah ArmajaniA mi-chemin du parcours de l'actuelle exposition de Siah Armajani, l'on découvre une nouvelle salle du Mamco tout en couleurs: le Salon Scheerbart. Espace permanent, il est destiné à présenter les Models for Street, autrement dit les petites constructions longtemps exposées au deuxième étage du musée et aujourd'hui abritées dans des vitrines. L'emploi du verre, tout comme la référence à I écrivain allemand Paul Scheerbart (qui, dans une vision moderne, imagina une utopie en 1914 et publia un traité technique sur l'emploi du verre dans l'architecture), n'est pas sans rappeler le récent intérêt de I artiste américain pour ce matériau translucide. En effet, ayant longtemps préconisé le fer dans ses constructions, Siah Armajani réalise aujourd'hui des installations en verre. Laissant transparaître la lumière, ce matériau permet au regard de pénétrer mais n'autorise pas le visiteur à entrer physiquement dans l'architecture. Ce cloisonnement reflète la désillusion de cet Iranien émigré aux États-Unis qui ne croit plus en la politique de son pays d'accueil.Jusqu'alors Siah Armajani proposait des espaces dans lesquels l'architecture permettait aux usagers de se rencontrer. Tel est le cas du Salon Scheerbart. Répondant avec enthousiasme à la commande du Mamco, l'artiste a réalisé un travail coloré pour une institution qu'il tient en haute estime. Sous un plafond jaune et symboliquement toujours ensoleillé s'organisent différents éléments de mobilier. Mais rien de plus que ce qui est fondamental à l'existence humaine: de quoi s'asseoir, s'allonger, lire. La lumière naturelle, elle aussi vitale, s'immisce à travers une fenêtre ronde. Les meubles sont construits simplement en bois, dans une tradition artisanale. Sans design, ni souci d'ergonomie, ces meubles aux formes essentielles véhiculent avant tout des images ou des idées, nourries par la présence des Models for Street.Installé au troisième étage du Mamco, le Salon Scheerbart fait contrepoint à L'Appartement présenté au même niveau et bien connu des visiteurs (reconstituant fidèlement le lieu de vie du collectionneur Ghislain Mollet-Viéville). Ces deux univers parlent d'habitat et d'art, mais adoptent des positions antagonistes: si L'Appartement exclut toute valeur subjective, associative ou narrative dans ses formes minimales ou purement conceptuelles, le Salon Scheerbart invite à pénétrer dans un univers personnel, où il est possible de réfléchir parmi de petites architectures aux variations d'échelles inattendues. A la manière d un carnet de croquis en trois dimensions, les Models for Street présentent un réservoir d'idées destinées à être réalisées. Certaines d'entre elles ont abouti à des constructions. Aussi, le nombre de modèles miniatures présentés dans l'exposition ne doit pas faire oublier que Siah Armajani se considère comme un artiste public, réalisant des pièces à appréhender en grand et souvent à l'extérieur. Le Salon Scheerbart offre une expérience en taille réelle et, avec une citation de Wittgenstein au fond de la pièce, rappelle combien la poésie et la philosophie accompagnent toujours le travail et la vie du plasticien.
Résumé : Célèbre comme écrivain du voyage, Nicolas Bouvier (1929-1998) a eu pendant la plus grande partie de sa vie pour activité principale celle d'iconographe, courant moins les routes lointaines que les bibliothèques, les musées et les archives pour y dénicher des images. Du début des années 1960 à l'orée d'Internet, il prend une part active à l'essor et à la reconnaissance d'un métier qui pendant un demi-siècle aura constitué un maillon essentiel de la fabrique de l'édition illustrée. Le présent ouvrage rappelle l'importance de ce travail pour l'écrivain, dont les services de documentaliste vont bientôt nourrir des projets éditoriaux personnels et une activité d'historien des images populaires. Le récit de son parcours remet en lumière le rôle majeur joué par les bibliothèques dans la conservation et la diffusion des images, l'inventivité visuelle des clubs de livres et des grandes encyclopédies illustrées des années 1960, ainsi que la vivacité d'un milieu genevois particulièrement intéressé alors par les potentiels de l'image reproductible, autour de Bouvier, John Berger, Jean Mohr ou Jean Starobinski. Documenté par un fonds de 40 000 pièces conservé au Centre d'iconographie de la Bibliothèque de Genève, son itinéraire permet de faire revivre ce que signifiait la recherche des images avant l'arrivée d'Internet et de rappeler ce que ce geste désormais si quotidien a pu porter en lui de richesses, jusqu'à devenir, dans son cas, un véritable projet esthétique, historique et intellectuel.
Techniques centrales de la modernité occidentale, la photographie et l'horlogerie reposent toutes deux sur la maîtrise fine de la durée. Littéralement et symboliquement, elles mettent le temps en boîte. Leur proximité est telle que Roland Barthes parlait de la photographie comme d'une "horloge à voir". Reste que leurs liens intimes ont été étonnamment peu considérés jusqu'ici. Dans l'entre-deux-guerres, face aux crises économiques, le savoir-faire horloger suisse trouve une diversification dans la fabrication d'appareils photographiques. De la photographie à l'horlogerie, il y a certes le pas de l'optique et de la chimie, mais surtout la base commune de la mécanique de précision avec ses rouages, ses ressorts, ses leviers, ses compteurs, ses emboîtements millimétrés. De la vallée de Joux à l'Argovie, des entreprises se lancent dans la réalisation d'appareils photo haut de gamme. LeCoultre propose le Compass (1937), chef-d'oeuvre de technologie miniaturisée. L'Alpa de Pignons (1944) est porté par le slogan de "la caméra des horlogers suisses". L'appareil photo pour pigeons Michel (1937) est l'ancêtre de la caméra des drones. Le Tessina de Siegrist (1960) est l'un des appareils fétiches des espions pendant la guerre froide. Le photofinish est développé dans l'après-guerre par Omega, Longines et bientôt Swiss Timing. Ce livre propose des études de cas, des essais thématiques et l'approfondissement des rapports entre photographie et horlogerie. Il procède d'un projet de recherche mené par l'Université de Lausanne et le Musée suisse de l'appareil photographique - Vevey.
Le moment le plus acharné de l'affrontement entre la Révolution et le christianisme ne se déroule pas sous Robespierre, mais bien après la chute du révolutionnaire. C'est dans ce bouleversement qu'a lieu le processus d'intégration forcée de la croyance religieuse dans l'espace privé. La Révolution française n'a guère prisé la soutane et Dieu n'y a pas reconnu les siens. Entre un Peuple souverain et une Eglise toute-puissante, le conflit était programmé, pour la plus grande satisfaction de ceux qui voulaient en découdre pour la gloire de la République ou pour celle de Dieu. Après une recherche de longue haleine menée sans a priori, mais avec autant de passion que de détermination, les deux auteurs signent ici un ouvrage qui met au jour des faits négligés dans les terribles luttes qui ont marqué l'histoire de France à la toute fin du XVIIIe siècle. Le livre appréhende ce bouleversement à la fois dévastateur et inventif dans cette zone de contacts extraordinairement productive que fut la frontière franco-suisse. Les auteurs ont traité cette question par le biais original des activités secrètes et subversives déployées par le réseau religieux contre-révolutionnaire des frères Chaffoy, dont les ramifications se sont étendues dans le Grand-Est de la France, à commencer par la Franche-Comté, jusqu'en Suisse.
Ce livre tente de montrer l'homogénéité foncière d'une religion intimement liée à une mythologie et extrêmement variée du point de vue cultuel. La religion qui naît en milieu brahmanique dans les siècles précédant l'ère chrétienne est en nette rupture avec le monde védique, nonobstant l'indéfectible respect accordé à cet héritage. Avec, d'un côté, l'apport sapientiel des Upanishads et, de l'autre, l'amour divin prôné par les épopées et la Bhagavad-gîtâ, une foison d'idées originales font leur apparition : l'identité du Soi et de la Réalité ultime, la doctrine des quatre âges de l'humanité, la mythologie des avatars, la notion de dharma, etc. Ces nouveautés engendrent toutes les pratiques qui caractérisent la spiritualité de l'Inde médiévale et moderne au premier rang desquelles on peut citer le culte des images, la construction de temples, les pèlerinages, la récitation continue des mantras. Cet ouvrage tente de montrer comment ces éléments divers constituent un ensemble homogène où tout se tient dans le mariage indissoluble de la connaissance métaphysique et de la voie dévotionnelle. Il contribue ainsi à définir ce que Coomaraswamy nommait "l'hindouisme proprement dit" pour le distinguer définitivement de son substrat védique et du reliquat des traditions antérieures à l'immigration aryenne.