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Les Objets de l'art contemporain
Tissot Karine ; Bernard Christian
NOTARI
18,00 €
Épuisé
EAN :9782940408450
LE SALON SCHEERBARTSiah ArmajaniA mi-chemin du parcours de l'actuelle exposition de Siah Armajani, l'on découvre une nouvelle salle du Mamco tout en couleurs: le Salon Scheerbart. Espace permanent, il est destiné à présenter les Models for Street, autrement dit les petites constructions longtemps exposées au deuxième étage du musée et aujourd'hui abritées dans des vitrines. L'emploi du verre, tout comme la référence à I écrivain allemand Paul Scheerbart (qui, dans une vision moderne, imagina une utopie en 1914 et publia un traité technique sur l'emploi du verre dans l'architecture), n'est pas sans rappeler le récent intérêt de I artiste américain pour ce matériau translucide. En effet, ayant longtemps préconisé le fer dans ses constructions, Siah Armajani réalise aujourd'hui des installations en verre. Laissant transparaître la lumière, ce matériau permet au regard de pénétrer mais n'autorise pas le visiteur à entrer physiquement dans l'architecture. Ce cloisonnement reflète la désillusion de cet Iranien émigré aux États-Unis qui ne croit plus en la politique de son pays d'accueil.Jusqu'alors Siah Armajani proposait des espaces dans lesquels l'architecture permettait aux usagers de se rencontrer. Tel est le cas du Salon Scheerbart. Répondant avec enthousiasme à la commande du Mamco, l'artiste a réalisé un travail coloré pour une institution qu'il tient en haute estime. Sous un plafond jaune et symboliquement toujours ensoleillé s'organisent différents éléments de mobilier. Mais rien de plus que ce qui est fondamental à l'existence humaine: de quoi s'asseoir, s'allonger, lire. La lumière naturelle, elle aussi vitale, s'immisce à travers une fenêtre ronde. Les meubles sont construits simplement en bois, dans une tradition artisanale. Sans design, ni souci d'ergonomie, ces meubles aux formes essentielles véhiculent avant tout des images ou des idées, nourries par la présence des Models for Street.Installé au troisième étage du Mamco, le Salon Scheerbart fait contrepoint à L'Appartement présenté au même niveau et bien connu des visiteurs (reconstituant fidèlement le lieu de vie du collectionneur Ghislain Mollet-Viéville). Ces deux univers parlent d'habitat et d'art, mais adoptent des positions antagonistes: si L'Appartement exclut toute valeur subjective, associative ou narrative dans ses formes minimales ou purement conceptuelles, le Salon Scheerbart invite à pénétrer dans un univers personnel, où il est possible de réfléchir parmi de petites architectures aux variations d'échelles inattendues. A la manière d un carnet de croquis en trois dimensions, les Models for Street présentent un réservoir d'idées destinées à être réalisées. Certaines d'entre elles ont abouti à des constructions. Aussi, le nombre de modèles miniatures présentés dans l'exposition ne doit pas faire oublier que Siah Armajani se considère comme un artiste public, réalisant des pièces à appréhender en grand et souvent à l'extérieur. Le Salon Scheerbart offre une expérience en taille réelle et, avec une citation de Wittgenstein au fond de la pièce, rappelle combien la poésie et la philosophie accompagnent toujours le travail et la vie du plasticien.
Depuis un demi-siècle, Gérard Pétremand a constamment renouvelé sa technique et sa pratique de la photographie. Formé à Paris auprès d?Edouard Boubat et de Jean-Philippe Charbonnier à la revue Réalités, il travaille pour des magazines et des éditions d?art, puis touche au domaine du design, du cinéma et de la télévision, avant de collaborer avec de grandes agences internationales de publicité. Sa recherche personnelle est nourrie par l?art contemporain. Etabli à Genève, il connaît une belle renommée internationale. De nombreux prix couronnent son parcours (2000 Prix Européen de la photographie-Prix Kodak, 2001 Prix de la jeune photographie-voies off Arles, Grand Prix 5e Award 2000 Zurich?).
La collection Les Guides à pattes propose des ouvrages à la fois pédagogiques et ludiques pour présenter les plus importants sites archéologiques et leur musée. Dans ce 8e volume de la série "Epoque romaine", le castor Pollux, un vrai bricoleur, mène les enfants à la découverte d'Eburodunum, la ville antique d'Yverdon-les-Bains. Ils y feront la rencontre de nombreux artisans, à l'image du potier Lucius Aemilius Faustus. Les enfants apprendront que, dans une ville située au croisement de voies commerciales, il était possible d'avoir un atelier prospère. Pollux conduira également les enfants sur un chantier naval et leur apprendra les secrets de fabrication des fameuses embarcations romaines découvertes à Yverdon-les-Bains. Les lecteurs deviendront incollables en construction navale et pourront mettre en pratique les leçons de notre ami castor, en construisant leur propre petit navire. Allez, au travail !
Résumé : Place aux effets de matière chez Hadrien Dussoix, que ce soit sur la toile, dans une sculpture, ou dans une installation. Avec ou sans peinture à proprement parlé, les compositions de l'artiste genevois en deux ou en trois dimensions, faites de différentes textures, avec une rudesse parfois abrupte, se conjuguent sur le mode du collage : superposition, télescopage de matériaux, chevauchement en tout genre. Pendant dix ans, sa pratique a en effet esquivé l'embarras du choix en préférant sortir du dilemme par la confrontation des matières et des interactions avec l'espace. Ce livre fait état de 10 ans de pratique de peinture, sculpture et installations qui poussent l'expérimentation toujours un peu plus loin. Un texte d'auteur rédigé par Karine Tissot et traduit en anglais éclaire la démarche et l'univers forts de ce jeune artiste.
Le texte de cet ouvrage est dédié «à tous ceux qui racontent des histoires», et les illustrations «à tous ceux qui résistent face à la réalité». Mais au fait, raconter et résister, n'est-ce pas la même chose? Nous savons qu'une mémoire et un imaginaire nourris de récits transmis par d autres hommes permettent à l'enfant, puis à l'enfant devenu adulte, d'affronter les questions, les obstacles, les peurs, sur le chemin de la vie. Une condition essentielle, cependant, doit être remplie: que résonne la voix du «passeur», pour qu'au-delà des limites spatiales et temporelles imposées aux individus, se perpétue, grâce à la musicalité de la langue, la conscience d'appartenir à une commune humanité. Les joues rouges répondent à cette exigence en mettant en scène un jeune garçon s adressant directement au lecteur pour lui faire part de son émerveillement à l'écoute des histoires racontées par son grand-père. Celles-ci sont rapportées dans un langage qui porte à la fois les marques du conteur et celles de l'enfant, traduisant bien la relation de confiance qui s établit à travers l'acte de narration, et dont le livre lui-même se propose finalement de matérialiser le témoignage sous une forme accessible à tous. La succession des images montre comment s'opère, dans l'esprit de l'enfant, son appropriation du monde par lequel son grand père lui dit avoir passé; et le signe visible de cet héritage, ce seront de jolies joues rouges, transmises, elles aussi, à travers les générations. Prix: gagnant du Bologna Ragazzi Award 2006 Fiction
Résumé : " (...) ce n'est pas une nomenclature de perroquet qu'il s'agit d'acquérir, mais une science réelle, et l'une des sciences les plus aimables qu'il soit possible de cultiver. "
Goethe Johann Wolfgang von ; Soret Frédéric ; Reyn
Je désire que le présent essai puisse jeter du jour sur la métamorphose des plantes, ajouter quelque chose aux moyens de déchiffrer cette énigme et servir d'occasion à des remarques et à des conclusions ultérieures".
En donnant à notre colloque le titre Dali. Sur les traces d'Eros, nous souhaitons encourager une réflexion sur l'inscription de l'éros dans l'oeuvre dalinienne, que celle-ci soit écrite ou peinte. Comme le signala Sarane Alexandrian, le mot érotisme apparut très tard dans les écrits surréalistes. De même, l'acceptation sexuelle du mot orgasme fut très tardive: jusqu'au XIXème siècle, il désigne simplement "une grande colère". Autant de raisons de parler de "traces d'éros", plutôt que d'érotisme. Cela semble aussi convenir mieux à l'oeuvre de Salvador Dali qui a beaucoup parlé d'amour courtois. De plus, hormis ses dessins et "gribouillis" hâtifs en marge de ses manuscrits, ce qu'il nous présente, ce sont quelques gouttes, de discrètes érections et beaucoup de corps démembrés. L'état du Monstre du sex-appeal est à ce titre très significatif. L'érotisme, oui, ou ce qu'il en reste. Le choix du mot trace a, lui, des enjeux psychanalytiques. Dans sa préface à la Gradiva de Jensen/Freud (dont Dali a récrit l'histoire dans la première partie de La lie Secrète de Salvador Dali et figure à laquelle il dédie son autobiographie), J.B. Pontalis soutient que Freud est moins historien qu'archéologue: "La trace, plus que le cours des événements, l'intéresse car l'événement, pour lui, c'est la trace". Qualifier une trace d'événement implique que ladite "trace" n'est pas un fossile mort, ou une ruine immuable, mais qu'elle se manifeste davantage comme une force qui n'en finit pas d'exercer son action. Cette conception suppose que le sujet de l'érotisme est dynamique et se présente comme une question qui interpelle activement tant l'artiste sur lequel on s'interroge que le critique qui se penche sur cette question. La représentation du Narcisse penché sur lui même l'illustre. La main. fossilisée de la toile La Métamorphose de Narcisse est la condition de la surrection de la double-image. La main aussi "morte" semble-t-elle trouve l'énergie plastique de se déplier en un corps vivant plongé dans une contemplation intérieure métamorphique. En se penchant à son tour sur l'oeuvre de Dali, chaque conférencier est invité à réfléchir à la portée des traces d'éros dans son propre discours. L'érotisme en effet n'est pas nécessairement étranger au discours critique. Non pas seulement que traquer les traces de l'érotisme puisse être une quête excitante, cette excitation peut-être éclairante. L'excitation de la recherche ou l'excitation tout court. Ainsi, dans son récent livre Dali et moi, Catherine Millet propose que l'on tire profit de sa vie sexuelle comme ressource critique. Elle appliqua ce critère exploratoire dans La lie sexuelle de Catherine M. qui montre clairement ce que se partagent le sexe et l'espace. Que l'oeuvre de Dali l'ait incitée à répéter ce parti-pris n'a rien pour nous surprendre. Notre peintre et écrivain, dans son texte Le Phénomène de l'extase, ne nous a-t-il pas mis au pied du mur lorsqu'il déclara: Je demande au critique d'art: que pensez-vous de telle ou telle oeuvre au moment de l'extase? Et d'abord: mettez-vous en état d'extase pour me répondre. Que nous demande Dali? Pouvons-nous penser en extase? Et penser à Dali? La pensée sera convulsive ou ne sera pas? De quelle trace, l'extase (sexuelle, esthétique?) peut-elle marquer notre parole critique? Et le doit-elle?